La ligne de Paris-Bastille à Marles-en-Brie
La ligne de Paris-Bastille à Marles-en-Brie, parfois appelée ligne de Vincennes ou ligne de la Bastille, était une ligne de chemin de fer d’environ 66 km reliant la gare de la Bastille à Paris à Marles-en-Brie, en Seine-et-Marne. Elle desservait de nombreuses communes de la banlieue sud-est parisienne, notamment Sucy-en-Brie, Boissy-Saint-Léger, Limeil-Brévannes et Brie-Comte-Robert.
Ouverte progressivement à partir de 1859, la ligne est prolongée jusqu’à Marles-en-Brie en 1892. Elle joue un rôle important dans le développement des communes traversées, avant de connaître un déclin au XXᵉ siècle avec la concurrence des transports routiers et l’évolution du réseau ferroviaire francilien. Les sections les plus éloignées de Paris ferment progressivement au trafic voyageurs à partir de 1939. Une partie du tracé le plus proche de Paris sera ensuite intégrée au RER A à partir de la fin des années 1960.
Limeil-Brévannes et l’histoire de la ligne
À Limeil-Brévannes, la ligne de Paris-Bastille traverse la commune d’ouest en est et marque durablement son paysage. La gare de Limeil est mise en service en 1875 par la Compagnie des chemins de fer de l’Est, lors de la prolongation de la ligne au-delà de Boissy-Saint-Léger. Elle permet alors de relier directement la commune à Paris, facilitant les déplacements des habitants et le transport de marchandises agricoles issues du plateau briard.
La gare devient un élément structurant du territoire, contribuant à l’urbanisation progressive de Limeil-Brévannes à la fin du XIXᵉ et au début du XXᵉ siècle. Toutefois, avec la baisse de fréquentation et la réorganisation du réseau ferroviaire, le trafic voyageurs est interrompu en 1939 sur cette portion de la ligne. Le bâtiment voyageurs de la gare est par la suite détruit, et les voies sont déferrées.
Aujourd’hui, l’ancienne plateforme ferroviaire à Limeil-Brévannes a été réutilisée et intégrée dans des aménagements urbains et paysagers. Le tracé de la ligne est devenu une voie verte et un axe de promenade. À proximité, des équipements comme le skate park ou le parcours de santé témoignent de la reconversion de cet ancien espace industriel en lieu de loisirs et de vie.
Ces dernières années, l’ancienne emprise ferroviaire a également été évoquée dans le cadre de réflexions plus larges sur le développement des transports en commun en Île-de-France. Le projet de la ligne 18 du métro du Grand Paris Express, destiné à relier l’ouest et le sud de la région parisienne, a ravivé l’intérêt pour les anciens corridors ferroviaires, notamment pour leur continuité et leur faible impact foncier.