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Camp d'Internement de Tsiganes, Montreuil-Bellay Traditional Cache

Hidden : 6/4/2025
Difficulty:
1.5 out of 5
Terrain:
1.5 out of 5

Size: Size:   micro (micro)

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Geocache Description:


Le camp de prisonniers tziganes de Montreuil-Bellay (1940-1946)

Durant la Seconde Guerre mondiale, la France de Vichy mit en place une politique de répression envers de nombreuses populations jugées « indésirables », parmi lesquelles les Tsiganes, aujourd'hui désignés comme Roms, Manouches ou Gitans. Le camp de Montreuil-Bellay, situé dans le Maine-et-Loire, fut l’un des principaux camps d’internement pour les populations tsiganes en France.

 

Après la défaite française en 1940 et la mise en place du régime de Vichy, les autorités françaises collaborent avec l’Allemagne nazie. La politique de Vichy inclut des mesures discriminatoires contre les minorités. Les Tsiganes, souvent nomades et marginalisés, sont considérés comme une menace pour l’ordre public.

Le décret-loi du 6 avril 1940 interdit la circulation des nomades, et leur internement devient une politique officielle. Une trentaine de camps seront ouverts à cet effet en zone libre et en zone occupée.

Localisation et fonctionnement

Le camp est installé à Montreuil-Bellay, près de Saumur (Maine-et-Loire), sur l’ancien terrain d’un camp militaire. Il est ouvert en novembre 1941 et fonctionnera jusqu’en janvier 1945, même si certaines personnes y resteront internées jusqu'en 1946.

Il s’agissait d’un camp d’internement exclusivement réservé aux familles tsiganes. À son apogée, il a compté jusqu’à plus de 400 personnes internées, dont de nombreux enfants.

Conditions de vie

Les conditions de vie y étaient très dures :

  • Alimentation insuffisante et de mauvaise qualité

  • Manque d’hygiène

  • Froid et promiscuité

  • Maladies fréquentes

  • Surveillance militaire stricte

Il s’agissait d’un camp administré par les autorités françaises, sans intervention directe des nazis, ce qui souligne la responsabilité propre du régime de Vichy.

3. La fin du camp et le sort des internés

Le camp commence à être progressivement vidé à partir de 1944. Certains internés sont transférés dans d'autres camps, d'autres sont libérés. Le camp ferme définitivement en janvier 1945, mais certains Tsiganes restent assignés à résidence dans la région jusqu’en 1946, sans autorisation de reprendre leur vie nomade.

À la différence des Juifs, peu de Tsiganes internés à Montreuil-Bellay ont été déportés vers les camps de concentration nazis depuis ce camp, mais l’internement a causé de graves souffrances et a renforcé la stigmatisation.

 

Long oubli

Pendant des décennies, cet épisode a été largement ignoré par l'histoire officielle. Les survivants ont rarement été écoutés, et aucune reconnaissance officielle n’a été faite avant les années 2000.

Reconnaissance récente

  • En 2010, une plaque commémorative est inaugurée sur le site du camp.

  • En 2016, le président François Hollande reconnaît officiellement la responsabilité de l'État français dans l’internement des Tsiganes pendant la Seconde Guerre mondiale.

  • Le site de Montreuil-Bellay est devenu le principal lieu de mémoire en France pour cet internement.

Le camp de Montreuil-Bellay est un symbole de la répression oubliée des Tsiganes sous le régime de Vichy. Il rappelle que la France n’a pas été seulement victime de l’occupation allemande, mais aussi actrice de politiques discriminatoires, souvent oubliées dans les récits dominants de la Seconde Guerre mondiale.

 

Additional Hints ()

Pynffvd

Decryption Key

A|B|C|D|E|F|G|H|I|J|K|L|M
-------------------------
N|O|P|Q|R|S|T|U|V|W|X|Y|Z

(letter above equals below, and vice versa)

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