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Description:
Céret (en catalan : Ceret) est une commune française d'environ 7 500 habitants située dans le sud de la France
Céret est une commune urbaine qui compte 7 521 habitants en 2023. Elle est dans l'unité urbaine de Céret et fait partie de l'aire d'attraction de Céret.
Historique :
historiquement en Catalogne nord. C'est une des sous-préfectures du département des Pyrénées-Orientales. Ses habitants sont appelés les Cérétans et les Cérétanes. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le Vallespir, ancienne vicomté (englobée au Moyen Âge dans la vicomté de Castelnou), rattachée à la France par le traité des Pyrénées (1659) et correspondant approximativement à la vallée du Tech, de sa source jusqu'à Céret.
La ville dont les premières mentions remontent à 814, fut un lieu de négociation du traité des Pyrénées Orientales.
Protohistoire;
Plusieurs vestiges témoignent du passage de populations diverses durant la protohistoire sur le territoire de la commune.
Dans les environs du Mas Carol, se trouve le Roc de Nou Creus (Roc des neuf croix). Ce rocher long d'une quinzaine de mètres pour une hauteur de 2,50 mètres présente de nombreuses croix gravées d'époque dolmenique, ainsi que quelques croix datant du Moyen Âge. On trouve également quelques roches à cupules dans les environs.
L'abri de la Porte de Fer est situé sur les hauteurs du ravin de Nogarède. Il s'agit d'un abri-sous-roche long de huit mètres ayant été fréquenté régulièrement du XIe siècle au IVe siècle av. J.-C. et sans doute épisodiquement de l'antiquité jusqu'au Moyen Âge. On y a trouvé de nombreux fragments de céramique et de verre ainsi que quelques monnaies romaines.
Le site le plus important est celui de la nécropole de Vilanova, situé sur la rive gauche du Tech, et ayant révélé 70 sépultures datées de 900 à 650 av. J.-C. et preuve d'un ancien peuplement sédentaire sur le territoire de la commune dès l'âge du bronze. Le résultat des fouilles effectuées sur ce site est conservé à la Maison du patrimoine Françoise-Claustre à Céret.
Antiquité;
Bien que la ville de Céret ne soit pas citée dans l'antiquité, divers éléments prouvent que son territoire était à la fois un lieu de passage et occupé par des populations sédentaires.
Les Romains construisirent un pont sur le Tech pour relier la plaine à Arles-sur-Tech de l'autre côté du Tech. L'ouvrage à deux arches fut détruit en 522 par une crue du fleuve. Les piles, des éléments de la route romaine et d'un poste de garde ad Centurionem peuvent être observés à 150 m en amont des ponts actuels.
Deux sites montrent des vestiges d'anciennes constructions. L'un, situé à l'est de Céret près de l'ancienne voie romaine au lieu-dit Las Tumbas ou plaine des tombeaux, a révélé des ruines d'une grosse exploitation rurale, peut-être un village, ayant existé du IIe siècle av. J.-C. au Ve siècle apr. J.-C. Ce site est situé à environ 2 700 m en aval des ponts sur la rive droite. Il abrite notamment, outre des substructions et poteries romaines, les vestiges d'une villa gallo-romaine datant de la république et un tombeau de briques fait d'une voûte en encorbellement. Cet espace à cheval entre Saint-Jean-Pla-de-Corts et Céret a été connu sous le nom de Locertetum, donné en 833 par Louis le Pieux avec le vicus Sirisidum aux frères Wimar et Radon. Il fut détruit lors des guerres qui suivirent la chute du royaume de Majorque et une chapelle fut construite sur ses ruines en 1387.
L'autre site, situé au lieu-dit Bentes Farines, laisse penser qu'il y avait là aussi des constructions à vocation artisanale ou agricole, que des céramiques ont permis de dater précisément de la deuxième moitié du IVe siècle au début du Ve siècle.
Royaumes de Majorque et d'Aragon;
L'histoire de Céret commence lors de la formation de l'Empire carolingien. Le Vallespir fait alors partie des marches d'Espagne. C'est un pagus dépendant du comté de Roussillon.
Les premières mentions de Céret apparaissent au IXe siècle. La ville apparaît d'abord comme un fief des comtes d’Empuries sous contrôle de Pons de Vernet. Le Castellas, ancien château seigneurial de la ville, date de cette époque. La ville se développe dès cette époque en cellera, zone sacrée et noyau urbain primitif de trente pas autour de l’église. Aux XIe et XIIe siècles, une première extension est construite au sud, englobant l'actuelle place de la fontaine des neuf jets. Au XIIIe siècle, la zone intramuros est construite[54].
En 1172, Alphonse II, comte de Barcelone et roi d'Aragon, hérite du Roussillon et ses pagi dont le Vallespir. Jacques Ier d'Aragon partage en 1262 ses possessions entre ses fils. Jacques II de Majorque hérite du royaume de Majorque, du Roussillon et de Céret.
Cette époque, la ville se voit protégée par des remparts et des douves et la construction de l'abbaye bénédictine de Saint-Ferréol.
La rupture politique entre les héritiers de Jacques Ier entraîne la prise de possession du royaume de Majorque par la couronne d'Aragon. Pierre IV d'Aragon envahit et annexe le Roussillon en 1344.
En 1268, Guillaume V, vicomte de Castelnou, obtient Céret en dot lors de son mariage avec Ava. Sa fille en hérite en 1312. L'année suivante, en 1313, la fontaine des neuf jets est construite, sous le règne de Sanç Ier de Majorque.
Comme le veulent la mode de l'époque et un certain calcul politique, une forme d'autonomie est offerte par le vicomte dans la gestion de la ville. Quatre consuls sont élus annuellement par la population. À partir de 1321, la ville fait construire le pont du Diable. Les frais sont partagés entre Céret et les villages en amont du Tech qui en tirent parti.
Avant le XIVe siècle, la ville semble avoir été limitée à l'est par un ravin lui donnant une posture défensive naturelle. La zone accueillait « une activité métallurgique ». Ce ravin est comblé vers le début du XIVe siècle, un nouveau quartier est construit ainsi que des remparts, sur l'emplacement contemporain des arcades. Le nouveau quartier possédait un canal de 1,20 m de profondeur, qui servait de drainage et d'égouts.
Période espagnole;
À la suite du mariage d'Isabelle de Castille et de Ferdinand d'Aragon et de l'union des deux royaumes qui s'ensuivit, Céret dépend du royaume d'Espagne. À cette occasion, la fontaine des neuf Jets fut alors surmontée d'un lion, emblème de l'Espagne.
Le couvent des Capucins fut construit en 1581[60]. Un couvent des Carmes fut construit en 1648 sur le site occupé aujourd'hui par le musée, la mairie et l'office du tourisme. La rivalité entre les Capucins et les Carmélites virera en un conflit[60], dont l'issue sera la destruction des deux édifices pendant la Révolution française.
En 1640, les représentants de la Généralité de Catalogne signèrent dans la commune un pacte avec le représentant de Louis XIII, le cardinal de Richelieu. Une épidémie de peste toucha la ville de 1651 à 1655 et fera une centaine de victimes.
En 1641, en pleine guerre franco-espagnole, la cité privilégiée reçut des droits spéciaux, à l'égal de Ille. Un second privilège lui fut accordé lors de la conférence de Céret lorsque les représentants des royaumes de France et d'Espagne négocièrent en 1660 la nouvelle frontière entre les deux pays, point laissé ouvert par le traité des Pyrénées (signé en 1659).
Période française;
L'annexion du Roussillon à la France met fin aux droits spéciaux accordés à la ville[60]. À cette occasion, la tête du lion surmontant la fontaine des neuf jets, initialement tournée vers l'Espagne, est tournée vers la France, et la phrase suivante est gravée : «Venite Ceretens, leo factus est gallus» (« Venez Cérétans, le lion s'est fait coq »)
Céret devient commune en 1790. L'abolition des privilèges proclamée par la Révolution française s'accompagne d'un partage des bois et prés communaux, qui se fait dans une certaine anarchie. De nombreux riverains et propriétaires vont alors se servir anarchiquement dans ce qui reste des anciennes forêts. Certains massifs sont ainsi dévastés en quelques années, parfois brûlés pour en revendre la cendre comme engrais, quand on n’y prend pas également l’humus pour le mettre sur les champs, rapporte Antoine Becquerel[62]. La jeune préfecture des Pyrénées-Orientales, dans une proclamation imprimée et affichée, tente de raisonner la population : « Les cailloux des monts, entraînés par les eaux, encombrent les lits des rivières et les font déborder. Nos superbes forêts de Céret et de Prades sont détruites. Il n'y aura bientôt plus de bois de chauffage ; les bois taillis ne peuvent suffire aux forges, et la rigueur des saisons a fait périr une quantité d'oliviers ».
Durant la guerre du Roussillon, la ville est le siège d'une bataille le 20 avril 1793, victoire facile de l'armée espagnole contre l'armée française, peu expérimentée. Dès lors occupée par les Espagnols, elle n'est reprise que le 4 mai 1794 par les Français. Les remparts fraîchement reconstruits au sortir de cette guerre sont démolis par Napoléon Ier [précision nécessaire]auquel les Cérétans ferment les portes. Devant l'inutilité de ce type d'ouvrage face aux canons, les remparts sont transformés en arcades.[réf. nécessaire]
Céret absorbe la commune de Palol, située au sud-est parmi sa partie la plus montagneuse, le 3 juillet 1823.
Une épidémie de choléra touche la ville du 15 septembre 1854 au 18 octobre de la même année. 64 personnes meurent en 2 jours entre le 8 et 9 octobre.
Le Second Empire donne lieu à la construction du canal d'arrosage.
Pendant la Première Guerre mondiale, 2 hôpitaux bénévoles ont été organisés. L'un, rue de la Fusterie dans la Maison Bonnet, financé par l'Anglaise Dorothy Allhusen. Le deuxième, à l'école communale des garçons (ancienne école Sainte-Marie ou école des Frères de la Sainte Famille), financé par Mme Justin Bardou-Job.
L'installation au début du XXe siècle de nombreux peintres cubistes (Juan Gris, Pablo Picasso...) vaut au village le surnom de Mecque du cubisme, même si ce n'est pas la seule école représentée à Céret (Chaïm Soutine, Pinchus Krémègne, Marc Chagall…). Cette richesse permet à Pierre Brune et Franck Haviland, la construction d'un Musée d'Art moderne en 1950.
En 1922, l'œuvre commandée en 1919 à Aristide Maillol pour le monument aux morts est installée.
La même année, des familles cérétanes réunies en société font construire des arènes. Une statue Torero du Monde est érigée près des arènes. Cette œuvre est la copie d'une statue de Manolo Hugué, sculptée alors qu'il est installé dans le village, et exposée au musée. Pablo Picasso fait à son tour don en 1953 de 35 coupelles sur le thème de la tauromachie au musée d'art moderne, créant une relation entre la vie artistique cérétane et le monde tauromachique.
Lors de la guerre d'Espagne et de la retirada, le village accueille un grand nombre de réfugiés[72]. Durant la Seconde Guerre mondiale, Céret est un point de passage de la résistance de la France vers l'Espagne. En 1946, une stèle des évadés est érigée près du pic de Fontfrède qui domine le village, lequel recevra la croix de guerre. La ville de Céret, tout comme quatre autres communes, est également décorée de la médaille de la reconnaissance française pour son rôle lors de la Seconde Guerre mondiale. D'après le décret d'Édouard Depreux qui attribue cette médaille à cinq communes dont Céret, « La ville [...] a été à l'avant-garde de la résistance à l'ennemi dans le Roussillon. Trois-cent-quarante de ses fils ont préféré s'expatrier plutôt que de subir l'oppression de l'ennemi et du gouvernement de Vichy et sont allés servir dans les rangs des Forces françaises combattantes jusqu'à l'Armistice du 8 mai 1945. Les organisations de résistance de cette commune ont eu, indépendamment de leurs services de renseignement et de leurs troupes armées, une action particulièrement efficace dans l'aide aux personnalités politiques et militaires désirant quitter la France pour se soustraire à l'ennemi. Trois mille cinq cents personnes ont ainsi été acheminées au-delà de la frontière, 340 de ses habitants ayant rejoint les rangs des Forces françaises combattantes. »
Culture locale et Patrimoine:
Jusqu'au début du XXe siècle, le village est édifié autour de l'église Saint-Pierre et d'un rempart circulaire. C'est un village construit en pente douce sur le piémont pyrénéen. Les constructions sont caractéristiques de la région à base de pierres roulées en granite. On note la présence de marbre sur certains édifices (église, fontaines). Limitée par les Pyrénées au sud, par des ravins à l'est et à l'ouest, la ville se développe au cours du XXe siècle vers le nord, jusqu'à atteindre le Tech en contrebas. Les fossés bordant les remparts sont comblés et transformés en boulevards ombragés par de hauts platanes. Après d’importants travaux de terrassement pour combler partiellement le ravin de Tins, la ville s'étend au début du XXIe siècle à l'ouest.
Monuments religieux;
La ville de Céret est dotée d'une douzaine de bâtiments religieux.
Le principal en est l'église Saint-Pierre (Logo monument historique Classé MH (1998), résultat de la superposition et reconstruction de quatre édifices. Une église préromane signalée en 814[114], une deuxième église romane avec son clocher à bandes lombardes du XIe siècle, une troisième église de style gothique. Divers éléments de ce bâti subsistent. L'élément le plus important est un portail en marbre gris du mas Carol, où est inscrit « L'any del nostre senyor 1398 va ser fet aquesta porta » ainsi qu'un clocheton ouvert sur les points cardinaux appelé conjurador[114]. Enfin, l'église du XVIIIe siècle construite sur le modèle de la basilique Saint-Pierre de 1722 à 1779[114]. Plusieurs objets sont référencés dans la base Palissy (voir les notices liées).
Le vestige de l'ancien couvent des Capucins, dont seuls subsistent d'origine la chapelle et son chevet campanile, domine le stade Fondecave et l'avenue d'Espagne à l'est du centre-ville. Fondé en 1581, il est réputé pour avoir hébergé la conférence de Céret préparant et rédigeant notamment les dispositions de l'article 42 du traité des Pyrénées, arrêtant les grandes lignes du tracé de la frontière franco-espagnole, au printemps 1660. Après l'abandon définitif de sa fonction religieuse en 1896, le site devient l'habitation du peintre Frank Burty Haviland durant la seconde décade du siècle dernier. Son paysage caractéristique en balcon a servi de sujet à de nombreux peintres du XXe siècle.
L'ermitage Saint-Ferréol est situé sur une colline des Aspres au nord de Céret. C'est un lieu de pèlerinage le 18 septembre de chaque année. Il offre une vue panoramique sur la plaine alluviale du Tech et le massif des Albères.
L'ermitage Saint-Georges del Pla del Carner est une chapelle romane en ruines. Elle se trouve à l'est de la ville, sur la plaine alluviale du Tech au sein de l'actuel hameau Saint-Georges.
La chapelle Saint-Joachim du Mas Perer se trouve sur la commune.
Chapelle Sainte-Marguerite du château d'Aubiry.
Chapelle Saint-Augustin de Céret.
Chapelle Notre-Dame-des-Anges du couvent des Capucins de Céret.
Chapelle Saint-Roch de Céret.
Chapelle Sainte-Anne du Mas Companyo.
Chapelle Saint-Louis-Roi du Mas des Capellans.
Chapelle Saint-Augustin du Mas d'en Ribes.
Chapelle Sainte-Isabelle du Mas Querol.
Chapelle Notre-Dame des Douleurs du Mas Seriès.
Chapelle Saint-Sébastien de Céret, située face au pont du Diable (rive nord du Tech), construite en 1484. Seuls subsistent quelques vestiges intégrés aujourd'hui dans une maison et non visibles de l'extérieur. Une inscription figure à côté de la porte : L'année du Seigneur 1484 fut édifiée la présente chapelle dite du Pont Neuf.
Monuments laïques;
Au XXe siècle, la présence de nombreux peintres et de sculpteurs dans la ville favorise la diffusion d'œuvres d'art dans les rues de Céret. Au début de l'avenue Clemenceau, se profile en perspective la statue de la fille de Déodat de Séverac, Magalie de Séverac, par Manolo Hugué. Dénommée « La Catalane assise », elle trônait initialement, depuis sa réalisation en 1923, face au côté ouest de la place de la République, place du Barri à l'époque, et rendait hommage au compositeur Déodat de Séverac, dont le portrait créé par Gustave Violet figure en médaillon de bronze sur son socle. S'inspirant pour le visage d'une jeune Cérétane, Rose Carbonell dont il appréciait la grâce, il eut aussi recours à plusieurs autres jeunes modèles féminins locaux pour l'allure générale, afin de représenter cette jeune Catalane. Depuis le 13 juin 2020, elle s'élève au terme d'un cheminement d'acier gravé chronologiquement du nom de la plupart des peintres ayant œuvré, séjourné ou résidant à Céret, depuis le début du XXe siècle. À mi-parcours, cette liste passe sous le chambranle métallique d'une porte, affichant symboliquement par son ouverture une poésie sur l'olivier et l'équipement artistique en bas-relief du sculpteur et peintre Manolo Hugué, premier de cette longue cohorte d'artistes. Ce nouvel espace dallé de pierres des Albères enrubannées de pierres plus claires de Girona, rapprochant minéralement les deux Catalognes, met en scène cet « Hommage aux Peintres », architecturé sous le concept et la direction de Sarah Wickenburg, pour mieux valoriser la perspective scandée de l'œuvre métallique du sculpteur catalan Quim Domène.
Le monument aux morts de Céret (Logo monument historique Classé MH (1994)) est une pleureuse, œuvre d'Aristide Maillol.
Le portal de France (Logo monument historique Inscrit MH (1949)) et la porte d'Espagne constituent les vestiges des anciens remparts de Céret.
La fontaine des Neuf Jets (Logo monument historique Classé MH (1910)) est la principale fontaine de la ville, construite en 1313 sur la place du même nom et remodelée plusieurs fois au fil du temps. Le lion situé à son sommet est ajouté en 1479. Dégradé lors de la féria 2011, il est remplacé en août 2013.
La fontaine de la Sardane de la Paix rendant hommage à Pablo Picasso et au massif du Canigou, sans oublier l'eau l'irriguant, est réalisée en 2012 par les artistes céramistes plasticiens Juliette et Jacques Damville.
Le château d'Aubiry (Logo monument historique Inscrit MH (2006)) est construit à la fin du XIXe siècle à l'entrée de Céret, près de Saint-Jean-Pla-de-Corts, par l'architecte danois Viggo Dorph-Petersen à la demande de l'industriel Pierre Bardou-Job qui souhaitait l'offrir à son fils Justin.
Un monument de 1937 édifié en hommage aux constructeurs du canal d'arrosage est l'œuvre de Gustave Violet.
Enfin, le monument le plus important est sans doute le pont du Diable (Logo monument historique Classé MH (1840)). Son unique arche de pierre de 45,45 mètres d'ouverture résiste depuis le XIVe siècle aux crues du Tech. Cet ouvrage haut de 22,30 m et renforcé au XVIIIe siècle fait aujourd'hui partie d'un ensemble de trois ouvrages d'art traversant le Tech. En 1883, l'ingénieur général Paul Séjourné réalise le pont de chemin de fer. En 1939, le pont routier est mis en service.
Patrimoine culturel;
Musée d'art moderne de Céret : fondé par Pierre Brune et Franck Haviland et situé au centre-ville, le bâtiment actuel englobe les locaux de l'ancienne gendarmerie, de la bibliothèque ainsi que du musée d'origine, lui-même construit sur un ancien couvent carmélite.
Maison du patrimoine Françoise-Claustre : musée archéologique.
Musée des instruments : collections de l'ancien Centre international des musiques populaires et fonds Herzka-Nil.
De nombreux lieux d'exposition, parmi lesquels : l'Espace Saint-Roch, la Capelleta, la salle Manolo, l'espace Pierre Mau, plusieurs galeries et ateliers d'artistes.
Équipements culturels;
Médiathèque Ludovic Massé : inaugurée en 2007, elle occupe 1 200 m2 de la maison Companyo ;
École de musique, dans le bâtiment de l'ancienne bibliothèque ;
Salle de l'Union, salle municipale de spectacles et d'événements ;
Salle de cinéma, privée.
Personnalités liées à la commune
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Les personnes listées dans la boîte déroulante ci-dessous sont liées à Céret.
Personnalités à Céret
Joseph Anglada (1775-1833) : médecin et chimiste né à Céret ;
Louis Companyo (1781-1871) : savant naturaliste né à Céret ;
François Jaubert de Passa (1785-1856) : hydrologue né à Céret ;
Pierre Soubiranne (1828-1893) : évêque né et mort à Céret ;
Justin Alavaill (1847-1903) : journaliste et homme politique né à Céret ;
Estève Caseponce (1850-1932) : écrivain de culture populaire né à Céret ;
Joseph Santol (1853-1923) : abbé né à Céret ;
Déodat de Séverac (1872-1921) : compositeur mort à Céret (le lycée de la ville porte son nom) ;
Pierre Camo (1877-1974) : magistrat et poète français, né à Céret ;
Jean Amade (1878-1949) : écrivain défenseur de la langue Catalane né à Céret (le collège porte son nom) ;
Pierre Brune (1887-1956) : peintre mort à Céret ;
Edmond Brazès (1893-1980) : écrivain né à Céret ;
Joseph Parayre (1893-1940) : homme politique né et mort à Céret ;
Ludovic Massé (1900-1982) : écrivain ayant vécu à Céret (la médiathèque porte son nom) ;
Gaston Cardonne (1905-1971) : homme politique né et mort à Céret ;
Maurice Porra (1906-1950) : joueur de rugby à XIII ayant vécu à Céret ;
Henri Guiter (1909-1994) : linguiste né à Céret ;
Marcel Homs (1910-1995) : sculpteur né à Céret ;
Noël Brazès (1920-2010) : rugbyman français né à Céret ;
Paul Bonel dit Granito : raseteur et première Cocarde d'or en 1928, né à Céret ;
Georges Badin (1927-2014) : peintre et poète ayant vécu à Céret ;
Claire Maurier (1929-2026) : actrice née à Céret ;
André Eulry (1930-1980) : peintre mort à Céret ;
Albert Simono (v. 1930-2017) : acteur ayant vécu à Céret de 1999 à 2017 ;
Claude Massé (1934-2017) : artiste né à Céret ;
William Fenech (1946-) : artiste peintre vivant et travaillant à Céret ;
Pascal Comelade (1955-) : musicien vivant à Céret ;
André Boureau (1917-1999) : peintre sculpteur installé à Céret depuis 1983 ;
Guilhem Guirado (1986-) : joueur de rugby né à Céret ;
Cédric Coll (1988-) : joueur de rugby né à Céret ;
Martin Fourcade (1988-) : biathlète français né à Céret.
Théotime Langlois de Swarte (1995-) : violoniste né à Céret.
Catherine Lachens (1945-2023): Actrice inhumée à Céret
La ville a attiré de nombreux peintres et sculpteurs.
Manolo Hugué et Frank Burty Haviland arrivent en 1909, recevant dès l'hiver 1910 le musicien compositeur Déodat de Séverac[121]. Pablo Picasso et Georges Braque les rejoignent en 1911[68]. Le poète Max Jacob avec le peintre Juan Gris viennent à Céret en 1913. Braque travaille avec Picasso entre 1911 et 1914 à l'élaboration de plusieurs œuvres cubistes, tandis que Franck Burty Haviland rachète l'ancien Couvent des Capucins de Céret en 1913. Pierre Brune acquiert le Castellas (ruine de l'ancien château fort) en 1916, lui permettant d'accueillir en 1918 Pinchus Krémègne et Chaïm Soutine[68], suivis en mars 1919 d'André Masson et Maurice Loutreuil, puis d'Auguste Herbin et de Juan Gris en 1920[121]. Entre 1927 et 1929, Marc Chagall s'installe au mas Lloret[122].
Le peintre André Eulry vécut à Céret de 1955 à 1980, tout comme Pinchus Krémègne dans les mêmes années, y faisant construire sa maison-atelier en 1960 à proximité du Couvent des Capucins de Céret. Le musée d'Art moderne de Céret a consacré à tous ces peintres une exposition intitulée Céret, un siècle de paysages sublimés 1909-2009 en 2009.
En 2013, les artistes céramistes Juliette et Jacques Damville furent invités à y créer la fontaine de la Sardane de la paix en hommage à Picasso[123],[124], œuvre souvent renommée « Fontaine de Picasso ».
La comédienne Catherine Lachens est inhumée au cimetière de Ceret[125].
Culture populaire
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Légendes
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Selon une tradition rapportée par l'historien catalan Vidal, l'hippogriffe, animal fabuleux, était censé vivre, au Moyen Âge, près de Céret, dans le Comté de Roussillon. On trouverait les traces de ses serres sur un rocher près du mas Carol[126].
Cinéma
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Films tournés en partie à Céret :
1959 : L'Eau à la bouche
1959 : Le Bossu
1971 : Où est passé Tom ?
1972 : L'Ingénu
2010 : J'ai oublié de te dire...
2012 : L'Artiste et son modèle
2012 : Paradis perdu
Littérature;
Gil Graff, Céret noir, Perpignan, Mare nostrum, coll. « Les polars catalans », 2011, 143 p. (ISBN 978-2-36391-001-1)
Jacques Lavergne, Peinture au pistolet à Céret, Perpignan, Mare nostrum, coll. « Les polars catalans », 2009, 317 p. (ISBN 978-2-908476-79-8, BNF 42008396)
Magdalena et Nicolas Duffaut, Le cheval dans le cerisier, Brésilley, Éd. Chocolat ! jeunesse, 2013, 28 p. (ISBN 978-2-917516-38-6, BNF 43624296).
Dans son ouvrage L'Orme du mail, Anatole France fait débuter à Céret la carrière du préfet Worms-Clavelin.
Musique;
2006 : Album Céret de toros, par Pascal Comelade ;
2010 : Titre La demoiselle de Céret sur l'album Méditerranées de Renaud Garcia-Fons.