> Les minerais de fer <
Les espèces minéralogiques constituant la masse essentielle des minerais de fer sont peu nombreuses et assez différenciées du point de vue physique pour être aisément reconnues. On distingue :
A. Les minerais à hématite : l'espèce dominante est l'oligiste ou l'hématite rouge. Ils sont généralement rocheux ou pulvérulents, à perte au feu très faible, souvent fragiles, et présentant une porosité non négligeable. L'identification des hématites est aisée: elle présente un éclat métallique noir avec des reflets rouges caractéristiques et, surtout, elle donne, lorsqu'elle est rayée à la lime, une poudre rouge qui permet de la distinguer sans ambiguïté des autres minéraux lui ressemblant. A noter que cette principale caractéristique de l'hématite se retrouve dans l'étymologie de son nom, qui signifie sanguine
B. Les minerais à magnétite : ils présentent souvent un gain au feu. Ils sont habituellement durs, massifs, compacts. La magnétite est le minerai le plus riche en fer. Elle forme des cristaux typiquement octaédriques, plus rarement dodécaédriques, exceptionnellement cubiques, qui peuvent atteindre près de 25 cm
C. Les limonites : fragiles, scoriacées, poreuses, à forte perte au feu. La limonite est en fait une roche sédimentaire constituée d'un amas d’hydroxydes de fer microcristallin, l'hématite n'y est présente qu'en quantité mineure. On y retrouve également des minéraux argileux, des phosphates, des arséniates ainsi que des composés organiques. Cette pierre a un aspect noirâtre, mais devient jaunâtre lorsqu’elle est moulée.
D. Les sidérites, font partie du groupe des calcites : massifs, compacts, durs, non poreux, ces minerais présentent une perte au feu considérable ordinairement accompagnée d'une fragilisation et même d'une désagrégation du produit. Altérée par oxydation à l'air humide, elles se transforment en limonite en prenant une coloration brun-noir ; puis, par deshydratation on obtient l'hématite, parfois même la magnétite.
