Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville de Lyon occupe une place majeure dans l’organisation de la Résistance française. Située en zone non occupée jusqu’en novembre 1942, elle devient rapidement un centre stratégique pour les réseaux clandestins. Sa position géographique, ses infrastructures ferroviaires et son activité industrielle en font un lieu privilégié pour la circulation des informations, l’organisation des mouvements et l’impression de journaux clandestins.
Plusieurs mouvements de Résistance y développent leurs activités, notamment le mouvement Combat, fondé par Henri Frenay. La ville accueille également des figures importantes de la Résistance, dont Jean Moulin, chargé par le général Charles de Gaulle d’unifier les différents mouvements résistants.
Dans de nombreux quartiers lyonnais, des appartements privés, des ateliers ou des commerces servent de lieux de réunion, de caches pour les documents clandestins ou d’ateliers d’impression. Le 3ᵉ arrondissement de Lyon conserve aujourd’hui plusieurs plaques commémoratives rappelant ces activités.
La résolution de cette multi débute aux coordonnées de la page de présentation de la cache (point R1). Vous y trouverez une plaque commémorative.
Lucienne Givre – rue Roux-Soignat
Une plaque située rue Roux-Soignat rend hommage à Lucienne Givre, résistante lyonnaise.
Comme de nombreuses femmes engagées dans la Résistance, elle participe à des activités clandestines telles que la transmission de messages, l’aide logistique aux réseaux ou le soutien aux combattants clandestins.
Le rôle des femmes dans la Résistance est longtemps resté peu visible dans l’historiographie. Pourtant, leur participation fut essentielle au fonctionnement des réseaux clandestins, notamment dans les missions de liaison, de transport de documents ou d’hébergement de résistants.
Elle est arrêtée au cours de l'année 1943 et emprisonnée à la prison Montluc (cellule 7) avant d'être déportée.
A = Quel âge allait avoir Lucienne lors de son décès ?
B = Nombre de lettres de la marque de l'interphone à proximité
Poursuivre dans la rue Roux Soignat pour rejoindre le point R2 où il y a une autre plaque commémorative.
Jules Favier – rue Roux-Soignat
Une plaque commémorative rend hommage à Jules Favier, résistant lyonnais engagé dans la lutte contre l’occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale.
Actif au sein des réseaux clandestins de Lyon, il participe aux actions menées contre les autorités allemandes et le régime de Vichy. Comme de nombreux résistants, il agit dans un contexte de forte répression, marqué par les arrestations, les interrogatoires et les exécutions.
Il fait partie de ces résistants dont le parcours illustre les risques encourus dans la lutte clandestine. Victime d’une dénonciation, il est interpellé en 1943, puis interné à la prison Montluc de Lyon. Après passage au camp de transit de Compiègne-Royallieu (Oise), il est déporté au camp de Mauthausen.
C = Chiffre de la dizaine de l'année de naissance de Jules
D = Somme des 11 chiffres du compteur EDF à proximité
Se rendre ensuite au point R3, rue René et Marguerite Pellet.
René Pellet – rue René et Marguerite Pellet
Une plaque située rue René et Marguerite Pellet rappelle la naissance de René Pellet (1911-1944).
Instituteur spécialisé dans l’enseignement aux enfants sourds, il s’engage dans la Résistance pendant l’Occupation. Il dirige le réseau de renseignement Marco-Polo, actif entre la zone sud et la zone occupée. Ce réseau participe à la collecte et à la transmission d’informations destinées aux services alliés.
Son épouse, Marguerite Pellet, est également engagée dans la Résistance. Elle sera arrêtée en 1943, puis déportée dans les camps nazis, où elle meurt en 1945.
Sur la dénonciation d’un agent de liaison, il est appréhendé par les Allemands en 1944. Il est placé en détention à la prison Montluc de Lyon, torturé, puis assassiné le 23 août 1944.
E = Nombre de lettres du grade de René Pellet (2 mots attendus, sans abréviation)
F = Numéro de la maison de René Pellet
Se rendre ensuite au point R4, rue Viala.
L’imprimerie clandestine du mouvement Combat – rue Viala
Une plaque commémorative située rue Viala rappelle la présence d’une imprimerie clandestine du mouvement Combat.
Durant l’Occupation, la diffusion d’informations indépendantes constitue l’un des moyens essentiels de la lutte contre la propagande allemande et la censure du régime de Vichy. Les journaux clandestins permettent de transmettre des informations provenant de la Résistance ou des Alliés, mais aussi d’encourager la population à poursuivre la lutte.
L’imprimerie installée dans cette rue participe à la production de ces publications clandestines. Le 17 juin 1944, l’installation est attaquée par les forces allemandes et la Milice. Plusieurs résistants sont tués lors de l’assaut. Cet événement illustre les risques encourus par les membres de la Résistance impliqués dans la diffusion de la presse clandestine.
G = Nombre de personnes mentionnées sur la plaque commémorative
H = Nombre de lettre du surnom d'André BOLLIER
La cache se trouve en : N 45° 44.(D*B)+(E*H)+((A*3)*3)+4 | E 4° 53.(A*G)+(C*F)-43
Pas de stylo dans la cache.