
Le 23 mars 1449, alors qu'une trêve avait été signée entre la France et l'Angleterre, un aventurier à la solde des Anglais, s'empare de la ville bretonne de Fougères. Cette action fait basculer officiellement la Bretagne dans le camp français. Le duc de Bretagne signe avec le roi de France Charles VII une alliance qui lance une campagne en Normandie aboutissant à une victoire à Rouen le 29 octobre 1449 sur les Anglais qui battent en retraite sur le Cotentin.
3 500 hommes environ sous les ordres de Sir Thomas Kyriell débarquent à Cherbourg le 15 mars. Ils doivent rejoindre les 2 000 hommes de la garnison de Caen. Le roi est alerté et organise une armée de 3 000 hommes menée par Jean II de Bourbon, comte de Clermont, armée que devait rejoindre le comte de Richemont, Duc de Bretagne. Cette armée arrive à Carentan le 12 avril.
Le 10 avril, avec une armée bretonne de 2 000 hommes, Richemont s'engage en Normandie. Le 13 avril, Richemont arrive à Coutances.

Kyriell prend le risque de trouver un gué dans les marécages de la baie du Grand Vey et, dans l'après-midi, il parvient au village de Formigny qu'il fortifie pour établir une étape. Alors qu'ils levaient tranquillement le camp et s'apprêtaient à reprendre la route de Bayeux, les Anglais sont rejoints par l'armée de Charles de Bourbon, venant de l'ouest, bien décidée à interrompre leur marche. Fidèle à la stratégie anglaise, Kyriell fait mettre ses troupes en bataille, les archers devant, protégés par des pieux, et attend. Charles de Bourbon maintient son armée hors de portée des flèches anglaises et ne fait avancer que 60 lances et ses deux couleuvrines (canons) qui commencent à faire des ravages parmi les archers. Le but est de s'emparer d'un pont et d'un gué voisin pour contrôler une rivière séparant les deux corps de l’armée anglaise. Les Anglais ne tardent pas à contre-attaquer. Les hallebardiers anglais atteignent l’artillerie.Toute l’armée française se trouve bientôt au combat et en difficulté. Le combat dure près de 3 heures.

C’est à ce moment qu’apparaissent 2 000 hommes sur une colline au sud. Cela donne d'abord lieu à un cri de joie des Anglais qui croient à un renfort de la garnison caennaise. Cependant, lorsque apparaissent les bannières bretonnes, ils doivent déchanter : il s'agit de l’armée bretonne du comte de Richemont avec sa cavalerie qui dévale la colline en chargeant la réserve de cavalerie des Anglais. La ligne anglaise est enfoncée et disloquée ; l’armée bretonne vient de porter le coup de grâce à l'armée anglaise. Les archers gallois, acculés, demandant à se rendre et sont massacrés, malgré tout, jusqu’au dernier par des paysans normands. La bataille est souvent citée pour être celle où l’utilisation du canon eut pour la première fois un effet décisif.

La Normandie entière est rapidement récupérée par la France, c’est la fin de la guerre de Cent Ans pour la partie nord.

Un Monument , œuvre du sculpteur Normand Arthur Le Duc, commémore cette bataille.
Sources : Wikipedia, formigny.free.fr
