La Rivière Montmorency
La rivière Montmorency est le siège de formations géologiques
qui en font sa beauté et attire spéléologues, randonneurs,
touristes et ...géocacheurs! Elle a un bassin versant d'environ 1
100 km2 situé sur le Bouclier Canadien. Du pont
piétonnier (46°53.443'N 71°8.867'W), vous êtes presque exactement
au-dessus de la faille Montmorency et la rivière devient une chute
(photo 1). Avec ses 83 mètres (272 pieds) de hauteur, la renommée
chute Montmorency est la plus haute chute du Québec et dépasse les
chutes Niagara de 30 mètres (98 pi) qui ont quand même la notable
hauteur de 53 mètres (174 pi). (Pour plus d'information sur la
chute, voyez la cache géologique
GC1G4YA.)
Vue du haut de la chute: remarquez les personnes
au bas!
(photo 1 - mars 2008)
Le Canyon des Marches Naturelles
La rivière, sur ses deux derniers kilomètres,
parcourt le plateau de calcaire de Courville et de Boischatel et
elle y a incisé le canyon des Marches Naturelles
jusqu'à la chute Montmorency. Aujourd’hui inondé en partie par le
barrage des Marches Naturelles construit en 1908, le canyon doit
son nom aux strates calcaires sub-horizontales aux abords de la
rivière Montmorency. Vous pourrez voir ces strates en empruntant le
sentier qui longe la rivière à l'est.
Le karst de Courville
De par et d'autre de la rivière Montmorency, des sites
géologiques karstiques se sont formés. Un karst est un ensemble de
cavités dû à la présence de calcaire qui est dissous par les eaux
naturelles. C'est évidemment un processus d'érosion lent. L'eau
dissout la roche en surface, s'infiltre graduellement grâce à
des fissures verticales et dissout les parois, créant ainsi une
cavité et parfois, une grotte.
La grotte de Courville, d'une longueur de 180 mètres par 5
mètres de hauteur, découverte le 19 août 1981 lors de travaux de
terrassement effectués sur l'avenue Royale, fait partie d'un
ensemble de vides sous le sol de Courville, à l'ouest de la
rivière, que les spéléologues scientifiques désignent par "Karst de
Courville". Elle fut probablement formée par l'ancêtre de la
rivière Montmorency.
La construction et la mise en service du Barrage des marches
naturelles en 1908, plus en amont, a causé l'inondation de la
Grotte de Courville et l'a ainsi "réactivée" puisque l'eau
s'infiltre dans le premier 1.5 m (5 pi) du niveau d'eau en amont du
barrage. Des dolines sur le plateau de Courville ont été remarquées
sur des photos datant de 1950. Ces dolines ont par la suite été
comblées et le plateau a été urbanisé au cours des années 1960 et
elles ne sont plus visibles aujourd'hui.
La grotte de Boischatel
En amont de la chute et à l'est, la grotte de Boischatel,
découverte en 1979, fait la joie des spéléologues avec son réseau
de galeries s'étendant sur une longueur connue approximative de 3
500 mètres (11 483 pi). Certaines galeries ont jusqu'à 8 à 12 m (26
- 40 pi) de haut et parfois 7 m (23 pi) de largeur. Elle est la
plus longue grotte au Canada à l'est des Rocheuses.
Résurgences près de la grotte de
Boischatel
(photo 2 - mars 2008)
La coordonnée de la cache vous amène face au
barrage des marches
naturelles et au point de confluence des résurgences (photo
2) à la rivière. Les résurgences se trouvent à la fin du parcours
proposé d'environ 1 km à partir du pont piétonnier (vous pouvez
faire vos observations pour répondre aux questions à n'importe quel
endroit en amont de la chute). Différents points de vue sont
indiqués tout au long de ce parcours (voir les coordonnées
additionnelles) où vous pourrez de plus observer la rivière et ses
abords, ainsi que les strates de calcaire. Le départ du
sentier se trouve du côté "est" du pont piétonnier (46°53.443'N
71°8.867'W).
Pour répondre aux critères éducationnels de cette
cache géologique, vous devez insérer dans votre log "Found it" une
photo de l'endroit d'où vous avez fait vos observations qui inclus
votre GPS comme preuve de votre visite et m'envoyer par courriel
via mon profil les réponses aux questions suivantes:
Questions:
1) À plus de 2 km de la chute, la rivière parcourt
du gneiss précambrien. De quel matériau principal (roche) sont
formés les abords de la rivière Montmorency dans ces 2 km?
2) Quel phénomène géologique fait en sorte que la
rivière devient une chute à cet endroit?
Glossaire
Calcaire : roche sédimentaire
facilement soluble dans l’eau. Elle est composée majoritairement de
carbonate de calcium (CaCO3). La concentration du
calcaire dans l’eau potable contribue à sa dureté mais n’est
nullement néfaste pour la santé.
Doline: dépression elliptique à la
surface du sol résultant de l'effondrement du haut d'une cavité
souterraine ou du soutirage de matériel non-consolidé (sable,
gravier, ...).
Faille: cassure dans la croute
terrestre
Gneiss : roche métamorphique
contenant du quartz, du mica, des plagioclases et parfois du
feldspath
Grotte: cavité souterraine comportant
au moins une partie horizontale accessible. Une grotte se forme à
travers les roches solubles, principalement le calcaire. L'action
de l'eau dissout la roche pour creuser des galeries
souterraines.
Karst: paysage façonné par l'eau dans
des roches solubles.
Résurgence: endroit où un réseau
hydrographique souterrain jaillit du sous-sol
Vue du fleuve St-Laurent et de l'Île d'Orléans en
arrière-plan. On voit bien la faille Logan qui traverse l'île d'est
en ouest.
(photo 3 - mars 2008)
The Montmorency River
The Montmorency River is the seat of geological formations that
make its beauty and attract speleologists, hikers, tourists and
...geocachers! It has a drainage basin of approximately 1 100
km2 located on the Canadian Shield. From the pedestrian
bridge (46°53.443'N 71°8.867'W), you are almost exactly above the
Montmorency fault and the river becomes a fall (photo 1). With 83
meters (272 feet) high, the renowned Montmorency Fall is the
highest fall in Quebec and is 30 metres (98 feet) higher than the
Niagara Falls that still have the significant height of 53 metres
(174 ft). (For more information about the Montmorency fall, see the
earthcache
GC1G4YA.)
View from the top of the fall: notice people at
the bottom!
(photo 1 - mars 2008)
The "Marches Naturelles" Canyon
The river, on its last two kilometres, runs
through the limestone plateau of Courville and Boischatel and has
incised the "Canyon des Marches Naturelles" (which means "natural
canyon stairs") to the Montmorency Falls. Today partially flooded
by the dam "des Marches Naturelles" built in 1908, the canyon got
its name because of sub-horizontal limestone stratas in the
surroundings of the Montmorency River. You can see these stratas by
taking the trail along the river to the east.
The Courville's karst
By both sides of the Montmorency River, karstic geological sites
have been formed. A karst is a set of cavities due to the
presence of limestone which is dissolved by natural waters. This is
obviously a slow erosion process. The water dissolves the rock
surface, gradually seeps through cracks and dissolves the vertical
walls, creating a cavity and sometimes a cave.
The Courville's cave, with a length of 180 meters (590 ft) by 5
meters (16 ft) in height, discovered on August 19, 1981
during excavations carried out on the Royale avenue, is part of an
aggregate of cavities under the Courville's ground, west of the
river, that scientific speleologists designate as "Courville's
Karst." It was probably formed by the ancestor of the Montmorency
River.
The construction and commissioning of the «des Marches
naturelles»'s dam in 1908, further upstream, caused the flooding of
the Courville's cave and has "reactivated" it because water seeps
into the first 1.5 m ( 5 ft) from the water level upstream from the
dam. Sinkholes on the Courville's plateau were noticed on
photographs dating from 1950. These sinkholes were subsequently
filled and the plateau has been urbanized during the years 1960 and
they are no longer visible today.
The Boischatel's Cave
Upstream of the fall and east, Boischatel cave, discovered in
1979, is the joy of speleologists with its network of tunnels
stretching over a known length of approximately 3 500 metres (11
483 ft). Some galleries have until 8 to 12 m (26 - 40 feet) high
and sometimes 7 m (23 ft) wide. It is the longest cave in Canada to
the east of the Rockies.
Resurgence near the Boischatel's
cave
(photo 2 - mars 2008)
The coordinate of the cache indicates a very good
place to observe the river and its surroundings, the resurgences
(photo 2) and the «des Marches naturelles»'s dam but you can make
your observations from anywhere along the river. A pathway brings
you to this spot from the east side of the pedestrian bridge
(46°53.443'N 71°8.867'W).
To meet the educational criteria of this geological
cache, you need to insert in your log "Found it" a photo of the
place from where you made your observations which includes your GPS
as proof of your visit and send me by e-mail via my profile the
answers to the following questions:
Questions:
1) At more than 2 km from the fall, the river
travels through Precambrian gneiss. From which main material (rock)
are composed of the surroundings of the Montmorency River within
these 2 km?
2) What geological phenomenon makes sure that the
river becomes a fall at this place?
Glossary
Cave: subterranean
cavity containing at least one accessible horizontal part. A cave
is formed through soluble rocks, mainly limestone. The action of
water dissolves the rock to dig subterranean galleries.
Fault: fracture
within the earth crust
Gneiss : metamorphic rock
containing quartz, mica, plagioclase and sometimes feldspar
Karst: landscape shaped by water
through soluble rocks
Limestone : Sedimentary rock
easily soluble in water. It is mainly composed of calcium carbonate
(CaCO3). The concentration of limestone in drinking
water contributes to its hardness, but is not harmful to
health.
Resurgence: a place where a
subterranean hydrographical network spurt out from the subsoil
Sinkhole: elliptical depression in the
soil resulting from the collapse of the top of a subterranean
cavity or non-consolidated materials (sand, gravel, ...).
St. Lawrence River and Orléans Island view in
background. We clearly see the Logan
fault that runs through the island from east to
west.
(photo 3 - mars 2008)