
#16
J’ai trainé ma bohème de polisson à l’hôtel des courants d’air. P’is l’affreux enroueur s’est barré. L’ami printemps sort un bout d’pif, sans s’presser.
Les berges sont en goguettes et mézingue avec.
Le vent trimbale le sent-bon des bouquets de juvéniles accrochées aux branches. Ça bourdonne de p’tit baffreurs voleurs de miel en frac de velours. C’est surement ça qu’racontent les piafs entre deux aboiement d’humains malpolis.
Je trace ma route au travers d’un tapis de boutons au beurre, le menton en avant vers nulle part.
Je scande mes mots à l’intérieur.
Erreur.
Les chants ne s’emprisonnent pas
Ils sont des eaux sauvages
Tumultueux, indomptables.
Ils pressent, rien ne les empêche à.
Comme la pierre vaincu par le ruisseau
Je me déchire pour répandre mon flow.
Jaillissement au dehors
Est-ce moi encore?
Étrange vertige horizontal
Est-ce qu’elle m’a r’connu, c’te drôlesse qui passait par là? J’pense bien que la musique de mon coeur a trouvé le chemin du sien dans un battement harmonieux. Arghhh, c’que j’kiff le printemps, p'is les donzelles à croquer!
Cherches-tu toi aussi la voie de la chrysopée?
Allez, que je l'y dis, nous causerons de l'or si ça te plait.
Sont un peu drôles les gens du cru. Mais bon, je pense que je vais zoner quand même encore un peu par ici.
Arghhh c'est beau c'te ville quand même.