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Le Mascaret : La Vague à Contre-Courant EarthCache

Hidden : 9/1/2026
Difficulty:
2 out of 5
Terrain:
1.5 out of 5

Size: Size:   other (other)

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Geocache Description:


 Cette EarthCache ludique va essayer de vous en apprendre un peu plus sur un rare phénomène : le mascaret.
 This fun EarthCache will try to teach you a little more about a rare phenomenon: the tidal bore.

 

 
 

 

 Pour valider cette earthcache :
 

  • Loguez cette cache "Found it" en postant la photo demandé dans le dialogue ci-dessous.

  • Envoyez moi les réponses aux 3 questions identifiées dans le dialogue ci-dessous soit par mail, soit par la messagerie geocaching.com (via mon profil). Je vous contacterai en cas de problème:
     

 

 LE DIALOGUE EN FRANCAIS 

 

Sur la berge de la Garonne, au Port de Podensac. Georges, vieux pêcheur du coin, est assis sur une caisse en bois près de son carrelet. Il observe le fleuve. Arrive Arthur, combinaison en néoprène flambant neuve, planche de surf sous le bras, tapant frénétiquement sur son smartphone.

Arthur : Excusez-moi, monsieur ! Mon appli "Surf My Wave" m'indique le spot de glisse ultime juste ici. Mais ça capte mal, l'écran mouline. Elle est où la fameuse vague ?

Georges : Une vague de surf ici... Laissez-moi deviner : vous arrivez tout droit de Paris, vous avez pris quatre cours de glisse à Lacanau l'été dernier et vous débarquez-là pour surfer sur notre mascaret ?

Arthur : Mais j'ai un super niveau, je gère le take-off ! Mais franchement, regardez-moi cette eau. On dirait un chocolat chaud géant oublié au soleil. Vous avez subi une pollution dernièrement ? Ma combi toute neuve va être ruinée ! Et c'est pour ça qu'il n'y a personne aujourd'hui !?

Georges : Rangez votre téléphone, petit Parisien. Et ayez un peu de respect pour Dame Garonne. Sachez que c'est le 4e plus long fleuve de France, le 3e par son débit et le 2e plus puissant après le Rhône ! Et ce que vous prenez pour de la pollution, c'est l'âme même de la Garonne. Cette couleur, c'est de la roche broyée, de la géologie en suspension.

Arthur : Mais la roche, c'est lourd, ça devrait couler au fond ! À l'océan, l'eau est claire au-dessus du sable !

Georges : Pas dans le plus vaste estuaire d'Europe occidentale, mon garçon. Ici, c'est un champ de bataille perpétuel entre l'Océan Atlantique et le fleuve. À chaque marée montante, l'eau salée s'engouffre et bloque l'eau douce qui descend. Ce choc remue les fonds en permanence et empêche les particules minérales de se reposer. C'est ce qu'on appelle le "bouchon vaseux".

Arthur : Et ça ne s'arrête jamais de remuer ?

Georges : Seulement si on force la nature à se calmer. Imaginez que vous preniez un récipient transparent, que vous le remplissiez de cette eau de la Garonne et que vous le posiez sur mon banc sans y toucher pendant plusieurs heures... La physique reprendrait ses droits !

Cher géocacheur, répondez à cette 1re question pour valider votre passage : Si l'on réalisait l'expérience du récipient d'eau laissé immobile, que se passerait-il visuellement à l'intérieur au bout de plusieurs heures et pourquoi ? Observez visuellement la berge nue de végétation au niveau de l'eau. Quelle semble être la taille des sédiments qui la composent (est-ce un amas de galets, de sables grossiers, ou d'argiles/limons extrêmement fins) ?

Arthur : D'accord, c'est vivant en fait. Mais ça n'explique pas où est ma vague ! Mon appli dit qu'il y a plus de 730 mascarets par an. Il y en a forcément un aujourd'hui, non ?

Georges : Deux par jour, oui ! Mais attention, sur les 730, seule une cinquantaine sont vraiment remarquables. C'est un phénomène rarissime à l'échelle de la planète : on ne compte qu'environ 80 fleuves dans le monde qui le produisent. Et en France, il n'y en a que deux vrais : sur la Dordogne et sur la Garonne, là où nous sommes.

Arthur : Et ça ressemble à quoi ? Une seule grosse barrière d'eau ?

Georges : Non, c'est un train de vagues, comme de la houle ! La masse d'eau se déplace à une vitesse de 15 à 30 km/h selon le fond. Vous avez d'abord la grosse vague principale qui peut atteindre 2,5 mètres de haut, suivie de 4 ou 5 autres vagues espacées d'environ 10 mètres. On appelle ces vagues secondaires les "éteules". Et derrière, c'est un vrai bouillonnement !

Arthur : Génial ! Les surfeurs doivent s'éclater. Mais pourquoi mon appli donne le port de Podensac comme spot idéal, et pas Bordeaux ? Cela serait magnifique de surfer devant le miroir d'eau de Bordeaux ! La vague passe bien par la-bas !?

Georges : L'influence maritime de la marée remonte même jusqu'à La Réole, à plus de 80 kilomètres des quais de Bordeaux ! Mais pour que l'onde se lève et que la vague se crée, il lui faut des conditions drastiques. D'abord un grand coefficient de marée : au moins 90, et au-delà de 100, ça devient spectaculaire.

Arthur : D'accord, mais j'imagine que cela ne suffit pas. 

Georges : Tout à fait ! C'est aussi une question topographique. À Bordeaux, le fleuve est trop large, trop profond. Mais en arrivant vers Langoiran, c'est le profil parfait. La Garonne commence à se resserrer avec une forme en entonnoir, elle multiplie les méandres, et surtout, les fonds sont bas avec la présence de nombreux bancs de sable mouvants. L'eau océanique arrive, elle manque de place sur les côtés, elle frotte sur le fond... et elle n'a d'autre choix que de se dresser ! Il faut que la Garonne s'y prête. Le débit du fleuve doit être faible. Si on est en hiver, avec un débit très fort, le courant d'eau douce écrase la vague. Il faut un fleuve en étiage, calme, comme à la fin de l'été.

Arthur : Je vois... et c'est tout ?

Georges : Et non ! Il faut aussi que la Garonne s'y prête. Le débit du fleuve doit être faible. Imaginez, si on est en hiver, et qu'il pleuve à verse pendant des semaines dans les Pyrénées. La Garonne gonfle, devient furieuse, et son courant descend vers l'océan avec une force inouïe, avec un débit très fort. Si le fleuve est trop fort, il écrase la vague montante. Il faut que la Garonne soit calme, en étiage, avec très peu de fond. Souvent à la fin de l'été ou au début de l'automne.

Cher géocacheur, répondez à cette 2e question pour valider votre passage : Listez les trois facteurs topographiques/géologiques précis qui forcent la marée à se transformer en mascaret.

Arthur : Bon, mon appli me dit coefficient 55 aujourd'hui. Je crois bien que ma séance de surf est tombé à l'eau !

Georges : C'est le cas de le dire ! Avec un coefficient de 55, vous auriez juste fait du pédalo dans la vase ! Pour espérer tenir dix minutes sur la vague et surfer sur 3 ou 4 kilomètres, il faut vérifier l'agenda de la ville pour cibler les grandes marées. Allez, posez votre planche contre mon carrelet et asseyez-vous là. On va regarder le fleuve vivre, c'est déjà un beau spectacle.

Cher géocacheur, répondez à cette 3e question pour valider votre passage : Notez la date et l'heure de votre visite aux coordonnées.
Si le mascaret n'est pas là lors de votre passage : Dans quel sens s'écoule l'eau ? Est-ce le sens d'écoulement logique du fleuve ? Si non, comment expliquez-vous cela?
Si vous êtes présent lors du passage du mascaret : Précisez le coefficient de marée du jour, et indiquez dans quel sens physique se déplace la vague déferlante.

Arthur : Merci Georges pour ce moment ! Mes collègues au bureau seront jaloux de moi quand je leur raconterai ce que j'ai vu et tout ce que j'ai appris avec vous ! Je peux prendre une photo souvenir avec mon smartphone ?

Georges : Vous pouvez pas vous en passer de ce truc-là ! 
Pour valider cette EarthCache, prenez une photo de vous, de votre GPS ou d'un objet personnel vous représentant, avec la grosse ancre derrière vous.

 



 

 To validate this EarthCache:
 

  • Log this cache as "Found it" by posting the photo requested in the dialogue below.
     

  • Send me the answers to the 3 questions identified in the dialogue below either by email or via the Geocaching.com message center (via my profile). I will contact you in case of any problems

 

  THE STORY IN ENGLISH  

 

On the banks of the Garonne, at the Port of Podensac. Georges, an old local fisherman, is sitting on a wooden crate near his square-net fishery. He is observing the river. Arthur arrives, wearing a brand-new wetsuit, a surfboard under his arm, tapping frantically on his smartphone.

Arthur: Excuse me, sir! My "Surf My Wave" app says the ultimate surfing spot is right here. But the signal is bad, the screen is loading. Where is this famous wave?

Georges: A surfing wave here... Let me guess: you come straight from Paris, took four surfing lessons in Lacanau last summer, and you show up here to surf our tidal bore ("mascaret")?

Arthur: But I have a great level, I've mastered the take-off! But seriously, look at this water. It looks like a giant hot chocolate left out in the sun. Have you had a pollution spill lately? My brand-new wetsuit is going to be ruined! Is that why there's nobody here today!?

Georges: Put your phone away, little Parisian. And have some respect for Lady Garonne. You should know it's the 4th longest river in France, the 3rd by flow rate, and the 2nd most powerful after the Rhône! And what you mistake for pollution is the very soul of the Garonne. This color is crushed rock, geology in suspension.

Arthur: But rocks are heavy, they should sink to the bottom! In the ocean, the water is clear above the sand!

Georges: Not in the largest estuary in Western Europe, my boy. Here, it's a perpetual battlefield between the Atlantic Ocean and the river. With every rising tide, the saltwater rushes in and blocks the fresh water flowing down. This clash constantly stirs up the riverbed and prevents the mineral particles from settling. This is what we call the "mud plug" (bouchon vaseux).

Arthur: And does it ever stop churning?

Georges: Only if we force nature to calm down. Imagine you take a transparent container, fill it with this water from the Garonne, and put it on my bench without touching it for several hours... Physics would reassert itself.

Dear geocacher, answer this 1st question to validate your visit: If we carried out the experiment of the water container left motionless, what would visually happen inside after several hours and why? Visually observe the bare bank (without vegetation) at the water level. What seems to be the size of the sediments that compose it (is it a pile of pebbles, coarse sand, or extremely fine clays/silts)?

Arthur: Alright, so it's actually alive. But that doesn't explain where my wave is! My app says there are over 730 tidal bores a year. There has to be one today, right?

Georges: Two a day, yes! But beware, out of those 730, only about fifty are truly remarkable. It's an extremely rare phenomenon on a global scale: there are only about 80 rivers in the world that produce it. And in France, there are only two real ones: on the Dordogne and on the Garonne, right where we are.

Arthur: And what does it look like? A single big wall of water?

Georges: No, it's a train of waves, like a swell! The mass of water moves at a speed of 15 to 30 km/h depending on the riverbed. First, you have the main large wave which can reach 2.5 meters in height, followed by 4 or 5 other waves spaced about 10 meters apart. We call these secondary waves "éteules". And behind them, it's a real churning cauldron!

Arthur: Awesome! Surfers must have a blast. But why does my app give the Port of Podensac as the ideal spot, and not Bordeaux? It would be magnificent to surf in front of the Bordeaux water mirror! The wave goes through there, right!?

Georges: The maritime influence of the tide even goes all the way up to La Réole, more than 80 kilometers from the Bordeaux quays! But for the swell to rise and the wave to be created, it needs drastic conditions. First, a high tidal coefficient: at least 90, and above 100, it becomes spectacular.

Arthur: Okay, but I imagine that's not enough.

Georges: Exactly! It's also a topographical matter. In Bordeaux, the river is too wide, too deep. But arriving towards Langoiran, it's the perfect profile. The Garonne begins to narrow into a funnel shape, it multiplies its meanders, and above all, the riverbed is shallow with the presence of numerous shifting sandbanks. The ocean water arrives, it lacks space on the sides, it rubs against the bottom... and it has no other choice but to rise up! The river's flow rate must also be low. If it's winter, with a very strong flow, the freshwater current crushes the wave. You need a river at low water level, calm, like at the end of summer.

Arthur: I see... and is that all?

Georges: No! The Garonne also has to be suitable. The river's flow must be low. Imagine, if we are in winter, and it pours rain for weeks in the Pyrenees. The Garonne swells, becomes furious, and its current flows down towards the ocean with incredible force, with a very strong flow rate. If the river is too strong, it crushes the rising wave. The Garonne must be calm, at low water level (étiage), very shallow. Often at the end of summer or the beginning of autumn.

Dear geocacher, answer this 2nd question to validate your visit: List the three specific topographical/geological factors that force the tide to transform into a tidal bore.

Arthur: Well, my app says the coefficient is 55 today. I think my surf session is dead in the water!

Georges: You can say that again! With a coefficient of 55, you would have just been pedaling in the mud! To hope to stay on the wave for ten minutes and surf for 3 or 4 kilometers, you need to check the town's schedule to target the high tides. Come on, put your board against my net and sit down here. We're going to watch the river live, it's already a beautiful show.

Dear geocacher, answer this 3rd question to validate your visit: Note the date and time of your visit at the coordinates.
If the tidal bore is not there during your visit: In which direction is the water flowing? Is it the logical flowing direction of the river? If not, how do you explain this?
If you are present when the tidal bore passes: Specify the tidal coefficient of the day, and indicate in which physical direction the breaking wave is moving.

Arthur: Thank you Georges for this moment! My colleagues at the office will be jealous of me when I tell them what I saw and everything I learned with you! Can I take a souvenir photo with my smartphone?

Georges: You really can't do without that thing!
To validate this EarthCache, take a photo of yourself, your GPS, or a personal item representing you, with the large anchor behind you.

 

 

 

 

 

 

Additional Hints (No hints available.)

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