Moi G.C., on me nommait le fantôme, le prince de l'audace et de l'effroi. Mon acte final fut consigné au crépuscule d'une ère.
Ma cible ?
Un sculpteur de secondes, un homme dont l'art consistait à emprisonner le temps dans le cuivre et l'acier. Je l’ai attiré dans mon antre sous le fallacieux prétexte d’un troc de métaux précieux. Il y entra au tic-tac de sa montre, mais n’en sortit qu'en fragments anonymes. Pour effacer mon péché, nous avons infligé à sa dépouille un outrage si méthodique que la rumeur publique en fit un monstre de légende. La justice des hommes m'attendait au tournant d'un calendrier précis au jour le jour près, gravé en lettres de sang.
Le verdict de mes juges : Ce corps vengé
La vindicte des magistrats fut d'une ironie géométrique. Pour avoir interrompu le mouvement perpétuel d’un artisan, la Cour m'ordonna d'épouser son plus grand symbole. Allongé face au ciel, mes os devinrent les rayons brisés d'un cadran de supplice.
Donner avec Certitude l'écriture du temps il faudra.
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Cornelius47