Le Monument Américain de Château-Thierry est un lieu de recueillement, de mémoire, de silence et d'hommage.
The American Monument in Château-Thierry is a place of reflection, memory, silence, and homage.
Il commémore les sacrifices et exploits des combattants Américains et Français avant et pendant les offensives Aisne-Marne et Oise-Aisne.
Conçu par Paul Cret, il s'élève sur la Cote 204 et offre une vue sur la ville de Château-Thierry et la vallée de la Marne.
La sculpture de l'Aigle et du blason sur le côté Est du Monument représente les Etats-Unis. Juste en dessous, une carte retrace la progression des forces américaines dans la région au cours de l'été 1918.
Fin mai, l'avancée des Allemands est telle que la 3ème Division américaine est appelée en renfort pour prendre part aux combats.
Ses unités se joignent aux troupes françaises afin d'empecher les Allemands de traverser la Marne.
La 3ème Division tiendra la rive sud de la Marne jusqu'à la contre offensive franco-américaine, qui forcera les Allemands à battre en retraite.
Cet exploit lui vaudra le surnom de "Rocher de la Marne".
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Columbia et Marianne
Alliance de pierre sur la Côte 204

Sur le côté Ouest du Monument, accueillant les visiteurs, deux figurent de taille héroïque représentent le lien unissant les Etats-Unis et la France.
Columbia et Marianne se dressent côte à côte, adossées à la masse du monument. Elles veillent au lieu même du combat, ancrées dans la pierre et dans la mémoire.
À gauche, Columbia, figure allégorique des États-Unis, tient une épée. Ce n’est pas une arme brandie, mais une arme maîtrisée. L’épée est droite, tenue avec gravité, symbole de la décision prise, de l’engagement assumé. Elle évoque l’entrée en guerre des États-Unis en 1917 : tardive, réfléchie, mais totale. Columbia n’avance pas — elle se tient prête. Elle ne menace pas — elle protège.
À droite, Marianne et son bouclier, incarnation de la République française, se tient droite, solide, immobile. Elle porte en elle la résistance, l’endurance, la constance d’un pays meurtri mais qui refuse de céder. Son attitude n’exprime ni la plainte ni le triomphe : elle exprime la tenue, cette capacité à rester debout quand tout vacille.
Entre elles, les mains se rejoignent.

Ce geste est le cœur de la sculpture. Il ne s’agit ni d’un salut, ni d’une victoire célébrée, mais d’un pacte silencieux. Ici, sur cette colline stratégique, Américains et Français ont combattu ensemble en 1918 pour stopper l’offensive allemande et empêcher la route de Paris de céder. La Côte 204 fut un verrou. Elle coûta cher. Elle tint.
Columbia et Marianne ne glorifient pas la guerre.
Elles en assument la nécessité tragique.
Leur présence massive, presque intemporelle, rappelle que certaines libertés ne survivent que lorsque des nations acceptent de se lier par l’action et par le sacrifice. La pierre conserve ce serment mieux que les mots.
Ici, il ne s’agit pas de regarder loin.
Il s’agit de se souvenir d’où l’on tient.
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L’auteur des figures : l’origine du monument
Les imposantes figures de Columbia et Marianne sont l’œuvre du sculpteur franco-américain Alfred-Alphonse Bottiau.
Bottiau, artiste active au début du XXᵉ siècle, est notamment connu pour ses grandes sculptures commémoratives réalisées en collaboration avec l’architecte Paul Philippe Cret, maître d’œuvre du monument.
C’est Cret, architecte formé en France puis installé aux États-Unis, qui reçut la commande pour concevoir le monument de la Côte 204 dans le cadre du programme de l’American Battle Monuments Commission (ABMC).
Son approche architecturale s’inscrit dans un style classique épuré — le Stripped Classicism — qui cherche à exprimer, avec des formes simples et monumentales, la solennité et la force du souvenir.
Une fois la structure imaginée par Cret, Bottiau fut chargé de donner une présence humaine et symbolique aux valeurs représentées :
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Columbia, personnification des États-Unis, dont l’attitude et l’épée traduisent l’engagement et la fermeté ;
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Marianne, figure de la République française, portant un bouclier qui incarne la résistance et l’esprit national.
Les deux figures, sculptées vers 1930, accompagnent une architecture pensée pour célébrer l’union des forces franco-américaines lors de la Seconde bataille de la Marne en juillet 1918, un moment crucial de la Première Guerre mondiale dans ce secteur.
Le monument fut inauguré peu après sa construction, entre 1929 et 1932, et constitue depuis l’un des lieux de mémoire les plus emblématiques dédiés à la coopération franco-américaine dans le conflit.
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La validation de cette cache virtuelle est très simple :
Merci de prendre une photo : soit de vous (montrer son visage est facultatif) AVEC votre pseudo Géocaching visible, soit de votre pseudo Géocaching uniquement, devant la sculpture de Columbia et Marianne.
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Ou vous prendre vous même la main ? A-ha hahaha 😁 !
Faites preuve d'originalité en respectant les lieux !
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