L'observatoire de Lyon

Il existe dans le monde près de 1800 organismes, instituts et laboratoires effectuant des recherches dans le domaine astronomique. Parmi eux on note plus de 300 observatoires professionnels ; à côté de ces établissements officiels, on trouve plus d'un millier d'associations, d'organismes ou d'établissements ayant pour but d'accueillir le public ou les astronomes amateurs.
- Le site de Saint-Genis-Laval est de plus en plus pollué :
La pollution atmosphérique et la pollution lumineuse, toutes deux dues à l'urbanisation, interdisent toute observation de qualité. L'activité de l'Observatoire est donc exclusivement diurne, à l'exception de brèves périodes de test d'instruments et de visites nocturnes a destination du public. L'équatorial coudé, toujours vaillant, et le télescope de 1 mètre de diamètre sont utilisés dans ces occasions. Des coupoles inutilisées sont mises à la disposition de groupements d'amateurs.
Les observations scientifiques, elles, se font lors de courtes missions sous des cieux plus cléments : Haute-Provence, Chili, Hawaï. Le dépouillement de ces observations, leur interprétation, la publication des résultats, se font ensuite à Lyon. L'abondance des données occupe sans problème les astronomes pendant toute l'année !
- L'Observatoire de Lyon aujourd'hui :
Il peut être caractérisé par :
- Un regroupement des recherches autour de thèmes centraux bien définis dans le cadre du Centre de Recherche Astronomique Lyonnais
- Une dominante technico-scientifique qui a évolué :
A la spectroscopie stellaire et atmosphérique ont succédé les photométries "visible" et "infrarouge", puis aujourd'hui l'imagerie infrarouge (avec la "Camera 10 microns"), la spectro-imagerie bidimensionnelle (avec le spectrographe intégral de champ "TIGRE" développé en collaboration avec l'Observatoire de Marseille), l'interférométrie des tavelures, les étoiles artificielles laser et l'optique active (équipe AIRI).
- Des services techniques très performants :
Bureau d'études, laboratoire d'électronique, atelier de mécanique de précision, centre de calcul sont à même de développer tous les instruments d'observation.
http://www.mike-soft.fr/Softs/Stegano/Logiciel%20stegano.htm
- Une bibliothèque très importante :
C'est un outil essentiel pour les astronomes qui doivent y trouver toutes les références souhaitables, ainsi que l'état des recherches sur chaque sujet.
- Une croissance extrêmement rapide de l'utilisation, dans tous les domaines, de l' informatique :
Pour les dépouillements des données brutes ramenées des missions d'observation, pour la préparation des publications, pour rechercher sur toute la planète des informations rangées dans des bases de données astronomiques, pour la communication avec des collègues de la communauté astronomique mondiale.
- Une forte activité de diffusion des connaissances :
Par le biais de visites, d'actions diverses de formation ou de vulgarisation; ces activités pourraient connaître un nouvel essor avec la création envisagée d'un "espace visites", complexe scientifique tourné vers le grand public, et comprenant, outre un petit musée, une importante section interactive "science en marche", ainsi qu'un grand planétarium à vocation régionale.
- Une ouverture toujours croissante :
Vers la communauté astronomique mondiale, par la recherche de collaborations scientifiques, facilitées par le réseau planétaire INTERNET, comme vers le milieu industriel régional, par des développements commerciaux d'appareils mis au point à l'Observatoire.
Ainsi, malgré l'activité incessante du vieux démon centralisateur (spécialité bien française, il aura été actif des Capétiens à nos jours, un incontestable record mondial!), l'astronomie lyonnaise a pu au cours des siècles conserver sa place dans le concert scientifique, et permettre l'éclosion de brillantes personnalités dans une société régionale pourtant traditionnellement plus tournée vers le commerce et l'industrie.
L'évolution est loin d'être terminée, car l'établissement doit sans cesse s'adapter aux contraintes du milieu scientifique international, comme aux contraintes budgétaires toujours plus pressantes...

Plus d’informations sur les observatoires dans le monde sur ce site :
http://www.imcce.fr/en/grandpublic/systeme/promenade/pages1/166.html
