
Cette EarthCache vous propose de découvrir une roche de façon ludique et pédagogique ! Une earthcache idéale à faire en famille !
This EarthCache offers a fun and educational way to discover a rock! An ideal EarthCache to do with the family!


Pour valider cette earthcache :
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Loguez cette cache "Found it" en postant la photo demandé dans le dialogue ci-dessous.
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Envoyez moi les réponses aux 3 questions identifiées dans le dialogue ci-dessous soit par mail, soit par la messagerie geocaching.com (via mon profil). Je vous contacterai en cas de problème:
LE DIALOGUE EN FRANCAIS 
Biarritz, sur le chemin piétonnier qui mène à la célèbre passerelle Eiffel du Rocher de la Vierge. L'océan gronde en contrebas. Léon, installé confortablement sur un gros bloc de roche, vérifie les maillons d'une grande chaîne en fer. Antton, son jeune équipier, arrive les bras chargés de fiches techniques, un œil sur les falaises alentours.
Antton : Dis-moi, Léon... Ça fait dix minutes que je regarde le paysage en venant, et un truc me chiffonne. Regarde les falaises tout autour de nous. C'est un grès fin calcaire, tout ocre, beige, presque lumineux. Et en plus, il est truffé de centaines de petites boules et de protubérances bizarres qui s'alignent gentiment le long des strates sédimentaires.
Léon : (en souriant) Ah, tu as remarqué nos célèbres grès à nummulites ! C'est la signature sédimentaire locale de Biarritz. Une roche formée tranquillement au fond d'une mer ancienne.
Antton : Justement ! Si toute la côte est faite de ce grès calcaire ocre, qu'est-ce que c'est que ce gros monstre sur lequel tu es assis ? On dirait qu'il est tombé du ciel. Il n'a rien à faire là au bord du sentier !
Léon : C'est un grand classique de l'ingénierie côtière, mon garçon. Ce bloc est un "intrus", amené ici par la main de l'homme. Par mauvais temps, les vagues franchissent la passerelle, le vent peut souffler fort et la pression est telle qu'il nous faut un point d'ancrage indestructible pour tendre la chaîne et interdire l'accès au public.
Antton : C'est pour ça qu'il y a une chaîne fixée dessus ! En fait, ce n'est pas juste un caillou décoratif, c'est un véritable pilier d'amarrage pour bloquer le passage.
Léon : Pile dans le mille ! Le grès ocre de la falaise est bien trop friable. Si on y avait scellé nos pitons, au premier gros coup de boutoir des vagues ou à la première tempête, la roche aurait littéralement volé en éclats, s'exfoliant et emportant la chaîne avec elle.
Antton : Il fallait un sacré gaillard de pierre pour faire le boulot, alors ! Mais c'est quoi exactement comme roche ? Ça n'a pas vraiment la tête de la région.
Léon : Tu as le coup d'œil ! C'est ce qu'on appelle de l'ophite, un vrai roc à toute épreuve.
Notre assistant géocacheur va nous aider à ouvrir le dossier afin de valider son passage avec cette 1ère question : Grattez avec l'ongle ce bloc et les falaises alentours : Confirmez-vous une différence de dureté ? Regardez le bloc d'ophite. Quelle est sa couleur générale ? Quelle est sa texture au toucher ?
Antton : (passant sa main sur la pierre) C’est vrai que sa texture est surprenante... Ce relief un peu irrégulier, ça me rappelle quelque chose d'animal, pas du tout une roche ordinaire.
Léon : Tu ne crois pas si bien dire ! C'est précisément à cela que cette roche doit son nom. En grec ancien, ophis signifie serpent. Les premiers géologues trouvaient que ses motifs et ses teintes rappelaient étrangement une peau de reptile ou des écailles.
Antton : Une roche serpent, carrément ! Et cette fameuse "peau", c'est lié aux minéraux qui la composent ?
Léon : Tout juste. Elle est bourrée d'olivine et de pyroxènes. Ce sont des minéraux lourds et très denses, qui s'entremêlent intimement pour former cette armure.
Antton : Si je me souviens bien de mes cours, l'olivine notamment, c'est typique des roches magmatiques ! Mais attends... il n'y a jamais eu l'ombre d'un volcan ici à Biarritz, si ? D'où est-ce qu'elle sort ?
Léon : Pas de volcan, non, mais une sacrée activité souterraine ! Pour comprendre d'où elle vient, il faut faire un grand bond en arrière, jusqu'à la fin de la période du Trias.
Antton : Le Trias... On parle d'il y a environ 200 millions d'années, c'est ça ?
Léon : Exactement. Et je te garantis qu'à cette époque, le paysage basque n'avait absolument rien à voir avec nos belles falaises actuelles. Les plaques tectoniques ont commencé à s'écarter. C'est ce qu'on appelle une phase d'extension. Imagine la croûte continentale qui s'étire comme une pâte à pain : elle devient de plus en plus mince, et finit par se fissurer de partout.
Antton : Et qui dit fissures dans la croûte terrestre dit... remontée de magma !
Léon : Exactement ! Le magma s'est engouffré dans ces fractures profondes. Mais attention, ce n'est pas du basalte de volcan qui a coulé à l'air libre, et ce n'est pas non plus du gabbro qui est resté bloqué à dix kilomètres sous terre pour refroidir pendant des millénaires. Notre fameuse ophite, c'est ce qu'on appelle une roche filonienne. Le magma a commencé à remonter, mais il s'est retrouvé coincé en cours de route dans les fameuses fissures dont on parlait. Il a donc cristallisé là, pris en sandwich dans les parois d'une écorce terrestre bien plus fraîche.
Antton : C'est une sorte de cuisson à l'étouffée, alors ! Un refroidissement intermédiaire : ni trop brutal comme à l'air libre, ni trop lent comme dans les profondeurs.
Léon : Exactement ! C'est ce rythme de refroidissement moyen qui donne à la roche cette structure très particulière que les géologues qualifient de "microgrenue". Mais le plus beau avec l'ophite des Pyrénées, c'est qu'elle change de visage selon l'endroit où elle est née. Si tu vas dans le Béarn, du côté d'Accous, elle a refroidi plus lentement, ses cristaux sont gros et elle est très granuleuse. Mais ici, notre ophite basque a sa propre identité. Sa texture est bien plus subtile...
Antton : C'est fou... D'ailleurs, en tournant autour, on voit bien qu'elle n'est pas du tout uniforme. La lumière ne joue pas de la même façon partout. Regarde ses flancs par rapport au sommet, les reflets changent complètement !
Léon : Tu as l'œil vif aujourd'hui, c'est très juste !
Assistant géocacheur, répondez à cette 2e question afin de valider votre passage : Approchez-vous du bloc et étudiez ses différentes facettes à l'œil nu. Observez attentivement le grain de la roche : vous paraît-il grossier et rugueux comme du granite, ou au contraire très fin, dense et compact ? Examinez ensuite la face supérieure et les faces latérales : voyez-vous des différences de teintes ou de reflets entre elles ?
Antton : (il passe la main sur le sommet du bloc et s'arrête brusquement) ... Mais attends, viens voir ça, Léon !
Léon : Qu'est-ce que tu as trouvé ?
Antton : Là, regarde bien. Pile sur le dessus, en plein milieu de cette masse sombre. Il y a une fente très nette qui traverse la surface. Et le long de cette fissure, la roche semble avoir changé de nature, elle a une couleur complètement différente du reste de la face supérieure. On dirait une cicatrice.
Léon : Ah, l'œil du géologue se réveille ! Même le plus solide des gardiens a ses failles. Cette fente a permis à l'eau et à des fluides chauds de circuler au cœur de la roche. C'est ce qu'on appelle l'altération hydrothermale.
Antton : L'eau a attaqué la pierre de l'intérieur ?
Léon : Elle a transformé les minéraux d'origine ! L'ophite est pleine de pyroxènes et d'olivine, comme je te l'ai déjà dit. Au contact de l'eau qui s'infiltre dans la fissure, ces minéraux subissent une réaction chimique et se métamorphosent en de nouveaux minéraux secondaires, comme l'épidote ou des argiles. Cette transformation chimique ronge la roche et change sa couleur d'origine.
Antton : C'est fascinant... La décoloration ne s'est pas propagée partout, elle est vraiment cantonnée à une bande bien précise, juste de part et d'autre de la fissure.
Léon : C'est tout à fait ça, la cicatrice ne s'étend que là où les fluides ont pu agir.
Assistant géocacheur, répondez à cette 3e question afin de valider votre passage : Observez la bande de roche qui longe la fente sur le dessus du bloc. Quelle coloration particulière (teinte/nuance) la roche a-t-elle prise sous l'action de l'infiltration de l'eau par rapport au reste de la face supérieure ?
Léon : Allez, les maillons sont bons, la chaîne est solide, le bloc ne bougera pas d'un pouce. Beau travail, Antton. On rentre au port avant que la pluie n'arrive.
Antton : Attends une seconde, Léon ! Sortons l'appareil photo pour immortaliser notre point de contrôle géologique.
Une photo est obligatoire pour valider votre découverte ! Prenez un cliché de vous, de votre pseudo ou de votre matériel de géocaching avec un bout de chaine (qui est fixée à ce bloc d'ophite). Pour préserver le plaisir de la découverte et le jeu des couleurs, merci de ne pas prendre en photo le bloc ou du moins la fente supérieure !

To validate this EarthCache:
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Log this cache as "Found it" by posting the photo requested in the dialogue below.
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Send me the answers to the 3 questions identified in the dialogue below either by email or via the Geocaching.com message center (via my profile). I will contact you in case of any problems
THE STORY IN ENGLISH
Biarritz, on the pedestrian path leading to the famous Eiffel footbridge of the Rocher de la Vierge. The ocean roars below. Léon, comfortably seated on a large block of rock, is checking the links of a heavy iron chain. Antton, his young teammate, arrives with his arms full of technical sheets, keeping an eye on the surrounding cliffs.
Antton: Tell me, Léon... I've been looking at the landscape on the way here for the last ten minutes, and something is bugging me. Look at the cliffs all around us. It's a fine calcareous sandstone, all ocher, beige, almost luminous. And what's more, it is full of hundreds of little balls and weird protuberances neatly lined up along the sedimentary strata.
Léon: (smiling) Ah, you've noticed our famous nummulite sandstone! It's the local sedimentary signature of Biarritz. A rock quietly formed at the bottom of an ancient sea.
Antton: Exactly! If the whole coast is made of this ocher calcareous sandstone, what is this big monster you're sitting on? It looks like it fell from the sky. It has no business being here right by the trail!
Léon: It's a great classic of coastal engineering, my boy. This block is an "intruder", brought here by man. In bad weather, the waves breach the footbridge, the wind can blow hard, and the pressure is such that we need an indestructible anchor point to pull the chain taut and close access to the public.
Antton: That's why there's a chain attached to it! So it's not just a decorative pebble, it's a real mooring pillar to block the way.
Léon: Spot on! The ocher sandstone of the cliff is far too crumbly. If we had anchored our pitons in it, at the first big pounding from the waves or the first storm, the rock would have literally shattered, exfoliating and taking the chain with it.
Antton: It needed one heck of a sturdy stone to do the job, then! But what kind of rock is it exactly? It doesn't really look like it's from around here.
Léon: Good eye! It's what we call ophite, a truly foolproof rock.
Our geocacher assistant will help us open the file to validate their visit with this 1st question: Scratch this block and the surrounding cliffs with your fingernail: can you confirm a difference in hardness? Look at the ophite block. What is its overall color? What is its texture to the touch?
Antton: (running his hand over the stone) It's true that its texture is surprising... This slightly irregular relief reminds me of something animal, not at all an ordinary rock.
Léon: You hit the nail on the head! That is exactly where this rock gets its name. In ancient Greek, ophis means snake. The first geologists thought its patterns and colors strangely resembled reptile skin or scales.
Antton: A snake rock, no kidding! And this famous "skin", is it linked to the minerals that make it up?
Léon: Exactly right. It is packed with olivine and pyroxenes. These are heavy, very dense minerals that closely interlock to form this armor.
Antton: If I remember my classes correctly, olivine in particular is typical of magmatic rocks! But wait... there has never been a trace of a volcano here in Biarritz, has there? Where does it come from?
Léon: No volcano, no, but some serious underground activity! To understand where it comes from, you have to take a big leap back in time, to the end of the Triassic period.
Antton: The Triassic... We're talking about roughly 200 million years ago, right?
Léon: Exactly. And I guarantee you that at that time, the Basque landscape had absolutely nothing in common with our beautiful present-day cliffs. Tectonic plates began to pull apart. This is called an extensional phase. Imagine the continental crust stretching out like bread dough: it gets thinner and thinner, and eventually cracks all over.
Antton: And cracks in the Earth's crust mean... magma rising!
Léon: Exactly! The magma rushed into these deep fractures. But mind you, this isn't volcanic basalt that flowed in the open air, nor is it gabbro that stayed trapped ten kilometers underground to cool over millennia. Our famous ophite is what we call a subvolcanic (or hypabyssal) rock. The magma began to rise but got stuck along the way in those famous cracks we were talking about. So it crystallized there, sandwiched within the walls of a much cooler Earth's crust.
Antton: So it's kind of like slow-cooking! An intermediate cooling: neither too brutal like in the open air, nor too slow like in the depths.
Léon: Precisely! It's this average cooling rate that gives the rock this very specific structure that geologists call "microgranular". But the most beautiful thing about Pyrenean ophite is that it changes its appearance depending on where it was born. If you go to the Béarn region, near Accous, it cooled more slowly, its crystals are large, and it's very granular. But here, our Basque ophite has its own identity. Its texture is much more subtle...
Antton: That's crazy... Besides, walking around it, you can easily see it's not uniform at all. The light doesn't play on it the same way everywhere. Look at its sides compared to the top, the reflections change completely!
Léon: You've got a sharp eye today, that's very true!
Geocacher assistant, answer this 2nd question to validate your visit: Approach the block and study its different facets with the naked eye. Carefully observe the grain of the rock: does it seem coarse and rough like granite, or on the contrary, very fine, dense, and compact? Next, examine the top face and the side faces: do you see any differences in shades or reflections between them?
Antton: (running his hand over the top of the block and stopping abruptly) ... But wait, come see this, Léon!
Léon: What did you find?
Antton: Right there, look closely. Dead on top, right in the middle of this dark mass. There is a very sharp crack crossing the surface. And along this fissure, the rock seems to have changed its nature; it has a completely different color from the rest of the top face. It looks like a scar.
Léon: Ah, the geologist's eye is awakening! Even the strongest of guardians has its flaws. This crack allowed water and hot fluids to circulate deep within the rock. This is what we call hydrothermal alteration.
Antton: Water attacked the stone from the inside?
Léon: It transformed the original minerals! Ophite is full of pyroxenes and olivine, as I already told you. Upon contact with the water seeping into the crack, these minerals undergo a chemical reaction and morph into new secondary minerals, like epidote or clays. This chemical transformation eats away at the rock and alters its original color.
Antton: It's fascinating... The discoloration didn't spread everywhere; it's really confined to a very specific band, just on either side of the crack.
Léon: Exactly. The scar only extends to where the fluids were able to act.
Geocacher assistant, answer this 3rd question to validate your visit: Observe the band of rock running along the crack on the top of the block. What particular coloring (shade/hue) has the rock taken on under the action of water infiltration compared to the rest of the top face?
Léon: Alright, the links are good, the chain is solid, the block won't budge an inch. Good job, Antton. Let's head back to port before the rain arrives.
Antton: Wait a second, Léon! Let's get the camera out to immortalize our geological checkpoint.
A photo is mandatory to validate your discovery! Take a picture of yourself, your username, or your geocaching equipment with a piece of the chain (which is attached to this block of ophite). To preserve the fun of discovery and the play of colors, please do not take a picture of the block, or at least avoid the crack on top!
