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Description:
Ille-sur-Têt [ij syʁ tɛt] est une commune française située dans le centre du département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie.
Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par la Têt, le Boulès, la Riberette, le Gimeneill, le ruisseau de Bellàgre. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Ille-sur-Têt est une commune rurale qui compte 5 556 habitants en 2023. Elle est dans l'unité urbaine d'Ille-sur-Têt et fait partie de l'aire d'attraction de Perpignan. Ses habitants sont appelés les Illois ou Illoises.
Accès :
Elle se situe à 23 km à vol d'oiseau de Perpignan, préfecture du département, à 17 km de Prades, sous-préfecture, et à 14 km du Le Soler[3], bureau centralisateur du canton de la Vallée de la Têt dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales. La commune est par ailleurs ville-centre du bassin de vie d'Ille-sur-Têt.
Les communes les plus proches[Note 1] sont[4] : Saint-Michel-de-Llotes (2,4 km), Bouleternère (3,6 km), Corbère (3,8 km), Néfiach (4,6 km), Corbère-les-Cabanes (4,7 km), Rodès (5,0 km), Bélesta (5,3 km), Montalba-le-Château (5,7 km).
Ille-sur-Têt se trouve en amont du Ribéral, région naturelle qui correspond à la partie basse de la vallée de la Têt, terminaison occidentale de la plaine du Roussillon, entre les comarques historiques du Conflent, qui débute à l'ouest à Rodès, et celle du Roussillon.
Historique :
Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le Roussillon, une ancienne province du royaume de France, qui a existé de 1659 jusqu'en 1790 et qui recouvrait les trois vigueries du Roussillon, du Conflent et de Cerdagne.
XVIIe siècle;
Dans le cadre de la guerre des faucheurs, 5 000 soldats espagnols dirigés par Juan de Garay Otañez, avec de la cavalerie et quatre pièces d'artillerie provenant de Perpignan, ont attaqué la cité du 23 au 29 septembre 1640. Ils ont été repoussés par les 600 Français de George Stuart, 9e seigneur d'Aubigny. La résistance de la population et la menace de l'arrivée des renforts français ont découragé les Espagnols qui ont levé le siège.
Histoire agricole;
Depuis 1775, la vigne est en pleine extension dans le Roussillon. Après la crise de l’oïdium et celle du phylloxera qui ont eu des conséquences économiques déplorables, les viticulteurs roussillonnais privilégient le rendement à la qualité, ce qui les conduit lentement vers une crise de surproduction. En 1903, la vigne occupe plus de la moitié de la surface agricole du Roussillon, elle a perdu du terrain dans quelques communes comme celle d’Ille-sur-Têt où prospèrent surtout la céréaliculture et les herbages. Les jardins forment autour du village une ceinture verdoyante qui offre des revenus beaucoup plus stables que ceux de la vigne en crise. Grâce à l’excellent réseau d’irrigation, l’horticulture triomphe de la sécheresse estivale. La puissance du soleil permet des récoltes variées et naturellement précoces. Les jardins souvent assis en contrebas profitent du limon fluvial, ils sont protégés de la tramontane par des haies de cyprès ou par des clayonnages de roseaux.
Culture locale et Patrimoine :
Monuments et lieux touristiques;
L'église Saint-Étienne (Logo monument historique Classé MH (1998)) ;
L'église Sainte-Marie-la-Rodona Logo monument historique Classé MH (1986) : église romane ;
L'église des Carmes (Logo monument historique Classé MH (1984)) ;
L'Hospici d'Illa ou hospice Saint-Jacques (Logo monument historique Classé MH (1987)) ;
Église de l'Hôpital Saint-Jacques dit aussi Hospici d'Illa d'Ille-sur-Têt.
Le monastère Saint-Clément de Reglella (Logo monument historique Inscrit MH (1993, Chapelle et vestiges de l'ancien monastère)) : monastère en ruines de style roman située au lieu-dit Reglella ;
L'église Saint-Sauveur de Casesnoves (Logo monument historique Inscrit MH (1955)) ;
L'hôtel d'Ardena (Logo monument historique Inscrit MH (1984)), hôtel particulier du XVIIe siècle ;
Une croix de cimetière du XVIe siècle (Logo monument historique Classé MH (1892)) ;
Le site des Orgues d'Ille-sur-Têt.
L'ermitage Saint-Maurice de Greulera Logo monument historique Inscrit MH (1927).
Ancienne église Sainte-Croix d'Ille-sur-Têt.
Ancienne église Sainte-Marie d'Ille-sur-Têt.
Chapelle d'Ille-sur-Têt.
Chapelle Notre-Dame de Greolera.
Les Orgues
Personnalités liées à la commune
Joseph d'Albert (1722-1790) : conseiller au Parlement de Paris, né et mort à Ille-sur-Têt ;
François-Étienne Montégut (1758-1827) : homme politique né à Ille-sur-Têt ;
Amédée Artus (1815-1892) : chef d'orchestre et compositeur mort à Ille-sur-Têt ;
Jean Bardou (1799-1852) : industriel né à Ille-sur-Têt ;
Joseph Bardou (1823-1884) : Industriel, né à Ille-sur-Tête et fils du précédent ;
Charles Dupuy (1851-1923) : homme politique, fait citoyen d'honneur de la ville en 1893[78] et mort à Ille-sur-Têt ;
Renée Vidal (1861-1911) : chanteuse d'opéra ayant vécu et morte à Ille-sur-Têt ;
Étienne Alart (1883-?) : militant anarchiste et antimilitariste né à Ille-sur-Têt ;
Joseph-Sébastien Pons (1886-1962) : poète né et mort à Ille-sur-Têt ;
Simona Gay (1898-1969) : poétesse, aquarelliste, sœur de Joseph-Sébastien Pons, née et morte à Ille-sur-Têt ;
Xavier de Gaulle (1887-1955) : résistant, ayant travaillé à Ille-sur-Têt ;
Pierre Fouché (1891-1967) : linguiste, né et mort à Ille-sur-Têt ;
René Barande (1892-1976) : graveur sur bois, spécialisé dans l'ex-libris, né à Ille-sur-Têt ;
Jean Galia (1905-1949) : joueur de rugby à XV et de rugby à XIII né à Ille-sur-Têt ;
Louis Amade (1915-1992) : parolier et préfet, né à Ille-sur-Têt ;
Paul Blanc (1937-) : homme politique, né à Ille-sur-Têt ;
Paul Loridant (1948-2020) : homme politique, né à Ille-sur-Têt.