Château de Romilly sur Seine
L’édifice a aujourd’hui disparu. Il était situé à l’emplacement des anciens moulins.

Bien qu'il ne subsiste aujourd'hui aucune trace du château de Romilly, un château existait sur le site, au moins depuis le XVe siècle, époque à laquelle il appartenait à l'évêque de Troyes. Pendant plusieurs siècles, le domaine semble avoir été composé d'un ensemble de bâtiments proches l'un de l'autre, entouré de douves communes. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la propriété changea de mains à plusieurs reprises, jusqu'à son acquisition en 1762 par Jean-Marie Richard (1708-1783).
Né à Versailles, Richard était le frère aîné de l'artiste et graveur Jean-Claude Richard (dit abbé de Saint-Non) et de Louis Richard de La Bretèche, tous deux immortalisés par Fragonard. Financier et receveur général des finances (une charge qu'il acquit pour plus d'un million de livres), Jean-Marie Richard apporta d'importants travaux d'embellissement au domaine, y créant des bosquets et '...par une belle cascade et par de longs canaux ou coule une eau vive.'
Après la mort de Richard en 1783, son frère La Bretèche hérita du château (ainsi que de la charge gouvernementale de son frère). C'est durant son mandat que Châtelet peignit le château de Romilly, probablement après avoir été présenté à La Bretèche par son frère Saint-Non, suite au projet qu'ils avaient mené à Naples et en Sicile.
Dans les années 1780, Châtelet reçut de nombreuses commandes de la noblesse française, notamment de Marie-Antoinette et de la famille de Montesquieu, pour peindre leurs châteaux nouvellement construits ou récemment agrandis. Le château de Romilly, représenté dans le tableau de Châtelet avec sa cascade, son toit mansardé et ses tourelles carrées et cylindriques alternées, rappelle le style architectural de Germain Boffrand (1667-1754), l'un des principaux créateurs du style Régence. Le château fut probablement remanié au XVIIIe siècle par la famille Richard ou par son précédent propriétaire, le marquis de Coëtlogon.
Trois ans seulement après que le château eut été peint, La Bretèche, ruiné, vendit ses terres en 1790. En décembre 1796, le château fut acquis par Olry Worms (1759-1849), qui prit alors le nom d'« Olry Worms de Romilly ». Banquier et homme politique parisien, Worms fut président du Consistoire central israélite de France et décoré de la Légion d'honneur. Après sa mort, le château fut vendu en 1853 et démoli.
Note sur la provenance :
Forsyth Wickes était un Américain francophile qui collectionnait principalement des peintures, des dessins, de la porcelaine et du mobilier français du XVIIIe siècle. À sa mort, une grande partie de sa collection fut léguée au Musée des Beaux-Arts de Boston, notamment des œuvres de Fragonard, Lancret, Gérard et Boucher.
Technique : Huile sur toile Catégorie : Paysage Dimensions : 48,8 (h) x 65 (l) cm Signature : Signée et datée en bas à gauche : « CL Chatelet 1787 »
Une grille métallique à deux battants donnait accès à l’allée bordée par les communs qui mena d’abord au château puis au moulin qui lui succéda. Haute de 6,50m, large de 3,50m, elle était flanquée sur chaque côté d’une porte pour les piétons. On l’avait munie d’une lanterne pour en faciliter le franchissement la nuit. La partie gauche des communs visible ici avait été transformée en école de filles peu après 1860 ; elle devait disparaître en 1930-1931 pour faire place aux bâtiments scolaires actuels.

Dans les années qui suivirent la guerre 1914-1918, les camions venant au moulin virent leurs dimensions augmenter. Ils connurent bientôt des difficultés pour franchir la grille. Afin de faciliter le trafic, le conseil municipal, réuni le 8 avril 1932, vota sa démolition.
Aujourd’hui, l’allée est devenue une partie de l’avenue du château bordée en particulier par le collège Paul Langevin, un important immeuble moderne et le collège Saint-Joseph. Quant à la grille, il n’en reste aucun vestige…
Sources : « Romilly-sur-Seine de 1800 à 1914, du bourg à la ville industrielle, Pierre Guillaumot »
« Romilly-sur-Seine en cartes postales anciennes, Pierre Guillaumot, 1976 »
« Romilly-sur-Seine, hier et aujourd’hui, tome 1, Pierre Guillaumot, 2006 »

La cache ne se situe pas aux coordonnées indiquées.
Les coordonnées de la finale sont les suivantes :
N48°31.ABC E3°43.CDD
Les coordonnées correspondent à l’emplacement des anciennes grilles du château. A ces cordonnées, vous pourrez répondre aux énigmes B et D.
B : Cherchez le nom de la rue qui part sur la gauche (lorsque vous regardez en direction de l’ancien château, comme sur la photo). Nombre de lettres du nom commun – 1.
D : Nombre de panneaux directionnels sur le poteau marron.
Maintenant, descendez jusqu’au totem installé par la ville (W1). Lisez la description et cherchez les réponses suivantes :
A : Nombre de forteresses féodales
C : Chiffre des centaines de l’année où le seigneur de Romilly fit détruire les forteresses féodales
BONNES RECHERCHES !