
Jean Nicot est né à Nimes en 1530, il était diplomate et philologue. En 1559, le Roi François II l'envoya au Portugal pour négocier le mariage du jeune Roi Sébastien avec Marguerite de Valois.
D'abord mal reçu, il réussit à se concilier les Portugais
En 1560, Nicot signale la découverte d'une herbe aux vertus médicinales au cardinal Louis de Lorraine.
Mais l'expédition de Villegagnon au Brésil vint tout gâcher.
Injurié il dut s'enfuir à la fin de 1561. Il eut néanmoins le temps d'envoyer en France le tabac, qu'il appellera « nicotiane ».

Dans la Maison rustique de Charles Estienne et Jean Liébault, il fait un grand éloge de cette plante du point de vue médical. Parallèlement, il avait envoyé des oranges, des figues et des citrons à Catherine de Médicis et au cardinal de Lorraine.

Il semble qu'ensuite il se soit alors marié et fixé à Brie-Comte-Robert, où il amassa une riche bibliothèque, dont plusieurs volumes sont conservés à la
Bibliothèque Nationale de France
Il est mort le 10 mai 1604, ainsi que l'écrit l'abbé Claude-Pierre Goujet.
Ce n'est qu'en 1606, deux ans après sa mort, que sera publié le Thresor de la langue francoyse, tant ancienne que moderne, par le libraire David Douceur. La publication posthume de cette œuvre de Jean Nicot lui vaudra la célébrité.