Les Pyrénées-Atlantiques sont le seul Département qui soit traversé par les quatre variantes du Chemin de Saint Jacques de Compostelle. Nous nous intéressons aujourd’hui à la Via Turonensis (ou Voie de Tours) qui est celle située la plus à l’Ouest. C’est celle qu’empruntent en général les pèlerins du Nord de la France et/ou de l’Europe.

Depuis Sorde-l’Abbaye, au Sud des Landes, elle passe par St Pé de Leren, Arancou, Bergouey-Viellenave, Labets et Garris avant de rejoindre la Voie de Vezelay (la Via Lemovicensis) à St Palais.
Quelques kilomètres plus au Sud, à la Stèle de Gibraltar, elles sont rejointes par la Voie du Puy-en-Velay (la Via Podiensis) qui est encore la plus fréquentée aujourd’hui. A partir de St Jean-Pied-de-Port, le Chemin de Saint Jacques de Compostelle prend alors le nom de Camino Navarro jusqu’à Puente la Reina.
La quatrième variante est la Voie d’Arles (la Via Tolosana) qui passe côté espagnol par la Vallée d’Aspe et le Col du Somport. Autrefois, le passage privilégié pour franchir les Pyrénées passait plutôt par la Vallée d’Ossau et le Col des Moines. Le Chemin de Saint Jacques de Compostelle prend alors le nom de Camino Aragonés jusqu’à Puente la Reina où il rejoint le Camino Navarro pour former le fameux Camino Francés.
Si j’ai choisi cet emplacement, c’est parce qu’il répond à plusieurs de mes critères personnels :
- Une partie non goudronnée, bien évidemment.
- Une partie boisée, pour le bénéfice de son ombre en été.
- La proximité d’un site que je trouve remarquable : la digue que l’on peut observer depuis le Parking est en fait une retenue d’eau qui sert à alimenter le moulin situé au Nord du Pont et dont on peut voir le canal d’écoulement sur les vues aériennes.
- Cerise sur le gâteau, il y a plusieurs autres Caches pas loin alors, faites vous plaisir…