accessible de 8h à 21h30
Sur le site actuel de la médiathèque est fondé au XIIe siècle une léproserie placée sous l’invocation de Saint-Ladre (aussi appelé Saint-Lazare), c'est l'origine de l'enclos Saint-Lazare. En 1632, le dernier prieur cède le site à Vincent de Paul qui y installe la Congrégation de la Mission. Cet ordre, dit des Lazaristes, y fonde une œuvre d'enfants trouvés. En 1792-1793, les Lazaristes sont dispersés en application du décret de la Convention sur la suppression des Ordres religieux. En 1794, sous la Terreur, un autre décret de la Convention reconnaît Saint-Lazare comme prison. Elle est cédée au département de la Seine par un acte du 9 avril 1811
À l'occasion de la démolition de l'église Saint-Lazare, en 1823, l’administration pénitentiaire entreprend de réorganiser l’ensemble des bâtiments et l'ancien édifice de la prison est rasé vers 1824. Le comte de Chabrol, préfet de la Seine, confie alors à Louis-Pierre Baltard la construction de la nouvelle chapelle et de l’infirmerie. L'architecte y édifie en 1834 l'« infirmerie spéciale », pour soigner les femmes de la prison Saint-Lazare. Institution qui deviendra vers 1930 la maison de santé Saint-Lazare et continuera de fonctionner comme lieu de traitement pour femmes jusqu'en 1955 alors que l'ancienne prison est démolie vers 1935. Vers 1960 la préfecture cesse d'administrer l'hôpital qui dépendra alors de l'Assistance publique[4]. L'hôpital Saint-Lazare ferme définitivement fin 1998.