Après quelques minutes de marche, vous pouvez
découvrir un monument historique : La Chapelle Sainte-Anne érigée
en 1889. Elle est dédiée à Sainte-Anne d'Auray et rappelle la mort
de cinq soldats bretons, tués à cet endroit en 1794,
vraisemblablement lors des combats qui ont précédé la retraite
définitive des Autrichiens. Quatre tilleuls séculaires (cinq
autrefois) entourent la chapelle et ornent le paysage de l'endroit
vu de très loin, en effet elle est située à une altitude de 220 m.
De ce site, les panoramas offerts sont remarquables et permettent
d'avoire une vue d'ensemble vers Liège, les hauteurs de la commune
de chaudfontaine, Embourg, Beaufays et le Sart-Tilman. Le Stade du
club de Football du Standard de Liège est également visible lorsque
le temps le permet. Toujours de ce site, on peut voire la clinique
Notre Dame des Bruyères (Chênée). En breton, sainte Anne est
surnommée « Mamm gozh ar Vretoned », c’est-à-dire la grand-mère des
Bretons. Des légendes la décrivent comme originaire de
Plonévez-Porzay2. Anatole Le Braz publie un récit3 dans laquelle
Anne est mariée à un seigneur cruel et jaloux, qui lui interdit
d’avoir des enfants. Lorsqu’elle tombe enceinte, il la chasse du
château de Moëllien. Son errance avec la petite Marie la conduit à
la plage de Tréfuntec où l’attend un ange, près d’une barque. Selon
la volonté de Dieu, l'ange l'amène jusqu’en Judée. Bien des années
plus tard, Marie épouse Joseph et devient la mère du Christ. Anne
revient en Bretagne pour y finir sa vie dans la prière et distribue
ses biens aux pauvres. Toujours selon cette légende, le Christ
vient lui rendre visite, accompagné de ses disciples Pierre et
Jean, et lui demande sa bénédiction, avant de retourner en Terre
sainte. Son corps aurait disparu après sa mort, mais des pêcheurs
auraient retrouvé une statue à son effigie en baie de Douarnenez.
Mais ceci n'est qu'une légende. Une autre légende nous dit bien que
sainte Anne était la mère de Marie, grand-mère de Jésus et épouse
de Joachim. Si son corps a effectivement disparu, elle serait
apparue à un paysan, Yves Nicolazic, en 1624 près d'Auray en
Morbihan. Nicolazic reste encore, aujourd'hui (2007), le seul a
l'avoir vue. Elle lui a demandé la construction d'une chapelle en
son honneur, en ce lieu du village de Ker-Anna (qui en breton
signifie Chez Anne) devenu champ qui la louait autrefois. Le 7 mars
1625, pour preuve de cette apparition, Nicolazic déterre au vu de
tous une statue millénaire de la sainte. L'évêque de Vannes
autorise alors son culte et la construction de la chapelle devenue
basilique au fil des ans.