Attention : Ce lieu est très fréquenté en période estivale, il est extrêment difficile de se garer sur le petit parking au fond de la calanque les dimanches à la belle saison et tous les jours de l'été. Cassis est un cauchemar pour l'automobiliste estival et un paradis pour le marcheur hors saison !
Attention Bis : Port Miou se trouve dans le massif des calanques. Massif naturel à l'écosystème fragile et protégé. Merci de participer à sa protection et de vous renseigner sur les jours et heures de fermeture à cause des risques incendie.
La calanque de Port-Miou est un lieu idéal pour mettre les barques à l'abri, mais elle a également largement été utilisée en tant que carrière.
La première trace écrite faisant mention de l'ouverture d'une première carrière à Port Miou indique 1720. Quelques vestiges attestent cependant que les carrières étaient déjà exploitées par les Romains.
Il semblerait que cette carrière ait d'abord été utilisée pour en extraire des pierres de taille, puis qu'à partir de 1896 Solvay ait commencé à l'utiliser pour en extraire du calcaire. En effet, la société belge Solvay possédait le secret de fabrication du chlore à partir du sel marin et du calcaire. Le sel marin se trouvait à Salin de Giraud ; c'est-à-dire pas très loin de Cassis. Après extraction le calcaire était transporté par péniche à Salin de Giraud qui appartenait également à l'entreprise belge. La guerre de 14-18 participa au développement de cette carrière car pour faire la guerre, les hommes, jamais à court d'idées dévastatrices, inventèrent les gaz asphyxiants dont le sinistrement célèbre gaz moutarde. Or, pour fabriquer ce gaz, il fallait du chlore...
Outre la destruction du site, on peut imaginer les nuisances à la pêche provoquée par l'exploitation de la carrière... Bien évidemment, les pêcheurs intentèrent un procès à la société Solvay, en vain ! Ils ne purent obtenir la fermeture de la carrière qui travaillait à fond pour l'industrie de la guerre. Ils réussirent cependant à avoir des compensations. Une compensation collective avec la construction d'un quai bétonné (toujours en place côté Est) et une individuelle, par le versement d'une rente mensuelle pour chaque pêcheur lésé. Cette indemnité étant calculée à l'époque en franc or.
On peut trouver à cette adresse, une reproduction d'un document de 1910 relatant avec emphase la contestation de l'exploitation de la carrière.
C'est la chimie qui finalement eu raison de l'exploitation de la carrière au début des années 80. La calanque a retrouvé son calme et sa sérénité.
Profitez-bien de ce coin de paradis et citez Mistral : Qu'a vist Paris, se noun a vist cassis, pou dire : n'ai ren vist.
Merci à cassis-forum.com et au blog "le monde de philomène"