
Les communes du Nord est une série de caches particulières construites grâce à la collaboration entre les géocacheurs.
Basé sur la participation volontaire, le principe de la série est simple : le premier qui le désire se propose de poser une cache dans la ou les communes de son choix.
Commune de Saint Amand Les Eaux
Saint-Amand est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.
Héraldique:

Saint-Amand-les-Eaux tire son nom du moine Amand de Maastricht, fondateur au VIIe siècle (vers 633-639) d'un monastère bénédictin sur les rives de la Scarpe et de l'Elnon, dans la forêt de Vicoigne, sous le patronage du roi mérovingien Dagobert Ier. Le lieu portait d'abord le nom d'Elnon, avant de prendre celui de son fondateur, qui y mourut en 679 et y fut vénéré comme saint. La commune a aussi porté le nom de Saint-Amand-en-Pévèle (du latin in pabula, « pays de pâturages »), inscription encore visible sur son blason (Sancti Amandi in Pabula), avant de prendre officiellement le nom de Saint-Amand-les-Eaux par décret du 10 mai 1962. Sous la dynastie carolingienne, l'abbaye devint un foyer intellectuel majeur, dotée d'une bibliothèque et d'un scriptorium réputés, avec des écolâtres célèbres comme Milon (mort en 872) et son neveu Hucbald (mort en 930). Anéantie par les Normands à la fin du IXe siècle puis frappée par plusieurs incendies (1066, 1340, 1424, 1477), l'abbaye fut entièrement reconstruite au XVIIe siècle dans un style baroque grandiose par l'abbé Nicolas du Bois (1621-1673). En 1616-1617, Pierre Paul Rubens y peignit un retable pour l'église abbatiale, et en 1672 Dom Mabillon y découvrit le Ludwigslied, un des plus anciens poèmes en vieux haut allemand, dans un manuscrit conservé aujourd'hui à Valenciennes. Déclarée bien national à la Révolution française, l'abbaye fut en grande partie démantelée entre 1797 et 1820 ; il n'en subsiste que l'ancien échevinage (prieuré) et la tour de l'ancienne église abbatiale, classée monument historique depuis 1846, haute de 82 mètres et dotée d'un carillon de 48 cloches, aujourd'hui musée consacré à la céramique et à l'art religieux.
L'activité thermale, qui a valu à la ville la seconde partie de son nom, remonte à l'Antiquité : dès 50 av. J.-C., les Romains connaissaient déjà les vertus des sources locales et y avaient bâti des thermes. Négligées durant le Moyen Âge, les quatre sources du site (Fontaine-Bouillon, Pavillon-Ruiné, Petite-Fontaine, Fontaine de l'Évêque-d'Arras) retrouvèrent leur notoriété au XVIIe siècle grâce aux écrits du médecin François de Heroguelle et à la guérison miraculeuse de l'archiduc Léopold-Guillaume de Habsbourg, puis furent redécouvertes et aménagées en 1697 sur ordre du roi par le maréchal de Boufflers. Jean Racine lui-même en fit l'éloge en 1689, et les eaux accueillirent au fil des siècles nobles, militaires et curistes défavorisés, notamment Louis Bonaparte et Hortense de Beauharnais en 1804, puis Napoléon III et l'impératrice Eugénie (Wikipédia; Historial Amandinois). La véritable renaissance de la station débute en 1835 avec des équipements emblématiques comme la Rotonde des Boues, puis se modernise avec l'arrivée du chemin de fer, un casino et un grand hôtel au début du XXe siècle, sur le modèle de Vichy. Les soins traditionnels associent bains d'eau minérale, cataplasmes et bains de boue tiède, une méthode restée quasiment inchangée jusqu'à aujourd'hui. Depuis 2012, l'établissement thermal est géré par la Chaîne Thermale du Soleil, qui a mené d'importantes rénovations ; la station accueille désormais près de 10 000 curistes par an, faisant de Saint-Amand-les-Eaux la seule ville thermale des Hauts-de-France, jumelée depuis 1991 avec Tivoli en Italie en raison de leurs racines thermales romaines communes.