
Photo par GO69 — Travail personnel, CC BY-SA 3.0
Au XIIe siècle, le Croisty « Maison de la Croix », en breton, appartenait à l’ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Selon une sablière située à droite du transept ouest, l’église actuelle fut terminée au XVIe siècle.
La maîtresse vitre, comme la plupart des éléments architecturaux de l'église, date du XVIe siècle. Elle raconte la vie de Saint Jean-Baptiste. On y reconnait les armes des Le Scanff, seigneur du Dréors en Priziac : « de sable à la croix engreslée d'argent ». En entrant dans cette église, on remarque de suite sa voûte bleue, symbole du ciel dans l'art roman.
Les sablières de l'église
Les sablières sculptées qui ornent l'église datent de 1553. Le nom du sculpteur est inconnu, seul le nom du commanditaire nous est connu grâce à une inscription sur une des sablières : L'an mil cinq centz cinquante troys, me Pierre Le Dorfen a fait faire le bois de ce deux chapelles. Parmi les principaux thèmes abordés par les sculptures figurent la chasse et les centaures.

Le personnage tenant ses attributs masculins, sur la sablière sud de la nef, est une reconstitution effectuée lors de la dernière restauration. En effet en 1748, alors que l'église menace ruine, l'évêque de Vannes ordonne d'ôter incessamment toutes les sculptures indécentes. Il n'est pas fait mention des sablières mais il est probable qu'elles faisaient partie de ces éléments.