La chapelle Notre-Dame du Paradis est mentionnée pour la première fois en 1572.
De plan rectangulaire à un vaisseau comme la plupart des chapelles du Poher elle a été entièrement reconstruite en 1830.
Bien que dédiée à la Vierge fêtée début octobre, la chapelle honorait également Saint-Éloi. Chaque année, le lundi de la Pentecôte, une centaine de chevaux y était rassemblée pour le pardon : après la procession et la messe, des courses s'improvisaient, une quête parmi la foule récompensant les vainqueurs.
"Etre Sant kijo ha Lescom eman ar Baradoz o chom", dit-on à Poullaouen.
"C'est entre St Quijeau et Lescom que se tient le paradis"
Ce cadre idyllique, la chapelle le doit à une poignée de bénévoles. Depuis les années 1960, elle est en effet abandonnée, noyée sous les ronces. Mais en 1984, l'association des Mines et du Paradis entreprend de la remettre en état. Le site est alors débroussaillé et le marais asséché afin de faciliter l'accès à la chapelle, dont la toiture est consolidée et le clocher remonté. Le pardon a été relancé, le quatrième dimanche d'août, et accueille chaque année plus de 200 personnes autour d'un bon repas.