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Le fer de la Roche qui pleure EarthCache

Hidden : 7/17/2026
Difficulty:
4 out of 5
Terrain:
3.5 out of 5

Size: Size:   other (other)

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Geocache Description:


Official EarthCache

 

Introduction

 

À Senneville, au nord de Fécamp, une source suinte au pied de la falaise crayeuse. À quelques kilomètres au sud, à Grainval, l’EarthCache « La Roche qui pleure » (GCATCXF) raconte l’histoire de l’eau et du calcaire : comment la craie se dissout, puis se reconstruit en tuf.

Cette cache-ci regarde un autre voyageur transporté par les eaux de la craie : le fer.

Observez les traînées orange-rouille sur la roche claire. Ce n’est ni de la rouille métallique, ni une salissure : c’est un minéral en train de se former, ici, maintenant, sous vos yeux.

🎯 L’objectif de cette EarthCache est de comprendre d’où vient ce fer, pourquoi il circule invisible dans la nappe, et pourquoi il précipite en ocre précisément à la sortie de la source.

Deux sources de la Côte d’Albâtre, deux facettes de la chimie des eaux de la craie. GCATCXF (Grainval) illustre le carbone (dissolution/précipitation du calcaire, karst, tuf). Celle-ci illustre le fer (mobilisation puis oxydation). Un même aquifère, deux chimies différentes selon les sites.

Rappel concernant les Earthcaches: Il n’y a pas de conteneur à rechercher ni de logbook à renseigner. Il suffit de se rendre sur les lieux, de répondre aux questions et de me renvoyer les réponses.

Précautions d’usage

 

⚠️ Sécurité : falaises du Pays de Caux à fort risque de chute de blocs (recul d’environ 30 cm/an) ; ne stationnez pas au pied de la paroi. Accès à marée basse uniquement ; surveillez la marée montante.

⚠️ Règlement : littoral cauchois — ne rien prélever ni dégrader. Site Natura 2000 (Littoral cauchois, à vérifier) : respecter la faune et la flore.

⚠️ Équipement : chaussures à bonne accroche (galets et rochers glissants). Ne visitez pas par temps de pluie récente (argile à silex déstabilisée). Réseau mobile souvent absent.

Pour valider la Earthcache

 

Pour pouvoir valider cette EarthCache, vous devrez répondre correctement aux questions suivantes et ajouter à votre log une photo de vous, de votre GPS ou de votre pseudo au waypoint de la cache. Cette photo permettra de valider le « trouvé » en cas de mauvaise réponse aux questions. Attention : ne pas montrer les réponses sur votre photo. Merci d’envoyer vos réponses via mon profil ou via la messagerie geocaching.com, ne les donnez pas dans votre log. Les logs enregistrés sans réponses seront supprimés.

Vous pouvez loguer la cache “trouvé” sans attendre ma confirmation, je vous contacterai en cas de problème.

N’hésitez pas à lire le descriptif pour vous aider à répondre aux questions.

Question 1 — Repérez précisément où apparaissent les traînées ocre : dans la roche sèche en hauteur, ou le long des filets d’eau et à la sortie de la source ? Que vous apprend cette localisation sur le moment où le fer se dépose ?

Question 2 — Observez la falaise de bas en haut. Repérez le niveau rougeâtre / brun au-dessus de la craie blanche. En le reliant aux coulées ocre du pied, proposez le trajet complet du fer, de sa source à son lieu de dépôt.

Question 3 — Le fer arrive dissous et incolore dans la nappe, mais ressort ocre et solide. Localisez sur place la limite précise entre la zone encore humide/ruisselante et la roche déjà sèche : c’est là que se concentre le dépôt. Qu’est-ce que cette limite vous révèle sur le changement de condition que subit l’eau pour déclencher la précipitation du fer ?

Question 4 — Suivez une même coulée ocre depuis le point où l’eau sort jusqu’au bas de son parcours. La teinte est-elle uniforme, ou son intensité varie-t-elle (plus soutenue à un endroit, plus pâle à un autre) ? Où le dépôt de fer semble-t-il le plus abondant, et qu’en déduisez-vous sur la vitesse à laquelle le fer se fixe une fois l’eau à l’air libre ?

Question 5 — Réflexion personnelle : sur cette côte où tout s’érode et recule, vous observez ici de la matière qui se construit. Qu’est-ce que cela change dans votre façon de voir une roche « en train de se faire » ?

Présentation du site

 

La falaise est de la craie du Crétacé supérieur ; à sa base, ici, affleure la craie du Turonien, coiffée plus haut par des craies plus jeunes et, au sommet du plateau, par une argile à silex rougeâtre — le résidu insoluble laissé quand la pluie dissout la craie. Cette argile est riche en oxydes de fer : c’est elle qui colore les versants en brun-rouille. À la base, la nappe de la craie ressort en source, au débouché de la valleuse.

Géologie — le fer dans la craie de la Côte d’Albâtre

 

Une craie turonienne.

À la base de la falaise, ici, affleure la craie du Turonien (Crétacé supérieur, environ 94 à 90 millions d’années), déposée au fond d’une mer chaude et peu profonde. C’est une craie souvent un peu marneuse, presque pure en carbonate de calcium, héritée de l’accumulation de micro-organismes calcaires. Vers le haut de la falaise, la craie devient plus jeune (Coniacien, puis Santonien).

Un chapeau d’argile riche en fer.

La craie n’est pas éternelle : sous l’action de la pluie légèrement acide, le calcaire se dissout lentement. Ce qui ne se dissout pas — silex, fines argiles et oxydes de fer — s’accumule sur place et forme l’argile à silex, ce manteau brun-rouille qui coiffe le plateau et habille les versants. Ce résidu concentre le fer de millions d’années de dissolution de la craie.

Du fer aussi dans la craie elle-même.

Nodule de Marcassite

Fait remarquable, à Senneville le fer ne vient pas seulement d’en haut : la craie turonienne renferme, précisément aux niveaux durcis d’où sourdent les sources, des croûtes ferrugineuses et des nodules de marcassite (un sulfure de fer). Exposée à l’air et à l’eau, la marcassite s’oxyde et libère du fer — un producteur naturel de rouille, au cœur même de la falaise.

Un aquifère karstique.

La craie est une roche fissurée qui laisse circuler l’eau : elle forme l’un des plus grands réservoirs souterrains de France, la nappe de la craie. L’eau de pluie s’y infiltre, chemine dans un réseau de fissures — un karst discret — puis ressort en sources là où la falaise recoupe un niveau peu perméable (marne, lit de silex, banc de craie durcie), typiquement en base de falaise au débouché des valleuses.

Le fer, tantôt voyageur, tantôt figé.

Le point remarquable du site tient à un contraste : le fer est soit transporté, soit immobilisé, selon les conditions chimiques de l’eau. Dans le sol et la nappe, milieux souvent pauvres en oxygène (dits réducteurs), il prend la forme Fe⊃2;⁺, soluble : il voyage, invisible et incolore. Lorsque l’eau parvient à l’air libre, les conditions changent : le fer bascule en Fe⊃3;⁺, insoluble, et précipite en oxy-hydroxydes ocre à rouille (goethite, ferrihydrite). Des bactéries capables de « respirer » le fer participent parfois au dépôt et lui donnent son aspect gélatineux.

Un phénomène supergène, actuel et constructif.

Tout se joue à basse température, avec de l’eau de pluie : c’est un processus supergène, sans rapport avec une source chaude. Ailleurs sur la côte, à Grainval, c’est le calcaire qui domine à l’émergence (dégazage du CO₂, tuf) ; ici, à Senneville, c’est le fer. Et alors que l’essentiel de cette côte recule et s’érode (environ 30 cm par an), vous avez ici l’inverse sous les yeux : de la matière qui s’ajoute à la roche — un dépôt en train de naître.

Références

 

  • TERNET Y. (1969). Notice explicative de la feuille Fécamp (XVIII-8-9) à 1/50 000. Orléans : BRGM. http://ficheinfoterre.brgm.fr/Notices/0057N.pdf
  • Hoyez B., Girard J. & Cottard N. (2020). Le Cénomanien du littoral normand entre la Valleuse d’Antifer et le Cap de La Hève. Carnets de Géologie, CG2020_B01.
  • craies.crihan.fr (Hoyez / CRIHAN) — pages Grainval / Roche-qui-pleure.
  • Foucault A. & Raoult J.-F. (2014). Dictionnaire de Géologie. Dunod.

Introduction

 

At Senneville, north of Fécamp, a spring seeps out at the foot of the chalk cliff. A few kilometres to the south, at Grainval, the EarthCache “La Roche qui pleure” (GCATCXF) tells the story of water and limestone: how chalk dissolves, then rebuilds itself as tufa.

This cache looks at another traveller carried by the chalk’s waters: iron. Look at the orange-rust streaks on the pale rock. This is neither metallic rust nor a stain: it is a mineral in the act of forming, here, now, before your eyes.

🎯 The goal of this EarthCache is to understand where this iron comes from, why it travels invisibly through the aquifer, and why it precipitates as ochre precisely where the spring emerges.

Two springs on the Alabaster Coast, two facets of the chemistry of chalk waters. GCATCXF (Grainval) illustrates carbon (dissolution/precipitation of limestone, karst, tufa). This one illustrates iron (mobilisation then oxidation). The same aquifer, two different chemistries depending on the site.

A reminder about EarthCaches: there is no container to find and no logbook to sign. You simply go to the site, answer the questions and send me your answers.

Safety and usage notes

 

⚠️ Safety: the Pays de Caux cliffs carry a high risk of falling blocks (retreat of about 30 cm/year); do not linger at the foot of the wall. Access at low tide only; watch the rising tide.

⚠️ Rules: Cauchois coastline — take nothing and damage nothing. Natura 2000 site (Littoral cauchois, to be confirmed): respect the wildlife and plants.

⚠️ Equipment: shoes with good grip (pebbles and slippery rocks). Do not visit after recent rain (clay-with-flints becomes unstable). Mobile network often absent.

To validate the EarthCache

 

To validate this EarthCache, you must answer the following questions correctly and add to your log a photo of yourself, your GPS or your username at the cache waypoint. This photo will allow the “found” to be validated in case of a wrong answer. Please do not reveal the answers in your photo. Send your answers via my profile or the geocaching.com message centre, not in your log. Logs recorded without answers will be deleted.

You may log the cache as “found” without waiting for my confirmation; I will contact you if there is a problem.

Feel free to read the description to help you answer the questions.

Question 1 — Locate precisely where the ochre streaks appear: on the dry rock higher up, or along the trickles of water and at the spring’s outlet? What does this location tell you about the moment when the iron is deposited?

Question 2 — Look at the cliff from bottom to top. Identify the reddish/brown level above the white chalk. By linking it to the ochre flows at the foot, propose the complete journey of the iron, from its source to its place of deposition.

Question 3 — The iron arrives dissolved and colourless in the aquifer, yet emerges ochre and solid. Locate on site the precise boundary between the still-wet/trickling zone and the already-dry rock: this is where the deposit concentrates. What does this boundary reveal about the change of condition the water undergoes to trigger the precipitation of iron?

Question 4 — Follow a single ochre flow from the point where the water emerges down to the bottom of its course. Is the tint uniform, or does its intensity vary (stronger in one place, paler in another)? Where does the iron deposit seem most abundant, and what do you deduce about how fast the iron fixes once the water reaches the open air?

Question 5 — Personal reflection: on this coast where everything erodes and retreats, here you are watching matter that is being built. How does that change the way you see a rock “in the making”?

About the site

 

The cliff is chalk of the Upper Cretaceous; at its base, here, the Turonian chalk crops out, capped higher up by younger chalks and, at the top of the plateau, by a reddish clay-with-flints — the insoluble residue left when rain dissolves the chalk. This clay is rich in iron oxides: it is what stains the slopes brown-rust. At the base, the chalk groundwater emerges as a spring, at the mouth of the valleuse.

Geology — iron in the chalk of the Alabaster Coast

 

A Turonian chalk.

At the foot of the cliff, here, crops out the Turonian chalk (Upper Cretaceous, about 94 to 90 million years old), laid down on the floor of a warm, shallow sea. It is a chalk, often slightly marly, almost pure calcium carbonate, inherited from the accumulation of calcareous micro-organisms. Higher up the cliff, the chalk becomes younger (Coniacian, then Santonian).

A cap of iron-rich clay.

Chalk is not eternal: under slightly acidic rain, the limestone slowly dissolves. What does not dissolve — flints, fine clays and iron oxides — accumulates in place and forms the clay-with-flints, the brown-rust mantle that caps the plateau and drapes the slopes. This residue concentrates the iron of millions of years of chalk dissolution.

Iron within the chalk itself.

Remarkably, at Senneville the iron does not come only from above: the Turonian chalk contains, precisely at the hardened levels from which the springs seep, ferruginous crusts and nodules of marcasite (an iron sulphide). Exposed to air and water, marcasite oxidises and releases iron — a natural producer of rust, in the very heart of the cliff.

A karstic aquifer.

Chalk is a fractured rock that lets water circulate: it forms one of the largest groundwater reservoirs in France, the chalk aquifer. Rainwater infiltrates, travels through a network of fissures — a discreet karst — then emerges as springs wherever the cliff intersects a less permeable level (marl, flint band, hardened chalk bed), typically at the cliff foot at the mouth of the valleuses.

Iron, sometimes traveller, sometimes fixed. The striking point of the site lies in a contrast: iron is either transported or immobilised, depending on the water’s chemical conditions. In the soil and the aquifer, environments often poor in oxygen (called reducing), it takes the Fe⊃2;⁺ form, which is soluble: it travels, invisible and colourless. When the water reaches the open air, conditions change: the iron shifts to Fe⊃3;⁺, insoluble, and precipitates as ochre-to-rust oxy-hydroxides (goethite, ferrihydrite). Bacteria able to “breathe” iron sometimes take part in the deposit and give it its gelatinous look.

A supergene, present-day and constructive process.

Everything happens at low temperature, with rainwater: this is a supergene process, unrelated to any hot spring. Elsewhere on the coast, at Grainval, it is limestone that dominates at the outlet (CO₂ degassing, tufa); here, at Senneville, it is iron. And while most of this coast retreats and erodes (about 30 cm per year), here you have the opposite before your eyes: matter being added to the rock — a deposit being born.

Additional Hints (No hints available.)

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