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Les portes de la vieille ville
La première protection de La Rochelle fut une protection naturelle. Dès ses origines, le bourg fut entouré de ruisseaux et de marécages d’eau saumâtre : ce furent d’abord ses seules défenses. Puis lorsque vers 1130, le duc d’Aquitaine Guillaume X eut ravi La Rochelle au seigneur de Châtelaillon, il éleva autour d’elle une première ceinture de fortifications. Aliénor d’Aquitaine se remarie avec le roi Henri II d’Angleterre, La Rochelle passe sous domination anglaise, avec pour conséquence la construction d’une nouvelle enceinte entre 1160 et 1170. Quelques guerres de religion plus tard, nous sommes à la fin du XVIe siècle, la ville est redevenue française depuis deux siècles, elle est aussi la capitale du protestantisme. Pour le roi Henri IV, « Paris vaut bien une messe » puisqu’il s’est converti au catholicisme pour accéder au trône, mais La Rochelle vaut bien des privilèges, à commencer par le droit de commercer avec l’Angleterre et la Hollande. La population demande et obtient de la part de son roi l’édification d’une nouvelle enceinte, baptisée du nom du souverain (on l’appelle aussi enceinte huguenote).
Louis XIII succède à Henri IV et partage avec le cardinal de Richelieu la volonté d’un renouveau du catholicisme et l’agacement de devoir s’agenouiller en entrant dans La Rochelle, petit État dans l’État. Il faut mettre la ville au pas, quitte à l’écraser. C’est le Grand Siège, entre 1627 et 1628, deux années pendant lesquelles les Rochelais sont affamés, enfermés dans leur enclave. Louis XIII fera détruire en 1629 l’enceinte érigée par son père. Il n’en reste que les tours, la rue sur les murs et la Porte Maubec. Revirement total en 1689. Louis XIV ne jure que par Rochefort et décide de raser La Rochelle, toujours protestante et inféodée aux Anglais, en comblant le port avec les déblais ! Heureusement, le maréchal de Lorges propose au contraire d’en faire une place forte du royaume pour toute la côte atlantique. Il envoie l’ingénieur Ferry avec 6000 hommes pour construire une nouvelle enceinte beaucoup plus grande à l’extérieur de l’enceinte précédente. Cinq portes sont créées pour permettre l’accès, dont quatre existent encore aujourd’hui : la porte des Deux-Moulins, la nouvelle porte Neuve, la Porte Dauphine et la Porte Royale.
L’histoire des fortifications de La Rochelle, remonte au XIIIe siècle . Les éléments de défense les plus connus sont aujourd'hui les tours médiévales situées à l'entrée du Vieux-port, emblèmes de la ville et lieu d'attraction touristique. Trois enceintes ont successivement entourées la ville : un ensemble de fortifications médiévales, une enceinte dite « protestante » et l'enceinte Ferry.
Cette cache s'interesse ici à un ensemble de porte appartenant à ces 3 enceintes.
1. La Grosse Horloge :
La tour de l’horloge, nommée Grosse Horloge, était à l’origine une porte de la ville fortifiée, ouverte dans l’enceinte primitive. Au XIIIe siècle son nom était la porte du Parrot ou Perrot, car elle donnait accès au faubourg de ce nom. La porte était percée de deux baies, la plus large pour les chariots et la plus petite pour les piétons.
En 1478, elle est surmontée d’un clocher octogonal, coiffé d’un campanile abritant la cloche de l’horloge.
En 1672, on réunit les deux baies en une seule arcade afin de faciliter la circulation.
En 1746, la partie supérieure de l’édifice est démolie pour faire place à la construction actuelle en forme de cartel Louis XV flanqué d’attributs scientifiques et militaires.
Aujourd’hui, elle reste un des principaux points de passage entre les quais et la vieille ville.
2. La porte des 2 Moulins :
La porte des deux Moulins est un ouvrage d'entrée (une redoute) dans l'enceinte médiévale. Deux moulins à marée avaient été élevés à proximité. La porte actuelle date du début du XVIIIe siècle. La première avait été construite vers 1200.
3. La porte de Cougnes :
La première porte de Cougnes se situait à l’angle nord-est de l’enceinte médiévale. Elle fut construite en 1412 à l’emplacement où, dès le XIIe siècle, se situait l’entrée principale de la ville. C'est par cette entrée que les souverains et les princes pénétraient dans la ville. Chaque entrée faisait l'objet d'une cérémonie solennelle. Elles étaient composées de deux grosses tours rondes. En 1558, l'ingénieur italien Scipion Vergano construit un ouvrage avancé. En 1576, la porte est réparée. Englobée dans les nouvelles fortifications autorisé par Henri IV, Louis XIII sera le dernier souverain à passer la porte lors de la reddition de la ville en 1628.
Une seconde porte de Cougnes a été édifiée en 1614 dans le cadre de la construction de la nouvelle enceinte autorisée par Henri IV. Cette porte, axé vers le nord, se situait au croisement de l'avenue des Cordeliers et de la rue Alcide d'Orbigny. Selon Claude Masse « un des plus beaux édifices qui fut à la Rochelle ». Elle fut démolie en 1689 pour fournir des matériaux à la dernière enceinte. Il n'en demeure que quelques éléments de décor en arrachement sur la maison voisine, à l'origine corps de garde.
En 1741, elle est détruite sauf le soubassement de l’une des tours sur lequel a été bâti le clocher de l'église Notre-Dame-de-Cougnes et dans lequel est aménagé un passage piéton.
4. La porte Saint Nicolas :
Dès le début du XIIIe siècle, le quartier Saint-Nicolas fut rattaché à La Rochelle et enclos de murailles. De cette époque date la première porte Saint-Nicolas, située contre l’église du même nom et dont subsiste la façade, celle de l’actuel Hôtel Ibis, place de la Motte-Rouge. À ses pieds se trouvait un moulin, mû par les eaux de la Moulinette qui se jetaient là dans la mer.
Vers 1505, un ouvrage avancé portant des pièces d’artillerie fut construit pour protéger la porte et en 1588 y fut établi un ouvrage à cornes. Par plusieurs portes successives, disposées en chicane pour créer des virages, on accédait à un chemin qui longeait la mer jusqu’à Tasdon. Après le grand siège, une partie des fortifications fut rasée et des fossés comblés et, entre 1690 et 1694, un nouveau bastion et un important ouvrage à cornes furent construits, en grande partie sur pilotis en raison des soubassements marécageux. Ces ouvrages disparurent au début du XXe siècle, lors des travaux d’édification de la nouvelle gare. Une nouvelle porte fut percée à travers l’ancienne muraille du Gabut qui allait de la tour Saint-Nicolas à la porte du même nom, et s’appela d’abord la Porte Napoléon, puis la Porte de la Gare et enfin la Porte Saint-Nicolas, avant d’être démolie en 1921. Sur la place de la Motte-Rouge, deux poteaux électriques aux lumières qui brillent en rouge la nuit figurent son emplacement.

5. La porte Maubec :
L'ancienne porte Maubec était adossée à l'église Saint-Sauveur et donnait accès au canal. Elle correspondait aux fortifications de la première enceinte.
La nouvelle porte Maubec correspond à la période de la construction de l'enceinte (dite "Protestante"), autorisé par Henri IV pour englober la "prée Maubec" (entre 1590 et 1610). Elle fut percée en 1611. Elle survit aux destructions suivant le siège de 1627-1628 et à l'édification d'une nouvelle enceinte à partir de 1689. Au cours du XVIIIe siècle, elle est utilisée à des fins privées, avant de servir d'entrepôt pour un magasin d'eau de vie, puis pour l'hôpital Saint-Louis au XIXe siècle. La Porte Maubec a été entièrement rénovée au XXIe siècle pour en faire un espace culturel, lieu d'exposition ou d'événement lié aux arts.
6. La porte Royale :
La Porte Royale était l'ouverture nord-est des fortifications de François Ferry. Elle ouvrait la route vers Niort et Limoges. Construite entre 1706 et 1723, la porte, de style toscan, est basée sur un projet de Pierre Bullet de 1706.
La porte devait initialement comporter au-dessus des voûtes un logement pour l'état major mais après plusieurs arrêts et reprises dans sa construction, le lieutenant-général du royaume fit stopper les travaux, ne donnant à la façade intérieure que des colonnes à mi-hauteur. La porte principale présente aujourd'hui une façade, côté extérieur, sobre et massive, éloignée du projet initial et ne possédant pas le décor du projet présenté par M. de Tigné en 1723. Le dispositif défensif comporte en avant de la porte principale une demi-lune. Le décor de la porte de la demi-lune se compose de 4 colonnes toscanes, d'un entablement et d'un fronton triangulaire. Le fronton est décoré d'un soleil entouré de cornes d'abondance.
Après le déclassement de la Rochelle en tant que place forte, la porte a perdu sa vocation initiale et est tombée dans l'oubli.
Depuis 2012, la porte fait l'objet d'un projet de restauration de grande ampleur. Ce chantier, confié grâce à un bail emphytéotique par la ville de La Rochelle à une association, Les Amis de la Porte Royale, s'étale de 2013 jusqu'en 2022. Les activités de la Porte Royale sont divisées en deux temps : l'hiver est consacré à la restauration tandis que l'été, la Porte Royale s'ouvre au public au travers des manifestations culturelles diverses, de juin à octobre.
7. La porte Dauphine :
La Porte Dauphine fut construite entre 1694 et 1697 par François Ferry. Elle est surmontée d'un fronton triangulaire, lequel est orné d'un soleil rayonnant, et comporte une inscription, à la gloire de Louis XIV. Le Corps de garde qui entourait la porte a été détruit lors du percement de l'avenue de la porte Dauphine, après la Première Guerre mondiale.
8. La porte Neuve :
L’ancienne Porte-Neuve faisait partie de la première enceinte édifiée par Guillaume X, vers 1130. Mais la Porte-Neuve que nous connaissons a été ouverte lorsqu’on a construit, en 1689, la ceinture de fortifications de Ferry. Elle était précédée d’un pont-levis et d’un pont fixe franchissant le cours d’eau de Lafond, et flanquée d’un corps de garde aux colonnes doriques qui disparut au XIXe siècle. Cette porte fut, jusqu’au percement des avenues Guiton et Carnot, la seule sortie de La Rochelle vers l’ouest, la porte des Deux-Moulins n’étant qu’un passage pour piétons.
9. La porte des Canards
Cette appellation est vraisemblablement une déformation de cunarre, nom d'une ancienne famille rochelaise.
Ainsi que d'autres portes, elle donnait accès au port qui était un lieu délimité par des murs. La crainte des incendies dans les navires échoués sur les vases du port à marée basse et de troubles causés par les équipages turbulents ou par l'arrivée d'envahisseur expliquaient la nécésité de pouvoir isoler le port de la ville.
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Votre mission
Il est conseillé de réaliser se parcours dans l'ordre des points proposés. Il peut cependant être fait dans le désordre. Il y a 1 question par porte. La balade est de 4,5km sur terrain plat (qui explique en partie la cotation T4) et vous fera parcourir une partie du centre ville de La Rochelle.
A = nombre de lettre du nom lié à : Plomb - Pentecôte M. X (X est le nom que vous cherchez)
B = Première date mentionné sur le panneau de l'église.
C = numéro de la lettre gravé au dessus de la porte (a=1, b=2, c=3 ...).
D = Que pouvez vous voir tout en haut de la grosse horloge en guise de "flèche" ? Soit D le nombre de lettre de ce mot (le mot le plus simple possible, au singulier, sans déterminant).
E = Année mentionnée sur cette plaque
F = nombre suivant "RAD" sur la plaque d'égouts au sol.
G = le N° de l'article n°2 mentionnant les chiens ?
H= nombre de lettre gravée sur la 5ème pierre au dessus du compteur électrique.
I = Nombre de lettre de la ville dans laquelle ont été fondu les 2 canons devant la porte + année de fabrication.
Calcul des coordonnées : X = A + B + C + D + E + F + G + H + I
N 46° 09.X - 4789 W 1° 08.X - 4999
