
Je vous propose un petit circuit à la découverte de quelques monuments et lieux de Poix-du-Nord.
La commune comptait en 2012 environ 2200 habitants.
Marais de Beaucamp.
Les ruisseaux.
L’implantation de la commune dans le point bas a une raison historique, afin de se protéger des mouvements de troupes circulant sur la chaussée Brunehaut, les villageois se seraient mis à l’abri derrière la forêt et en contrebas. Mais cette implantation a de malheureuses conséquences sur le risque inondation. La commune se situe donc à la confluence de deux ruisseaux
· Le ruisseau de St Georges
· Le ruisseau de la Fontaine Lecomte
Le ruisseau qui passe quasiment sous vos pieds et le St-Georges. (Le Fontaine-Lecomte s'est jeté dedans à la place Talma).
En provenance d’Englefontaine, le ruisseau Saint-Georges présente un méandrage prononcé à l’entrée du village. Le cours d’eau est directement canalisé et recouvert lors de son passage sous la rue Saint-Georges (couverture qui date de 1955). Le lit majeur est assez étroit à l’entrée du village entre 50 et 100 mètres au maximum et garde cet espace jusqu’a la confluence au centre du village. Le lit mineur sur ce ruisseau est incisé faiblement entre 1 et 2 mètres maximum. Le cours d’eau se retrouve à l’air libre jusqu’a couper la rue du marronnier où il est à nouveau couvert pour déboucher dans une propriété de la rue Talma avant d’être recouvert à nouveau afin de passer sous le terrain de pétanque et ressortir à l’arrière du magasin Coccinelle.
Après la confluence le ruisseau Saint-Georges longe la rue des Moulins et s’écoule entre une usine et le plateau sportif. Dans cette zone le lit majeur est large de plus de 100 mètres et comprend une grande partie du centre bourg. Il se rétrécit au niveau du pont de la rue de Neuville avant de s’élargir avant le moulin de la Chicorée. Aux alentours du moulin il existe un point bas parallèle au cours d’eau sans doute un ancien lit. Le lit mineur est encaissé de plus de 2 mètres au niveau du pont et l’est encore de plus d’un mètre au niveau du moulin. Le ruisseau très linéaire entre le village et la station d’épuration se met à méandrer fortement par la suite.
Il est à noter dans cette partie que la rue de la république présente les caractéristiques d’un ancien tracé hydrographique. Il est fort possible que le ruisseau de St George ait été détourné pour couler là où on le rencontre actuellement, alors que son tracé initial était plus au nord, sur l’emplacement de la rue actuelle. Cette hypothèse très probable expliquerait les dommages importants liés à la crue en 1980.
Historiquement, Poix du nord est la commune pour laquelle on recense le plus grand nombre d’inondation, et les plus anciennes. Les rues et places Talma, ainsi que la zone du château sont cités dès 1906, 1925, 1930. Les niveaux atteints par les crues sur ce secteur sont de l’ordre du mètre à chaque fois.
En 1980, la commune paie le tribut le plus fort à la crue, l’usine Biderman est inondée (160 machines endommagées) la boulangerie fermera, et toute la partie du lit majeur du ruisseau est fortement mise à contribution.
Le ruisseau St-Georges se jette dans l'Ecaillon au niveau de la commune de Capelle sur Ecaillon.
Fabrique de chicorée.
L'usine de Poix a été fondée en 1880 par monsieur ZULNAR-WILLIOT, riche hollandais qui acquit la nationalité française. Il fût élu maire de la commune par la suite. La fabrique a occupé jusquà 75 ouvriers. Elle se trouvait sur le ruisseau St-Georges, à la place d'un ancien moulin au Marais de Beaucamp, de l'autre côté de la route) il fallait beaucoup d'eau pour laver les cossettes de chicorée. En 1885, monsieur Williot fit construire un château ainsi qu'une brasserie au carrefour des Quatre Coins. Ce château fut vendu par la suite à un brasseur, monsieur Jules Milhem, qui le retransmit à son fils Jean. Il fut vendu en 1976 au Dr Cartigny qui l'habite toujours.


Qu'est-ce que la chicorée ?
C'est une boisson rafraîchissante qui se déguste froide ou chaude. Elle a connu un développement important lors du blocus continental contre Napoléon Ier par les Anglais. Ceux-ci grâce à leurs forces navales qui empêchaient le ravitaillement en café et en sucre du territoire français. Ce fut la recherche des produits de remplacement qui commanda l'essor de la chicorée.
La chicoré est fabriquée à partir des racines du même nom.
La récolte se fait par arrachage des racines, d'abord à la main et plus tard mécaniquement comme pour la betterave. Le département du Nord et la Belgique sont les principaux producteurs.

