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Quand la roche change de couleur EarthCache

Hidden : 6/4/2026
Difficulty:
3 out of 5
Terrain:
1.5 out of 5

Size: Size:   other (other)

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Geocache Description:


Official EarthCache

 

Introduction

 

À Rennes, presque tous les vieux murs racontent la même histoire rouge : celle du schiste pourpré de Pont-Réan, la pierre lie-de-vin emblématique de la ville. Mais ce mur cache une anomalie. Au milieu des moellons violacés, quelques pierres vert-gris, striées de veines blanches, détonnent. Même mur, mais une tout autre couleur… Pourquoi ? La réponse tient à un seul élément chimique : le fer.

🎯 L’objectif de cette EarthCache est de comprendre, à partir d’un mur ordinaire, comment l’état d’oxydation du fer (oxydé ou réduit) gouverne la couleur d’une roche, et de reconnaître les indices d’une circulation de fluides (veines de quartz) dans la pierre.

Rappel concernant les Earthcaches: Il n’y a pas de conteneur à rechercher ni de logbook à renseigner. Il suffit de se rendre sur les lieux, de répondre aux questions et de me renvoyer les réponses.

Précautions d’usage

 

⚠️ Sécurité : le mur est observable depuis la voie publique ; restez sur le trottoir et surveillez la circulation. Observation à hauteur d’œil, aucune escalade nécessaire.

⚠️ Règlement : le mur borde une propriété. Observez sans toucher ; ne grattez, ne prélevez et ne dégradez aucune pierre ni le mortier.

⚠️ Équipement : aucun matériel spécial. Une loupe de poche et un appareil photo (gros plan) suffisent ; observation possible toute l’année.

Pour valider la Earthcache

 

Pour pouvoir valider cette EarthCache, vous devrez répondre correctement aux questions suivantes et ajouter à votre log une photo de vous, de votre GPS ou de votre pseudo au waypoint de la cache. Cette photo permettra de valider le « trouvé » en cas de mauvaise réponse aux questions. Attention : ne pas montrer les réponses sur votre photo.

Merci d’envoyer vos réponses via mon profil ou via la messagerie geocaching.com, ne les donnez pas dans votre log. Les logs enregistrés sans réponses seront supprimés.

Vous pouvez loguer la cache “trouvé” sans attendre ma confirmation, je vous contacterai en cas de problème.

N’hésitez pas à lire le descriptif pour vous aider à répondre aux questions.

Question 1 — Décrivez le mur dans son ensemble : quelle est la couleur dominante des moellons, et quelle couleur présentent les pierres minoritaires que vous repérez ?

Question 2 — Observez de près l’une des pierres vertes. Décrivez les veines blanches : sont-elles plutôt rectilignes ou ramifiées/entrecroisées, et traversent-elles le bloc d’un bord à l’autre ? D’après le descriptif, de quel minéral s’agit-il et que traduisent ces veines ?

Question 3 — Comparez une pierre verte et une pierre pourpre voisines. Le descriptif explique que la silice et les veines de quartz rendent une roche dure et massive, tandis que la schistosité fait éclater une roche en plaquettes. Sur le mur, laquelle des deux vous paraît la plus dure / la plus saillante par rapport au mortier, et laquelle se débite le plus en plaquettes ? Décrivez aussi la différence de grain ou de texture.

Question 4 — Observez la répartition des pierres vertes dans le mur : sont-elles isolées, dispersées un peu partout, ou plutôt regroupées / alignées ? Et si vous en trouvez une, décrivez une pierre présentant à la fois du vert et une zone rosâtre ou pourprée. D’après le descriptif, qu’est-ce que la différence de couleur entre pierres vertes et pierres pourpres nous apprend sur l’état du fer (oxydé ou réduit) ?

Question 5 — À votre avis, pourquoi le maçon a-t-il mélangé ces différentes pierres dans un même mur ? (réflexion personnelle, aucune réponse unique attendue)

Présentation du site

 

Vous êtes devant un mur de clôture maçonné « à pierres vues », observable depuis la rue et typique des constructions rennaises bâties avec les ressources du sous-sol local. Le maçon a employé ce qu’il avait sous la main : surtout la pierre pourpre régionale, et quelques blocs d’une roche verte plus rare. Ce mélange, sans doute involontaire, est devenu une petite vitrine de géologie à ciel ouvert.

Géologie

 

Un sous-sol très ancien.

Rennes est bâtie sur le Massif armoricain, l’un des plus vieux socles de France, vestige usé d’anciennes chaînes de montagnes. Sous la ville reposent d’abord les roches du Briovérien, des vases et sables marins déposés il y a environ 540 à 580 millions d’années, puis durcis et plissés. C’est la « table de fond » sur laquelle tout le reste s’est installé.

La mer revient

la Formation de Pont-Réan.

Au début de l’Ordovicien, il y a environ 475 millions d’années, la région est étirée par un phénomène de rifting (la croûte terrestre s’amincit et se fracture en bassins effondrés). La mer y dépose une « série rouge », des plus grossiers aux plus fins : un conglomérat de base (le Poudingue de Montfort), des grès, puis des siltites fines uniformément teintées de rouge lie-de-vin, appelées localement Dalles pourprées ou Schistes de Pont-Réan. Cette roche est composée pour l’essentiel de grains de quartz, de paillettes de mica blanc et de chlorite. C’est elle, sous toutes ses nuances, qui fait la couleur si reconnaissable des vieux murs rennais.

Pourquoi est-elle rouge ?

Comme toutes les « couches rouges » (red beds) du globe, sa teinte vient d’une fine poussière d’hématite, un oxyde de fer dans lequel le fer est à l’état oxydé (Fe⊃3;⁺). Ce rouge se forme dans un milieu bien oxygéné, un peu comme la rouille qui colore une vieille ferraille exposée à l’air.

Pourquoi certaines pierres sont-elles vertes ?

Le fer est un véritable caméléon chimique. Lorsque le milieu devient réducteur (pauvre en oxygène — eaux stagnantes, matière organique, circulation de fluides), le fer bascule à l’état réduit (Fe⊃2;⁺) et s’associe à des minéraux verts comme la chlorite : la roche perd son rouge et verdit. Deux origines sont possibles pour les blocs verts de ce mur : soit une portion décolorée (réduite) du même schiste rouge — certaines pierres conservant alors des plages rosâtres résiduelles ou un dégradé entre les deux teintes —, soit une roche verte chloriteuse locale distincte. Dans les deux cas, le message est le même : c’est la chlorite et le fer réduit qui donnent le vert, là où l’hématite et le fer oxydé donnent le rouge.

Les veines blanches.

Les pierres vertes sont zébrées d’un réseau de veines blanc laiteux, souvent entrecroisées. Il s’agit de quartz (parfois accompagné de calcite), cristallisé dans des fractures lorsque des fluides ont circulé dans la roche. Ces veines sont les cicatrices fossiles d’un grand épisode de déformation : vraisemblablement la formation de la chaîne hercynienne, il y a environ 300 millions d’années, qui a comprimé, fracturé et feuilleté l’ensemble du Massif armoricain.

Dur ou feuilleté ?

Cette même déformation a imprimé dans les roches une schistosité : un feuilletage qui fait éclater certaines pierres en dalles et plaquettes — bien commode pour les empiler dans un mur. À l’inverse, une roche riche en silice et renforcée par des veines de quartz résiste mieux et reste massive. Le mur juxtapose ces deux comportements : à vous de repérer lequel s’exprime sur les pierres pourpres et lequel sur les pierres vertes.

Phénomènes principaux

1. La couleur pilotée par le fer : pourpre = fer oxydé (hématite, Fe⊃3;⁺) ; vert = fer réduit (Fe⊃2;⁺) associé à la chlorite. Une chimie, deux couleurs, directement lisibles sur le mur.

2. Les veines de quartz : traces fossiles d’une circulation de fluides dans des fractures, héritées des grandes déformations du Massif armoricain.

Références

 

• BRGM (0317N). Trautmann F. & Paris F. (2000). Notice explicative de la carte géologique de Rennes à 1/50 000. Orléans : BRGM. Disponible sur : http://ficheinfoterre.brgm.fr/Notices/0317N.pdf

• SIGES Bretagne, BRGM — Contexte géologique (Formation de Pont-Réan, « Schistes rouges »).

• Cogné J. (1974). Le Massif Armoricain. In : Autran A. et al., Géologie de la France. BRGM/Dunod.

• Foucault A. & Raoult J.-F. (2014). Dictionnaire de Géologie. Dunod.

Introduction

 

In Rennes, nearly every old wall tells the same red story: that of the Pont-Réan purple schist, the wine-red stone emblematic of the city. But this wall hides an anomaly. Among the maroon blocks, a few grey-green stones, streaked with white veins, stand out. Same wall, yet a completely different colour… Why? The answer comes down to a single chemical element: iron.

🎯 The aim of this EarthCache is to understand, from an ordinary wall, how the oxidation state of iron (oxidised or reduced) governs the colour of a rock, and to recognise the signs of fluid circulation (quartz veins) within the stone.

A reminder about EarthCaches: there is no container to find and no logbook to sign. You simply go to the site, answer the questions and send me your answers.

Safety and rules

 

⚠️ Safety: the wall can be observed from the public road; stay on the pavement and watch for traffic. Observation is at eye level — no climbing is required.

⚠️ Rules: the wall borders a property. Observe without touching; do not scratch, remove or damage any stone or the mortar.

⚠️ Equipment: no special equipment needed. A pocket lens and a camera (close-up) are enough; the site can be observed all year round.

To validate the EarthCache

 

To validate this EarthCache, you must answer the following questions correctly and add to your log a photo of yourself, of your GPS or of your username at the cache waypoint. This photo will allow the “found it” to be validated in case of a wrong answer to the questions. Caution: do not show the answers in your photo.

Please send your answers via my profile or through the geocaching.com messaging system; do not give them in your log. Logs recorded without answers will be deleted.

You may log the cache as “found” without waiting for my confirmation; I will contact you if there is a problem.

Feel free to read the description to help you answer the questions.

Question 1 — Describe the wall as a whole: what is the dominant colour of the blocks, and what colour do the minority stones you spot display?

Question 2 — Look closely at one of the green stones. Describe the white veins: are they rather straight or branching/criss-crossing, and do they run across the block from one edge to the other? According to the description, which mineral are they, and what do these veins record?

Question 3 — Compare a green stone and a purple stone next to each other. The description explains that silica and quartz veins make a rock hard and massive, whereas schistosity causes a rock to split into thin slabs. On the wall, which of the two appears to you the harder / the more protruding relative to the mortar, and which splits the most into slabs? Also describe the difference in grain or texture.

Question 4 — Observe the distribution of the green stones in the wall: are they isolated, scattered here and there, or rather grouped / aligned? And if you find one, describe a stone showing both green and a pinkish or purplish zone. According to the description, what does the colour difference between the green stones and the purple stones tell us about the state of the iron (oxidised or reduced)?

Question 5 — In your opinion, why did the mason mix these different stones in a single wall? (personal reflection — no single expected answer)

Site presentation

 

You are standing before a “exposed-stone” rubble wall, visible from the street and typical of Rennes buildings constructed with local subsoil resources. The mason used what was at hand: mostly the regional purple stone, plus a few blocks of a rarer green rock. This mixture, probably unintentional, has become a small open-air showcase of geology.

Geology

 

A very ancient basement.

Rennes is built on the Armorican Massif, one of the oldest basements in France, the worn remnant of former mountain ranges. Beneath the city lie, first, the rocks of the Brioverian, marine muds and sands laid down around 540 to 580 million years ago, then hardened and folded. This is the “ground floor” on which everything else was set down.

The sea returns

The Pont-Réan Formation. At the beginning of the Ordovician, about 475 million years ago, the region was stretched by rifting (the Earth’s crust thins and breaks into down-dropped basins). The sea deposited a “red series”, from coarsest to finest: a basal conglomerate (the Montfort Puddingstone), sandstones, then fine siltstones uniformly tinted wine-red, known locally as Purple Flagstones or Pont-Réan Schists. This rock is made up mainly of quartz grains, flakes of white mica and chlorite. It is this stone, in all its shades, that gives the old walls of Rennes their unmistakable colour.

Why is it red?

Like all the “red beds” of the world, its hue comes from a fine dusting of hematite, an iron oxide in which the iron is in its oxidised state (Fe⊃3;⁺). This red forms in a well-oxygenated environment — rather like the rust that colours an old piece of iron left out in the air.

Why are some stones green?

Iron is a true chemical chameleon. When the environment becomes reducing (poor in oxygen — stagnant water, organic matter, fluid circulation), the iron switches to its reduced state (Fe⊃2;⁺) and combines with green minerals such as chlorite: the rock loses its red and turns green. Two origins are possible for the green blocks in this wall: either a decoloured (reduced) portion of the same red schist — some stones then keeping residual pinkish patches or a gradient between the two tints — or a separate local green chloritic rock. In both cases the message is the same: it is chlorite and reduced iron that produce the green, where hematite and oxidised iron produce the red.

The white veins.

The green stones are streaked with a network of milky-white veins, often criss-crossing. These are quartz (sometimes with calcite), crystallised in fractures when fluids circulated through the rock. These veins are the fossil scars of a major deformation episode — most likely the building of the Hercynian (Variscan) range, about 300 million years ago, which compressed, fractured and foliated the whole Armorican Massif.

Hard or flaky?

That same deformation imprinted a schistosity on the rocks: a foliation that causes some stones to split into slabs and plates — very handy for stacking in a wall. Conversely, a rock rich in silica and reinforced by quartz veins resists better and stays massive. The wall sets these two behaviours side by side: it is up to you to work out which one shows on the purple stones and which on the green ones.

Main phenomena

1. Colour governed by iron: purple = oxidised iron (hematite, Fe⊃3;⁺); green = reduced iron (Fe⊃2;⁺) combined with chlorite. One chemistry, two colours, both directly readable on the wall.

2. The quartz veins: fossil traces of fluid circulation within fractures, inherited from the great deformations of the Armorican Massif.

Additional Hints (No hints available.)

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