
De nos jours les prospections aĂ©riennes permettent de photographier sur les communes de Montierchaume et Diors de longs tracĂ©s courbes de teinte gris sombre. Ils correspondent Ă certains tronçons de l’imposant rĂ©seau ferroviaire qui permettait pendant la Première Guerre mondiale Ă un vaste camp du GĂ©nie AmĂ©ricain de fonctionner.Â
Les communes de Montierchaume et Diors furent en effet sĂ©lectionnĂ©es en septembre 1917, comme site pour l'Ă©rection d'un vaste dĂ©pĂ´t. Il devait recevoir une partie des 30 jours de rĂ©serve, qui devait ĂŞtre gardĂ©e entre le front et les ports de Bassens (Gironde), Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et Marseille (Bouches-du-RhĂ´ne. SituĂ© non loin de l’extrĂ©mitĂ© du tronçon de circulation allant de Bassens (Gironde) Ă Issoudun (Indre), Montierchaume offrait Ă©galement un excellent emplacement pour mettre un terminal du matĂ©riel de traction et des installations de rĂ©paration pour les voitures.Â
Le Dépôt d’approvisionnement intermédiaire n° 2 du génie à Montierchaume, vite édifié, allait couvrir à son apogée une surface totale de soixante hectares, dont trente hectares réellement utilisés pour accueillir le matériel stocké.
L’ensemble du dépôt comportait quatre cent quatre-vingts kilomètres linéaires de rails, trois cent quatre-vingt-quatre kilomètres de voies légères, neuf kilomètres et demi de voies étroites et a compté jusqu’à trente-six locomotives.
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