François Dominique de Reynaud, Comte de
Montlosier
(source wikipedia)
Ancien élève du collège des Jésuites
clermontois, il s'est surtout distingué par une Étude sur les
volcans d'Auvergne parue en 1789 peu avant la Révolution. Élu
député suppléant de la noblesse du bailliage de Clermont-Ferrand
aux États généraux, le comte de Montlosier y siège à partir de
septembre 1789. Il se fait remarquer par son acharnement à défendre
les privilèges, Il défend la monarchie avec obstination et talent,
si bien que l'évolution des événements l'oblige à l'exil ; à
Coblence tout d'abord avant d'émigrer à Londres en 1791. Il y
dirigea un journal, le Courrier de Londres, une des publications de
l'immigration.

De retour en France sous le Consulat, en 1800, Montlosier est
sollicité par Bonaparte pour écrire cette fois dans Le Bulletin de
Paris des articles anglophobes. Fonctionnaire au ministère des
Affaires étrangères, puis chargé de faire des rapports sur l'état
de l'opinion publique pour le compte de Fouché, avec lequel il
était en rapports étroits depuis son exil, Fouché l'aidant alors
financièrement en échange de renseignements sur les Émigrés.

Le château de Montlosier
Royaliste de cœur, il se rallie en 1814 et 1815 à Louis
XVIII, puis publie un mémoire anticlérical, contre ce qu'il appelle
le "parti prêtre", et défendant le gallicanisme.
En revanche, un ralliement à la monarchie de Juillet lui vaut rang
de conseiller général du Puy de Dôme, Louis-Phillippe ajoutant en
1832 l'entrée à la Chambre des pairs.
Seuls lui seront refusés, à l'ultime
moment de sa vie, les sacrements d'un clergé qui n'oublie pas les
dures critiques prononcées à son encontre et que le comte n'a pas
voulu rétracter. Position qu'il conserva jusqu'à sa mort.
M. Montlosier disait à ceux de l’assemblée constituante qui
voulaient dépouiller le clergé : « Si vous ôtez aux évêques leurs
croix d’or, il leur restera leur croix de bois qui sera
encore assez puissante. C’est une croix de bois qui a
sauvé le monde et non une croix d’or ». Cette inscription
figure toujours au dessus de la sépulture.

Comte de Montlosier, la sépulture méconnue