LE MYSTÈRE DU CRIME DE CHAMBLAS
Voilà une affaire bien mystérieuse sur le territoire du Velay dont le retentissement a largement dépassé les frontières de notre département …
A ce jour, le mystère reste et restera entier car le suspect accusé et guillotiné n’a jamais avoué le crime et le doute subsiste après les faits mis au jour, impliquant les personnes directement concernées et les témoins, tous en lien avec la commune de Saint Etienne Lardeyrol où se situe le château de Chamblas …
Retraçons les éléments de cette affaire …
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#9 – Assises du Puy de Dôme - Riom – à partir du 22 août 1842
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C'est donc à Riom, que, le 22 août 1842, Jacques Besson comparut pour la deuxième fois devant le Jury, à la fin d'une session particulièrement lourde, puisque neuf affaires y avaient déjà été jugées, sous la présidence de M. le Conseiller Mandosse de Nevrèze.
Cette fois, au banc de la défense, le jeune Avocat riomois qui devait avoir une si haute fortune politique sous l'Empire, Me Eugène Rouher, avait pris place à côté de Me Guillot.
Me Bac assistait toujours la partie civile. Le siège du Ministère Public était occupé par M. l'Avocat Général Moulin.
109 témoins avaient été cités par le Parquet, 29 par la partie civile et 12 par la défense.
A un nombreux public riomois s'était jointe une foule passionnée par cette affaire, venue du Puy et des environs ou accourue de Clermont. L'affluence devint de plus en plus grande au fur et à mesure que se déroulaient les débats.
Session d’assises couverte par « La Presse judiciaire, journal du ressort de la Cour royale de Riom » qui suivait les débats, avec ses confrères de « La Gazette des Tribunaux » et des journaux « Le Droit » et « Le Courrier du Centre ».
Suivit l'interrogatoire de Jacques Besson qui répondit avec calme ne s'être jamais immiscé dans les discussions de M. de Marcellange avec sa femme et sa belle-mère, n'avoir lui-même eu avec son maître qu'une seule altercation très légère et que le jour de la mort de M. de Marcellange, il était couché et qu'ainsi il n'était pas l'auteur de l'assassinat.
Puis ce fut le long défilé des témoins : les domestiques du château qui avaient assisté au drame, les individus qui avaient eu connaissance des menaces et des propos de Jacques Besson contre M. de Marcellange, les personnes à qui celui-ci avait fait part de ses craintes et de ses pressentiments et toutes les personnes en lien avec les faits.
On entendit aussi, et encore à titre des témoins, Arsac qui s'était pourvu en cassation contre l'arrêt de la Cour d'Assises de la Haute-Loire venant de le condamner, le 10 août, pour faux témoignage, au maximum de la peine, dix ans de réclusion, et à l'exposition publique, malgré une habile plaidoirie de Me Guillot, l'un des défenseurs de Besson. Le berger maintint, avec le plus grand entêtement, toutes ses dénégations.
On entendit Claude Reynaud dont le témoignage formel dut faire sur le Jury une énorme impression, tout comme celui de Pugin qui assura avoir bien reconnu le bruit de la porte de l'hôtel de la Roche-négly se refermer la nuit du crime.
Le moment le plus pathétique fut celui des dépositions impatiemment attendues des dames de Chamblas, tant en raison des accusations dont elles faisaient l'objet de la part d'une certaine faction, que de leur attitude à l'égard de l'homme poursuivi pour avoir tué leur époux et leur gendre.
Mme de Marcellange nia formellement, même lors de ses confrontations avec les témoins, avoir tenu contre son époux les propos rapportés par eux. Par contre, elle fut bien obligée de convenir que depuis l'arrestation de Jacques Besson, elle lui avait envoyé à la prison un matelas et lui faisait parvenir un repas par jour.
A l’issue de tous les témoignages, Besson ayant une dernière fois proclamé son innocence, le Jury se retira, et après 25 minutes de délibérations, rapporta un verdict de culpabilité, sans circonstances atténuantes.
Puis la Cour délibéra à son tour et le Président "d'une voix profondément émue et au milieu d'un religieux silence, écrivit le chroniqueur judiciaire de l'époque, prononça un arrêt qui condamnait Jacques Besson à LA PEINE DE MORT".
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Pour valider cette étape, vous devrez retrouver le n° de l’acte de procuration enregistré dans les archives des notaires de Haute Loire enregistré sur la commune de l’affaire, en 1835, entre M. le comte de la Roche-Négly (le père de Mme de Marcellange) et Mme de Vougy (nom de jeune fille de la mère) et indiquer dans certitude de le n° de l’acte sous le format : chiffrechiffre
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Vous pouvez valider votre solution d'énigme avec
certitude.
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Source : http://shenandoahdavis.canalblog.com/archives/2018/04/17/36329166.html