La plateforme chimique du Pont-de-Claix
La première usine de l'actuelle plateforme chimique de Pont de Claix fut créée en 1916 : la "Société du Chlore Liquide" produisait des gaz de combat. Reprise en 1923 par Progil, elle s'oriente progressivement vers la chloration des dérivés pétroliers. Rhône-Poulenc arrive en 1975, année où l'effectif culmine à 2500 salariés. Installé, à l'origine, à l'extérieur de la ville, le site se trouve aujourd'hui en pleine agglomération grenobloise.

Les chocs pétroliers de 1973 et 1979 sonnent le glas de la chimie du pétrole, au profit de celle des isocyanates. Rhône-Poulenc se désengage de la chimie et transfère ses activités à Rhodia en 1998. La restructuration se poursuit jusqu'à la structure actuelle de la plate-forme.
Aujourd’hui (début 2013), les ateliers d’électrolyse de Vencorex fournissent la totalité du chlore utilisé sur la plate-forme. Celui-ci est utilisé essentiellement pour la production du phosgène, en combinaison avec l’oxyde de carbone, fourni par l’atelier d’Air Liquide. Le phosgène permet la synthèse des isocyanates (intermédiaires pour les mousses et peintures polyuréthanes) et de plusieurs produits de protection des cultures. L’hydrogène et la soude, co-produits de l’électrolyse, sont également valorisés dans les procédés ou dans les systèmes de sécurité. Ces flux de matières transitent d’un atelier à un autre grâce à des tuyauteries directes qui évitent le stockage et les transports routiers ou ferroviaires. Des liaisons directes existent également avec l’unité de traitement des résidus de Teris, ainsi qu’avec Arkema Jarrie, qui utilise l’acide chlorhydrique. Cette logique industrielle forte permet enfin de mutualiser les moyens de contrôle et d’intervention en sécurité et en environnement.
Les dimensions du garage à vélo situé à cette entrée sud de la plateforme sont un vestige du fourmillement de l’activité passée.
Vous recherchez une boîte (diam. 4 * 5,5 cm).
Contenu initial : notice GC, logbook, crayon, un gaulois harpiste (hommage à Gubou et Titichu).