Description :
Le Barcarès (en catalan, El Barcarès), aussi appelé Port Barcarès, est une commune française située dans le nord-est du département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie.
Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par l'Agly. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : deux sites Natura 2000 (le « complexe lagunaire de Salses » et le « complexe lagunaire de Salses-Leucate »), deux espaces protégés (le « Mas de l'Isle » et l'étang de Salses-Leucate) et six zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Le Barcarès est une commune rurale et littorale qui compte 6 109 habitants en 2023, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1962. Elle est dans l'agglomération de Saint-Laurent-de-la-Salanque et fait partie de l'aire d'attraction de Perpignan. Ses habitants sont appelés les Barcarésiens ou Barcarésiennes.
Accès :
Elle se situe à 15 km à vol d'oiseau de Perpignan, préfecture du département, et à 4 km de Saint-Laurent-de-la-Salanque, bureau centralisateur du canton de la Côte salanquaise dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Saint-Laurent-de-la-Salanque.
Les communes les plus proches sont: Saint-Laurent-de-la-Salanque (4,0 km), Torreilles (5,0 km), Saint-Hippolyte (5,6 km), Sainte-Marie-la-Mer (7,0 km), Claira (7,2 km), Villelongue-de-la-Salanque (7,9 km), Canet-en-Roussillon (9,5 km), Bompas (10,5 km).
Historique :
Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le Roussillon, une ancienne province du royaume de France, qui a existé de 1659 jusqu'en 1790 et qui recouvrait les trois vigueries du Roussillon, du Conflent et de Cerdagne.
Cette étroite bande de terre située entre l’étang et la mer est longtemps restée insalubre et quasi déserte. Alors qu’aux alentours du XIVe siècle, les Templiers font assécher une partie de la Salanque, le Lido barcarésien est laissé de côté, faute de moyens techniques.
L’intérêt pour le site prend naissance au XVIIe siècle. En 1659 le traité des Pyrénées est signé, déplaçant la frontière sur les Pyrénées. À cette époque, l’économie de la vallée de l’Agly se développe, et avec elle les moyens de transport. Un port est aménagé au Barcarès. Sous la dépendance naturelle de Saint-Laurent-de-la-Salanque, ce port voit transiter de nombreuses marchandises : vin, huile, fruits, poissons.. et le sel, denrée réglementée.
Se développant peu à peu, Le Barcarès devient dans la seconde moitié du XIXe siècle un port de pêche important, ayant même ses propres installations de constructions navales où l’on fabrique les fameuses barques catalanes. De plus, à cette époque, la mode est aux bains de mer. Des nombreuses familles viennent passer du temps sur ses plages improvisant d’éphémères villages de fortune le temps d’un été.
La commune du Barcarès est créée le 22 mars 1929 à partir de territoires distraits de la commune de Saint-Laurent-de-la-Salanque et rattachée au canton de Rivesaltes, puis en 1935 au canton de Saint-Laurent-de-la-Salanque.
Guerre d'Espagne et Seconde Guerre mondiale;
L'histoire contemporaine du Barcarès est marquée par l’arrivée en 1939, à la fin de la guerre d'Espagne, de dizaines de milliers de républicains franchissant la frontière et enfermés par les autorités françaises dans un camp d’internement, qui devint ensuite, sous le régime de Vichy, un Centre de rassemblement des étrangers.
Comme les camps de Rivesaltes, d'Argelès et d'Agde, le camp du Barcarès a vu ainsi l'internement dans ses murs de nombreux exilés de la Retirada, comme le peintre Antoni Garcia i Lamolla.
D'autres réfugiés sont aussi recrutés dans les trois Régiments de marche de volontaires étrangers formés au Barcarès entre 1939 et 1940.
Développement touristique contemporain
À partir de 1953, la nouvelle municipalité entame une série de travaux de développements : assainissement, eau potable, électrification, voirie urbaine, ainsi que la construction des premiers lotissements en front de mer et les premiers travaux de réaménagement du port, notamment au Grau Saint-Ange, pour y améliorer l'accueil des bateaux de pêche et de plaisance. Mais c'est surtout avec la mission interministérielle d'aménagement touristique du littoral du Languedoc-Roussillon (mission Racine), lancée en 1963 que se développe vraiment la station balnéaire. Sont engagées à la fois une vaste opération de lutte anti-moustiques, le reboisement du littoral, la construction de routes, de nouveaux aménagements du port et le lancement d'importantes opérations immobilières. Symbole de la station, le navire le Lydia est ensablé en juin 1967.
Culture locale et Patrimoine :
Monuments et lieux touristiques;
La cabane de pêcheur de Coudalère, inscrite aux monuments historiques depuis 1994 ;
Chapelle Notre-Dame-de-tous-les-horizons du Barcarès : chapelle du XXe siècle ;
Église Notre-Dame-de- l'Assomption du Barcarès : église du XIXe siècle ;
le Lydia : paquebot ensablé, symbole du Barcarès ;
Allée des Arts.
Barques catalanes
Équipements culturels;
Centre culturel
Bibliothèque municipale.
Dans les années 1970-1980 a existé au Barcarès un zoo marin-delphinarium.
Personnalités liées à la commune
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Miquel Abós Serena (1889-1940) : anarchiste espagnol mort au camp du Barcarès ;
Manolo Valiente (1908-1991), peintre et sculpteur espagnol, interné au camp du Barcarès ;
Georges Candilis (1913-1995) : architecte et urbaniste grec ayant travaillé à la conception de Port-Barcarès ;
Abel Paz (1921-2009) : anarchiste espagnol interné au camp du Barcarès.
Culture populaire:
Littérature;
Daniel Hernandez, La bastos du Barca, Perpignan, Mare Nostrum, coll. « Polars catalans », 2008, 229 p. (ISBN 978-2-908476-63-7, BNF 41351471)
Gastronomie:
La bouillinade du Barcarès est une recette à base de poissons et de pommes de terre avec une sauce pimentée.