- Au pays des Sucs -
La longue période d'activité volcanique a laissé un héritage morphologique riche et varié dans le Velay, l'Yssingelais et le Haut-Vivarais.
L'érosion post-volcanique a ensuite sculpté ces édifices pour façonner le paysage actuel, dominé par des formes caractéristiques.
Les sucs sont sans conteste les formes volcaniques les plus emblĂ©matiques du paysage yssingelais et du Velay oriental. Il s'agit de collines en forme de dĂ´me, gĂ©nĂ©ralement dĂ©pourvues de cratère sommitale bien dĂ©fini. Leur nom proviendrait du patois local "Suchaillou", dĂ©signant un relief saillant et arrondi. Leur morphologie distinctive et leur concentration dans cette rĂ©gion leur valent d'ĂŞtre considĂ©rĂ©s comme un paysage unique en Europe. Â
Ces Ă©difices rĂ©sultent de l'extrusion de laves très visqueuses, principalement des phonolites et des trachytes. En raison de leur faible fluiditĂ©, ces laves s'accumulent autour du point de sortie au lieu de s'Ă©taler en vastes coulĂ©es, formant ainsi des dĂ´mes ou des aiguilles. Ce type d'Ă©ruption, caractĂ©risĂ© par la croissance de dĂ´mes de lave visqueuse, est souvent qualifiĂ© de "pĂ©lĂ©en", par analogie avec les Ă©ruptions de la Montagne PelĂ©e en Martinique, bien que les manifestations explosives associĂ©es (nuĂ©es ardentes) ne semblent pas avoir Ă©tĂ© dominantes dans la formation de la plupart des sucs du Velay. L'Ă©rosion diffĂ©rentielle a ensuite jouĂ© un rĂ´le majeur en dĂ©gageant ces Ă©difices rĂ©sistants des terrains encaissants plus tendres (socle altĂ©rĂ©, formations sĂ©dimentaires ou pyroclastiques), accentuant leur proĂ©minence dans le paysage. Â




3,8 km
±185 m
±01:30  Â
 hors recherche de cache
, de champignonsÂ
et contemplation du paysage
,de la flore
et de la faune
Dans une ambiance unique, au pays des volcans et de la lauze sur les hauteurs de Rosières où la pierre de lave est présente partout, dans les coulées, les murets de pierres sèches qui jalonnent les chemins ou dans les anciennes terrasses de culture, je vous propose de grimper jusqu'au sommet de ce suc soit au travers du difficile mais toutefois magnifique PR 338 (
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17,5 km
±631 m
±06:00 ) soit au plus court (mon tracé) en passant par l'extraordinaire Chier Blanc, chaos de phonolite et ses arbres labellisés "arbres remarquables" par le fait que ce sont des bonzaïs naturels.
nb: Le "coup de cul" sur 1 km à 18,5% entre le Chier Blanc et le sommet va satisfaire certains géocacheurs aguerris quand d'autres vont me maudire !
téléchargez la trace gpx : ici