Commandée en 1973 par le maire de l'époque, Jean Turc, à deux artistes parisiens, Bernard Perrin et André Hogommat, cette œuvre ultra-contemporaine, inaugurée au rosé de Loire, fait alors grand bruit parmi les habitants. Certains y voient une rose des sables et la baptisent ainsi, indépendamment des schémas de pensée de ses pères.
Critiquée puis adoptée, "la rose" finit par devenir un repère de l'hyper centre-ville où elle reste finalement vingt ans, avant de le quitter définitivement en janvier 1994. Art contemporain oblige, c'est dans le quartier neuf et en devenir de Saint-Serge que la rose est alors installée.
Mardi 30 juin 2009, d'imposants engins de levage ont soulevé les trois tonnes de la sculpture, haute de trois mètre sur six de large, puis l'on scellée sur un camion. Sous le regard interrogateur, voire inquiet, des passants, elle a été acheminée dans les ateliers de la Ville d'Angers. Là, la rose connaîtra une petite cure de jouvence, avec détartrage et nettoyage de sa tuyauterie.
Courant 2010, elle reviendra place Mitterrand, juste à côté des rails du tramway, à une dizaine de mettre de son ancien emplacement.