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Description:
Néfiach [nefjak] est une commune française, située dans le nord-est du département des Pyrénées-Orientales en région Occitanie.
Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par la Têt, le Boulès. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Néfiach est une commune rurale qui compte 1 383 habitants en 2023, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1975. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Perpignan. Ses habitants sont appelés les Néfiachois ou Néfiachoises.
Accès:
Elle se situe à 19 km à vol d'oiseau de Perpignan, préfecture du département, à 22 km de Prades, sous-préfecture, et à 10 km du Le Soler, bureau centralisateur du canton de la Vallée de la Têt dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Millas.
Les communes les plus proches sont: Millas (2,4 km), Corbère-les-Cabanes (4,1 km), Corbère (4,6 km), Ille-sur-Têt (4,6 km), Saint-Féliu-d'Amont (4,6 km), Corneilla-la-Rivière (5,2 km), Bélesta (5,5 km), Camélas (5,6 km).
Historique :
Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le Roussillon, une ancienne province du royaume de France, qui a existé de 1659 jusqu'en 1790 et qui recouvrait les trois vigueries du Roussillon, du Conflent et de Cerdagne.
« L'alleu de Nisifiaco est cité pour la première fois en 850. Son casirum ou força existait dès l'an 1274; il avait la forme d'un petit quadrilatère flanqué de tours rondes dont une seule est restée debout. Le groupe scolaire la mairie et l'église occupent la majeure partie de cet ancien Château ; car cette église, considérablement agrandie dans les temps modernes, n'était à l'origine qu'une petite chapelle dédiée à la Vierge ; elle était très probablement antérieure à la construction du château. Le canal d'arrosage date de 1163, époque où Pons d'Ille concéda à Artald de Gastelinou et à deux autres seigneurs de Miilas le droit de prendre six meules d'eau dans la Tet, au territoire de Regleille, et de les conduire à Miilas en passant par Néfiach. En face du village, sur la rive gauche de la Tet, se montrent des coteaux formés par des lits de coquilles fossiles entremêlées de couches de terre et de sable qui datent de l'époque pliocène. Parmi ces coquilles il faut citer le Pecten latirostatua, qui mesure 28 cent, de longueur sur 30 de largeur. On peut en voir des spécimens au Musée de Perpignan. Plus haut, et tout près du Mas de NaJulianti on trouvera une source saline sulfatée calcique très connue dans tout le pays. »
Culture locale et Patrimoine :
Monument et lieux touristiques;
Église Sainte-Marie de Néfiach.
Personnalités liées à la commune:
Paul Constans (1857-1931) : homme politique né à Néfiach.
Alphonse Mortages (1866-1944) : marin, hôtelier et chercheur d'or à Madagascar né à Néfiach.
Adrien Sobra (1897-1985) : écrivain né à Néfiach.
Vails Antoine Antonin (1908-1945) Déporté politique en Allemagne en avril 1944.Vails Antoine : Antonin ou Antoine Vails est né le 15 septembre 1908 à Thuir, Pyrénées orientales. Il est le fils de Marguerite Vails. Il est employé de banque au comptoir national d'escompte de Perpignan, lorsqu'il épouse Lucie Xibaut, à Nefiach (Pyrénées Orientales), le 28 janvier 1933.Elle est couturière, ils ont deux enfants, Gisèle, née en 1935,et Andrée, en 1939.Il adhère au mouvement Liberté dès février ou Mars 1941,selon Mathieu Py, l'un de ses fondateurs dans les Pyrénées Orientales, en janvier 1941. Ce mouvement va donner naissance à Combat, dont Antonin Vails est membre, sous le pseudonyme de « Val ». Il a un rôle propagandiste sur le canton de Millas et fait partie des groupes francs de Combat à partir de mars 1942.Il participe aussi à des actes de sabotage. Le Sipo-SD l'arrette le 12 avril 1944,à Nefiach, dans le cadre d'internement massifs dans les milieux résistants, entre le 12 et le 17 avril 1944.Antonin Vails est interné à la citadelle de Perpignan, où existe une prison dans laquelle les prisonniers sont interrogés et souvent torturés, jusqu'au 3 mai 1944, date de son départ pour Compiègne. Il y est enregistré avec le matricule 34335. Le 12 mai, il est déporté dans le convoi de 2073 hommes dirigé vers Buchenwald, où il arrive le 14.Il y devient le matricule 51707. Après quelques jours au petit camp il est affecté à la SS Baubrigade IV à Ellrich où les détenus sont employés d'une voie ferrée. Du 12 juin au 2 juillet, il est placé au Revoir, Block 23, pour des problèmes rhumatologiques. Il est ensuite conduit au camp annexe de Günzerode qui dépend de la SS Baubrigade IV dont une partie est massacrée par les SS le 13 avril 1945 dans une grange de Garde légende. Le document officiel envoyé à son lieu de naissance indique « Le 11 avril 1944 est décédé en Allemagne, Antoine Vails ». Ses enfants ont été reconnus « pupilles de la nation » Sources:SHDM Vincennes Pierre Chevalier.