Une petite église, une très longue histoire
Au cœur du village, l'église de Saint-André-le-Bouchoux témoigne d'une histoire qui remonte au VIIIᵉ siècle, époque à laquelle la paroisse est déjà attestée.
L'édifice roman aurait été construit au XIᵉ siècle, puis largement reconstruit au XVᵉ siècle. Son porche, vestige de l'édifice ancien, est aujourd'hui inscrit au titre des Monuments historiques.
Et l'histoire ne s'arrête pas là : un sarcophage carolingien, découvert dans l'ancien cimetière au XIXᵉ siècle, est conservé dans l'église.
VIIIᵉ siècle → XIᵉ siècle → XVe siècle → époque carolingienne : une petite église rurale, mais quelques beaux morceaux d'histoire à découvrir !
Une église au cœur de la vie du village
Pendant des siècles, l’église a accompagné la vie quotidienne des habitants de Saint-André-le-Bouchoux, petit village rural de la Dombes.
On y trouve notamment une représentation de saint Antoine et de son fidèle cochon 🐷. Autrefois, chaque 17 janvier, un pèlerinage était organisé en son honneur : on venait alors lui demander de veiller sur les animaux et les élevages, notamment les élevages porcins.
Un joli témoignage d'une époque où la vie du village, son église et les animaux dont dépendaient les familles étaient intimement liés.
Cette relation étroite entre l’église et la vie quotidienne prend tout son sens dans l’histoire du village. En 1836, Saint-André-le-Bouchoux était considérée comme l’une des communes les plus pauvres de France, au cœur d’une Dombes alors décrite comme un pays particulièrement déshérité.
Une petite église, donc, mais autrefois au centre d’une vie rurale où les animaux représentaient une ressource essentielle pour les familles.
🐸 Saint-André-le-Bouchoux, terre de grenouilles
Difficile de parler de Saint-André-le-Bouchoux sans évoquer la grenouille, dont le village se revendique comme la « capitale » ! La commune lui consacre d’ailleurs traditionnellement une fête le deuxième samedi de juillet.
La grenouille fait partie de l’histoire gastronomique de la Dombes. Autrefois, les habitants capturaient et consommaient localement ces amphibiens, alors très abondants dans les nombreux étangs du territoire. Au fil du temps, les cuisses de grenouilles sont devenues une véritable spécialité dombiste.
Aujourd’hui, les grenouilles sauvages des étangs sont protégées et leur capture commerciale n’est plus autorisée. Les restaurateurs qui perpétuent cette tradition doivent donc s’approvisionner auprès de filières autorisées, parfois bien au-delà de la Dombes.
Cela n’enlève rien à l’ancrage local de cette spécialité : ce sont bien les étangs, l’histoire et la cuisine de la Dombes qui ont fait de la grenouille un emblème du territoire.
Et à Saint-André-le-Bouchoux, la tradition est toujours bien vivante ! 🐸
Bonne recherche !


