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Une lecture du descriptif et des observations de terrain vous permettrons de répondre aux questions et de valider cette cache.

La Tour Saint-Maclou est le seul clocher rescapé d'une ancienne église paroissiale du XIVe siècle située au cœur historique de Mantes-la-Jolie.
Après un incendie causé par la foudre en 1692, la destruction du chevet en 1793 et une démolition partielle en 1806, seule la tour-clocher a été conservée. Elle présente un mélange d'architecture médiévale (gothique) et d'éléments de la Renaissance, abritant notamment à l'origine des sculptures représentant les Vertus.
La Tour Saint-Maclou est construite principalement en pierre calcaire. Ce choix de matériau est typique des grands édifices d'Île-de-France et de la vallée de la Seine, où le sous-sol regorge de gisements de calcaire lutécien de grande qualité.
Les archives locales mentionnent l'usage de la célèbre pierre de Saint-Leu pour les parties nobles et le chœur aujourd'hui disparu. C'est un calcaire à grain fin, tendre au moment de l'extraction mais qui durcit à l'air libre (grâce au processus de calcin). Elle était particulièrement prisée par les maîtres d'œuvre pour la finesse des éléments sculptés, comme les culs-de-lampe ou les célèbres statues des Vertus situées en hauteur.
Le calcaire est une roche sédimentaire composée majoritairement de carbonate de calcium (CaCO3). Il s'est formé il y a des dizaines de millions d'années par l'accumulation de sédiments, de coquillages et de squelettes d'organismes marins au fond d'anciennes mers chaudes, notamment celles qui recouvraient le Bassin parisien. En mourant, ces débris coquilliers se sont déposés en couches épaisses au fond de l'eau, puis ont été compactés au fil du temps pour devenir le célèbre calcaire lutétien (ou calcaire grossier).
Cependant, ce calcaire demeure une roche poreuse et tendre, ce qui la rend particulièrement vulnérable aux agressions extérieures.
1. La sulfatation et la formation de « croûtes noires » (Zones abritées)
C'est l'impact de la pollution urbaine le plus visible sur la pierre.
Les gaz de combustion issus de l'activité humaine (dioxyde de soufre (SO2) provenant historiquement du chauffage au fioul, du charbon, des usines de la vallée de la Seine et du trafic automobile) réagissent chimiquement avec la calcite du calcaire.
La pierre se transforme superficiellement en gypse (CaSO4.2H2O). Ce minéral forme une croûte noire étanche qui emprisonne les suies et les particules fines de carbone issues des activités humaines.
Sous cette croûte, la pierre perd sa porosité naturelle et ne peut plus évacuer l'humidité. Des sels destructeurs s’y accumulent, menant à une rupture de la cohésion interne de la roche.
2. La desquamation en plaques (Conséquence des croûtes noires)
En raison des variations thermiques et hygrométriques, la vitesse de dilatation de la croûte noire artificielle est différente de celle du calcaire sain situé juste en dessous.
Des tensions mécaniques majeures se créent à l'interface. La croûte noire finit par cloquer, se fissurer, puis se détacher sous forme de plaques épaisses. Lorsque la plaque tombe, elle emporte définitivement l'épiderme d'origine du monument et efface les détails sculptés par les maçons du XVIe siècle.
3. La dissolution par les pluies acides (Zones exposées)
L'activité humaine moderne rejette de grandes quantités d'oxydes d'azote (NOx) et de soufre (S). En se mélangeant à l’humidité de l’air, ces gaz se transforment en acides qui se déversent avec les pluies.
Sur les façades de la tour directement exposées aux vents et à la pluie, ces acides attaquent et dissolvent le liant calcaire.
Ce lessivage chimique permanent ronge le relief de la pierre. Les contours des moulures s'adoucissent, les pierres de taille perdent leur matière et la roche devient extrêmement pulvérulente (elle part en poussière au moindre toucher).
4. L'alvéolisation (Altération mécanique urbaine)
L'action conjointe des turbulences du vent et des micro-particules polluantes crée une érosion mécanique irrégulière. La pierre calcaire se creuse de petites cavités ressemblant à des alvéoles de ruche, ce qui fragilise les blocs massifs des contreforts.
5. La biocorrosion accentuée par l'Homme
Les rejets anthropiques de composés azotés (issus des pots d'échappement et de l'agriculture de la région) agissent comme de puissants engrais atmosphériques déposés sur le monument.
Ce surplus de nutriments accélère la prolifération de micro-organismes (bactéries nitrifiantes, micro-algues, lichens) sur le calcaire poreux. Ces organismes sécrètent des acides organiques d'origine biologique qui achèvent de dissoudre la roche tout en y maintenant une humidité résiduelle néfaste.

Quelques questions .....
Q1 :Quelle est l'état de la pierre sous les zones roses de la photo ? (au visuel ; au touché pour les plus basses..) Décrivez ce que vous observez.
Q2 : En vous basant sur le descriptif, quelles sont d'après vos observations les différentes causes possibles d'altération de la pierre située sous les zones A, B, C et D. ( réponses distinctes selon la zone )
Q3 : Pour valider cette Earth, une photo de votre pseudo sur n'importe quel support prise devant le tableau explicatif à gauche devra apparaitre dans votre log. Les reponses aux questions ne doivent pas y apparaitre.
Veuillez m'envoyer vos réponses aux questions de cette earth via le centre de messagerie ou par e-mail. Vous pouvez alors logger directement et n'avez pas besoin d'attendre ma réponse. Si quelque chose n'est pas bon, je vous contacterai.
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Reading the description and making field observations will allow you to answer the questions and validate this cache.

The Saint-Maclou Tower is the only surviving bell tower of a former 14th-century parish church located in the historic heart of Mantes-la-Jolie.
Following a fire caused by lightning in 1692, the destruction of the apse in 1793, and a partial demolition in 1806, only the bell tower was preserved. It features a blend of medieval (Gothic) architecture and Renaissance elements, and originally housed sculptures representing the Virtues.
The Saint-Maclou Tower is built mainly of limestone. This choice of material is typical of major buildings in the Île-de-France region and the Seine Valley, where the subsoil is rich in high-quality Lutetian limestone deposits.
Local archives mention the use of the famous Saint-Leu stone for the noble sections and the now-destroyed choir. It is a fine-grained limestone, soft at the time of extraction but hardening upon exposure to the open air (thanks to the calcin formation process). It was particularly prized by master builders for the delicacy of the sculpted elements, such as the corbels or the famous statues of the Virtues located high up.
Limestone is a sedimentary rock composed mainly of calcium carbonate (CaCO3). It formed tens of millions of years ago through the accumulation of sediment, shells, and skeletons of marine organisms at the bottom of ancient warm seas, particularly those that covered the Paris Basin. Upon dying, these shell debris settled in thick layers at the bottom of the water, and were compacted over time to become the famous Lutetian limestone (or coarse limestone).
However, this limestone remains a porous and soft rock, making it particularly vulnerable to weathering and environmental damage.
1. Sulfation and the formation of "black crusts" (Sheltered areas)
This is the most visible impact of urban pollution on stone.
Combustion gases from human activity (sulfur dioxide (SO2) historically originating from oil heating, coal, factories in the Seine Valley, and car traffic) chemically react with the calcite in the limestone.
The surface of the stone transforms into gypsum (CaSO4.2H2O). This mineral forms a waterproof black crust that traps soot and fine carbon particles from human activities.
Underneath this crust, the stone loses its natural porosity and can no longer release moisture. Destructive salts accumulate there, leading to a breakdown of the rock's internal cohesion.
2. Flaking and scaling (Consequence of black crusts)
Due to thermal and hygrometric variations, the expansion rate of the artificial black crust differs from that of the healthy limestone directly underneath.
Major mechanical stresses are created at the interface. The black crust eventually blisters, cracks, and then detaches in thick flakes. When the flake falls, it permanently strips away the original surface layer of the monument and erases the details sculpted by 16th-century stonemasons.
3. Dissolution by acid rain (Exposed areas)
Modern human activity releases large amounts of nitrogen oxides (NOx) and sulfur (S). When mixing with atmospheric moisture, these gases turn into acids that fall with the rain.
On the tower facades directly exposed to wind and rain, these acids attack and dissolve the limestone binder.
This permanent chemical leaching erodes the stone's relief. The contours of the moldings soften, the ashlar stones lose material, and the rock becomes extremely powdery (turning to dust at the slightest touch).
4. Alveolar weathering / Honeycombing (Mechanical urban weathering)
The combined action of wind turbulence and polluting micro-particles creates irregular mechanical erosion. The limestone hollows out into small cavities resembling honeycomb cells, weakening the massive blocks of the buttresses.
5. Biocorrosion enhanced by human activity
Anthropogenic releases of nitrogen compounds (from exhaust pipes and regional agriculture) act as powerful atmospheric fertilizers deposited on the monument.
This surplus of nutrients accelerates the proliferation of microorganisms (nitrifying bacteria, micro-algae, lichens) on the porous limestone. These organisms secrete organic acids of biological origin that further dissolve the rock while maintaining harmful residual moisture.

A few questions...
Q1: What is the condition of the stone underneath the pink areas in the photo? (Visually; by touch for the lowest ones.) Describe what you observe.
Q2: Based on the description and your observations, what are the different possible causes of alteration for the stone located under areas A, B, C, and D? (Provide separate answers for each area.)
Q3: To validate this Earthcache, a photo showing your username on any medium taken in front of the explanatory board on the left must appear in your log. The answers to the questions must not appear in the photo.
Please send me your answers to this Earthcache's questions via the message center or by email. You can log the cache directly afterward and do not need to wait for my reply. If anything is incorrect, I will contact you.
If I do not receive your answers within a reasonable timeframe, your log will be deleted.