Extrait du journal du capitaine Elias Blackwood, 1718
« Si ces lignes sont retrouvées, c’est que la mer a enfin accepté de parler… »
Il y a plus de trois siècles, un vieux trois-mâts quitta l’Île de la Tortue, dans les Caraïbes, une île alors fréquentée par les pirates et les flibustiers.
Son nom était Le Serpent des Mers.
À son bord, le capitaine Blackwood transportait un butin dont personne ne connaissait exactement la valeur :
plusieurs tonnes de pièces d’or, de bijoux et de pierres précieuses, pillées au cours de longues années de navigation.
Mais le navire ne devait jamais atteindre sa destination.
Après avoir traversé l’Atlantique, le Serpent des Mers entra en Méditerranée.
Une terrible tempête le poussa vers les côtes du Languedoc.
Dans la nuit, alors qu’il cherchait un refuge près de l’embouchure de l’Aude, le navire fut pris par les courants.
La mer l’engloutit au large des Cabanes de Fleury.
Aucun membre de l’équipage ne reparut.
Aucun coffre ne fut retrouvé.
Et pourtant, le vieux capitaine avait laissé une dernière indication dans son journal :
« Lorsque les hommes auront oublié mon navire,
lorsque mes cartes auront disparu,
mon dernier trésor sera gardé par des sentinelles de bois.
Cherchez l’endroit où les hommes viennent regarder la mer sans monter à bord d’un navire.
Là où les directions sont gravées pour les voyageurs,
mes gardiens seront encore debout.
Ne cherchez pas au milieu de la table…
Cherchez celui qui ferme la ligne,
du côté où le vieux marin poserait son pied gauche.
À ses pieds repose ce que la mer n’a jamais pu reprendre. »
Depuis, le Serpent des Mers repose quelque part sous les eaux du Golfe du Lion…
Quant au coffre, nul ne sait s’il contenait encore de l’or.
Mais certains affirment qu’un vieux pirate, avant de disparaître, aurait caché une dernière petite partie du butin sur la terre ferme, à l’abri des vagues et des tempêtes.
🌊 La mer a gardé l’épave.
⚓ Les Cabanaïres ont gardé le rivage.
🏴☠️ Et les vieux poteaux gardent encore le secret.
À toi de retrouver le dernier gardien…