De tous temps, la Franche Comté, et donc le Jura, a été une terre de résistance aux différents envahisseurs qui ont tenté de la conquérir.
Cela commence avec César (oui, Jules) : en 58 av J.-C., les légions romaines passèrent l'hiver en Séquanie (Le peuple gaulois occupant la majeure partie du territoire de la région actuelle). Cet événement marqua le début de la guerre des Gaules durant laquelle les Séquanes participèrent à la révolte gauloise aux côtés de Vercingétorix. Mais l'occupation romaine ne fut pas de tout repos : Cette paix fut émaillée de révoltes, comme en 21 ap. J.-C., lorsque les Séquanes participèrent à l'insurrection de la Gaule.
On glissera sur le royaume Burgonde et le rattachement au Saint Empire Germanique, les tentatives de rattachement au Royaume de France par Louis XI (qui incendie Dole), l'épopée de Charles le Téméraire et le long passage sous la domination des Habsbourg (la "Franche Comté espagnole").
Reste Louis XIII
En 1618 éclate la guerre de Trente ans. Ce conflit européen qui voit s’affronter les plus grandes puissances pour tenter de limiter l’hégémonie grandissante des Habsbourg, s’implante au cœur du Comté de Bourgogne en 1634. La guerre de Dix ans, épisode comtois de la guerre de Trente ans, fragilise l’Etat. La convoitise française ne meurt pas avec la disparition d’Henri IV qui est assassiné en 1610. Louis XIII, influencé par son principal ministre Richelieu, souhaite profiter de ce désavantage comtois.
L’armée royale, commandée par le prince de Condé, premier prince du sang, commence par attaquer Dole en 1636. Richelieu pense qu’en prenant la capitale au plus vite, le Comté se rendrait rapidement. Mais là encore, l’armée française doit affronter une forte résistance doloise. Le siège de la cité fortifiée, ponctué d’assauts français incessants, dure trois mois. Mais les Dolois tiennent bon. Charles Quint, qui se méfiait des Français, avait décidé de renforcer les murailles de la ville. Pour les faire tomber, l’armée royale creuse des mines sous les fondations de ces imposants murs de pierres, mais ils résistent. Dole s’est préparée à l’arrivée des Français. Elle est donc capable de tenir plusieurs mois sans fléchir, malgré la peste qui s’installe.
Désespérés, les Français hurlent aux Dolois « Comtois, rends-toi ! », auquel les assiégés répondent : « Nenni, ma foi ! ». Une réplique qui entre dans l’histoire pour devenir par la suite la devise de toute une région.
C'est finalement Louis XIV qui finira la conquète de la région et fera mettre à bas tout ce qui de près ou de loin ressemble à une fortification.
Beaucoup plus tard, un hommage a été rendu aux Forces Française de l’Intérieur (FFI) pour avoir contraint les forces allemandes à immobiliser une quinzaine de divisions par leurs opérations militaires et pour la désorganisation de leurs transports. Ceci est particulièrement vrai pour le Doubs et le Jura-Nord.
Dans le Jura, proche de la frontière suisse, la formation d’une « armée secrète » répondait aux aspirations de la population. Cette résistance commença dès 1942 par les publications clandestines. C’est début 1943 que se constituèrent les premières formations paramilitaires et que s’engagea une lutte sans cesse accrue jusqu’à la Libération.
Car la Franche-Comté était coupée en deux par la « ligne de démarcation ». C’est dans le département du Jura que cette « frontière » marquait la séparation entre la partie de la France annexée et la « Zone Libre ». Cette zone adossée à la Suisse, était devenue le lieu d’asile et de passage de tous ceux qui fuyaient les polices allemandes et même françaises, ils étaient certains d’y être recueillis, aidés pour passer vers la Suisse ou en zone libre et même secourus. C’est au début de 1943 qu’une organisation militaire se mit en place dans la Résistance. Ce maquis du Haut-Jura n’était rattaché à aucun parti politique, son seul but : combattre.
Un dernier focus pour signaler la présence de terrains clandestins, parce que certains sont proches de ce Géo Art. C'est par l'un d'entre eux que passeront Jean Moulin, unificateur des mouvements de Résistance, et le général Delestraint, chef de l'Armée Secrète, lors de leurs départs pour Londres et leurs retours. On connait la suite, inutile de s'y attarder plus.
Place à l'énigme :
Ici Londres ! Les français parlent aux français
Maintenant, quelques messages personnels :
Le collembole usa toutes les "polos au col" - nous répétons - Le collembole usa toutes les "polos au col"
L'insensible ultrason détruit l'eau - nous répétons - L'insensible ultrason détruit l'eau
Samedi fête le Trocadéro - nous répétons - Samedi fête le Trocadéro
Copain, dis, unissons les farandoles - nous répétons - Copain, dis, unissons les farandoles
Nathalie aime les géologues bons - nous répétons - Nathalie aime les géologues bons
La posidonie usée goûte "au kolao" - nous répétons - La posidonie usée goûte "au kolao "
Ici se termine la diffusion des messages personnels.
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