Dans les sous-bois, elle avance, la géocacheuse téméraire,
Boussole au cœur, regard vif, défiant ronces et mystères.
Elle qu’appelle bois et forêts, elle qu’harrangue le dieu éole,
L’écho de ses pas la raconte beaucoup mieux que ses paroles
Cette énigme d’où zigzaguent les fines pistes qui la hantent,
Montre le fil qu’elle suit, opiniâtre, perseverante.
Regarde bien, murmure-t-elle en scrutant la clairière,
L’incohérence cachée là, comme un clin d’œil de la terre.
Elle écoute les quatre vents, ce que la nature lui dit,
Car chaque détour l’enchante, chaque errance la grandit.
Très à l’aise sur les pentes, elle glisse entre ombre et lumière,
Elle rayonne quand le doute s’efface, quand l’espoir persévère.
Si c’est l’effort qui la pique, si le temps qui fuit se fait rare,
Elle continue, car renoncer ne fait pas partie de son art.
Car elle sait que d’autres cherchent, elle les entend ils errent au loin;
Sur les routes érodées ou dans les bois loin des chemins.
Continuant plus loin encore, elle sait qu’elle fait partie d’un tout
Les mystères s’enchevétrant tenant le jeu de bout en bout
Des milliers ont été trouvées, mais jamais elle ne se lasse
Le plaisir est toujours neuf et ce malgré le temps qui passe.
Une dédicache pour une joueuse qui toujours a le pas joyeux
Du fond des grotttes, du haut des arbres, sur les chemins sinueux,
Elle débusque tous les trèsors, qu’ils soient faciles, difficiles
Une dédicache, mais pour qui ? une dédicache pour Tibertille