Dans le Vieux Nice tous les chemins mènent au cours Saleya
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« Si tous les chemins mènent a Rome, dans le Vieux Nice, ils mènent au cours Saleya » avait plaisir a dire Louis Nucera, l’écrivain chéri des Niçois.
Ce denier affectionnait particulièrement ce lieu historique à deux pas de la Méditerranée, avec ses façades d'ocre délavé, le fond de scène féérique de la colline boisée du Château, le va-et-vient perpétuel entre les cafés, les boutiques et les marchés. Un endroit où il fait bon flâner sur les terrasses des cafés et à travers les étals du marché.
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Le cours Saleya depuis 1731:
Au cœur du quartier animé de la Marine entre les jardins du palais ducal et les défenses de la ville, « Il Palco » (le cours Saleya), prend sa forme définitive au XVIIIe siècle, lors de la construction de terrasses pour la promenade publique a la place des remparts de la vieille ville démantelés en 1706.
Les cafés et boutiques du cours étaient appréciés des riches hivernants étrangers ainsi que les terrasses avec vue sur la Baie des Anges.
L'appellation Saleya (XXe siècle) indiquerait l'existence d'anciens celliers abbatiaux. « Les terrasses Neuves » étaient érigées côté mer en 1839 et sont devenus, avec le jardin public Albert 1er (1852) ainsi que la Promenade des Anglais (1854-56), des quartiers à la mode pour les promenades des hivernants.
Le cours Saleya sera ensuite rénové et connaitra de nouvelles heures de gloire avec le tourisme estival dès le dernier tiers du XXe siècle.
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Le marché Saleya:
Juste après le rattachement de Nice a la France en 1860, le premier maire de Nice, François Malausséna, approuva le regroupement sur le cours, du marché du gros, du nouveau marché aux fleurs ainsi que des marches aux fruits et légumes.
Un drapeau hissé côté Est du cours Saleya indiquait l'ouverture et la fermeture du marché. Le droit de vendre, le lieu de vente, les horaires et la qualité des denrées sur les marchés de Nice sont depuis le Moyen Age strictement réglementés. Pendant un siècle, jusqu' aux années 1970, le marché avait lieu I‘été au cours Saleya (le marché qui descend) et l'hiver sur le boulevard Jean Jaurès (le marché qui monte).
Aujourd’hui, les deux sont en activité toute l’année.
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