LE CIMETIERE DE PENNESSIERES
Les coordonnées du point ? ne sont pas celles de la cache.
Cet enclos situé sur la commune de PENNESSIERES est en fait un cimetière avec une particularité rare, son architecture est de forme circulaire. Il en existerait 3, celui-ci, celui de SAINT-HILAIRE de CHALEONS et après des recherches, j’ai identifié celui de CAMETOURS qui n’est pas parfaitement circulaire. Est-ce le troisième ?
Mais pourquoi ce cimetière est de forme arrondie ? Réponse du Maire ″ Parce que dans notre village, on ne met jamais personne dans un coin"
L’origine du mot "cimetière" vient du grec "koimêtêrion" et signifie "dortoir". Cela s’explique par le fait que dans la croyance chrétienne, le défunt n’est pas réellement mort, il attend seulement sa résurrection.
Mais bien avant le christianisme, l’Homme pratiquait le culte de la mort en enterrant ses défunts et dans la préhistoire, l’inhumation se pratiquait dans des lieux ou espaces symboliques (tumulus par exemple). Certains cimetières sont très anciens et datent de plus de 16 000 ans.
Au Vème siècle avant J-C., l’application de la « Loi des Douze Tables » prévoit en effet que "L'homme mort n’est ni enseveli ni brûlé dans la ville". Avec la chute de l’Empire Romain, les nécropoles sont peu à peu abandonnées au détriment des cimetières rapatriés au centre des villages, près des lieux de culte.
Durant l’Antiquité, les chrétiens sont inhumés à nouveau à l’extérieur des cités, pour des raisons d’hygiène. Dans un premier temps, seuls les évêques, les abbés et les prêtres sont enterrées aux abords des églises puis ensuite suivirent les "Laïcs".
Au Moyen-Age, les cimetières sont de grands espaces ouverts, peu à peu délimités par des murs. Mais peu à peu, la présence des morts parmi les vivants est mal tolérée et Louis XVI décide d’éloigner les cimetières des villes pour des raisons d’hygiène publique et son Ordonnance Royale du 10 mars 1776 en fixe les modalités. Décision qui donne alors l’occasion aux architectes avant-gardistes de laisser libre court à leur imagination pour la création des cimetières. Ce qui est le cas pour ce cimetière.
En effet c’est sur les plans de René ATTIRET que l’entreprise "GULPHE" érige ce cimetière en 1822. René ATTIRET (né en 1765 et mort en 1827) était un architecte et ingénieur français, actif principalement en Haute-Saône au début du XIXe siècle. Il est surtout connu pour ses réalisations architecturales publiques et funéraires.
Vous entrez dans ce cimetière par un porche situé plein sud flanquée de deux "Chapelles" et découvrez l’intérieur de l’enceinte.
Depuis le 3 août 2004, le cimetière est inscrit au titre des monuments historiques.
N 47 29.ABC E 06 05.D1E
A = Nombre de tables dans la Loi du même nom/4
B = Checksum de l’année de construction du cimetière
C = Jour de l’inscription du cimetière au titre des monuments historiques
D = Checksum de l’année de l‘inscription du cimetière au titre de monuments
E = Chiffre des dizaines de l’année de naissance de René ATTIRET