Voici la chapelle où mes père et mère
ont uni deux lignées de la Rose.
L’une vivait sur la rive de la Rose Mère,
l’autre habitait du coté de la Sainte Rose.
Le long et étroit pont du cheval de fer
qui enjambe milles îles et rivière,
leur permetait d’ensemble faire prières.
Avant leur union, au milieu de la nuit,
exactement sur les 12 coups de minuit,
des jointures aux fenêtres de père et mère
frappèrent, insistèrent et les réveillèrent

C’était bien sur consoeurs et confrères,
sœurs et frères, belles-soeurs et beaux-frères
qui selon la tradition millénaire,
et qui continue encore aujourd’hui,
venaient leur faire à chacun un bien-cuit.
Tous respectaient que pour elle comme lui,
seulement lors de la prochaine nuit,
pourraient-ils savourer les plaisirs de la chair
et enfin sans empêchement le faire.
Tous respectaient aussi que pour s’enivrer,
ils n’avaient droit qu’au vin consacré,
alors ce fut bien entendu sans insister,
qu’ils acceptèrent que tout alcool soit refusé.
Mais sans révéler leur secret,
disons simplement qu’ils s’assurèrent
que jamais ils n’oublieraient
leurs dernières heures de célibataires.

Ce fut donc sans sommeil
que tous arrivèrent a la cérémonie,
mais le curé n’en fit pas d’ironie,
car il était dans un état pareil,
étant aussi membre de la confrérie.

Une fois le sacrement prononcé,
et après le premier baiser des jeunes mariées,
un superbe banquet fut consommé,
et les danses traditionnelles furent dansées.
Avant la fin de la journée,
les tourtereaux se sont changés,
et après tous avoir salué,
dans le train sont montés.

Une surprise les y attendaient,
car grâce a l’aïeul de M. Vallée,
un contrôleur de train retraité,
la caboose leur avait été préparée.
Fleurs et chandelles y entouraient
un lit de lavande parfumée,
ainsi qu’un mousseux que le curé
avait par exception consacré.
Mais aussitôt dans le train monté,
à cause de le folle nuit d’hier,
et grâce au relâchement des nerfs,
immédiatement ils s’endormèrent.
Tant et si bien que quand ils arrivèrent
tout au bout de la ligne à Calumet
ou de grands amis leur prêtaient un chalet,
aucun de deux ingénieurs ne se resignèrent
a les tirer de ce duvet si douillet.
Mais cette chapelle contenait à nos yeux
en plus de cet échange de vœux amoureux
des biens presque aussi précieux,
soit un trio de grands trésors pieux.
Malheureusement des années plus tard
ces bigots qui nous veulent toujours du tort.
par accident lui firent subir un triste sort
en cherchant le plus grand des trois trésors.
Récemment, pressentant ma fin arriver
dans un projet je me suis impliqué.
Les 2 premiers trésors j’ai fait réinstaller,
et mes parents j’ai mentionné.
Le troisième trésor j’ai dissimulé
aux coordonnées que vous devrez calculer.
grâce a des informations ici trouvée
et un chiffre que j’ai ailleurs fait graver.
En premier lieu vous devrez compter
le nombre d’années qui se sont écoulées,
entre celles où ils ont convolés,
et celle où l’on m’a cité.
En deuxième lieu vous devrez compter
le nombre de minutes qui se sont écoulées,
entre leur réveil soudain par amis et parenté
et leur accueil dans les bras de Morphée.
En troisième lieu vous devrez vous déplacer
vers une voûte moderne que j’ai fait installer
et dont les coordonnées sont ici-bas citées.
Sur cette porte de fer et d’acier,
où les commerçant à toute heure peuvent déposer,
en scrutant attentivement vous verrez
un minuscule code de clef
de 4 caractères alphanumériques constitués.
De ce code vous devrez éliminer
la lettre qui est également affichée
dans un palindrome plus élevé.
Le chiffre restant vous devrez doubler,
avant d’y soustraire les années
que vous avez précédemment comptées.
Le résultat par mille vous diviserez,
avant de l’ajouter à la partie nord des coordonnées
où en ce moment vous vous trouvez.
Prenez maintenant les minutes précédemment comptées,
et ce chiffre aussi par mille divisez
avant de le réduire de la partie ouest des coordonnées
où en ce moment vous vous tenez.
Aux coordonnées finales vous trouverez
le grand trésor dissimulé
qui abritait quand je l’ai caché
plus que le mot secret recherché,
que vous ne devriez pas oublier de noter.
Des jouets doux de mon enfance vous y trouverez,
ainsi que des Travel Bugs à déplacer.
Un de ceux-ci est un porte-clef numéroté,
qui vous permet de libérer tout les TBs
dans un hôtel restrictif enfermés.
De plus vous trouverez une caméra,
pour photographier votre minois
qui sur cette page s’affichera
quand le film se remplira.
Signé Ton Grand-Père, Jacques Saunière