
Histoire du Château de Monhoudou
Ancienne baronnie du Saosnois, resserrée entre la Normandie et le Perche et qui constituait une marche ou avancée dans le Maine .
Ce fief appartenait à Robert de Montgomery Talvas, comte De Bellême , baron du Saosnois et comte d’ Alençon , dit « Robert le diable », lequel érigea une très importante ligne de fortifications (pour se protéger des comtes du Maine) appelée "les fossés Robert" et dont certains lieux-dits proches du château portent encore le nom .
Cette baronnie du Saosnois propriété des ducs d’ Alençon échue par héritage à Henry IV roi de France par sa mère Jeanne d’ Albray, reine de Navarre, comtesse d’ Alençon .
A l’origine il y avait une motte féodale surmontée d’un donjon en bois, en usage au XIe siècle, puis brûlé par les invasions Anglaises.
Le château actuel édifié entre les X IV et XV e siècles était fortifié, entouré de murs d’ enceinte et de profonds fossés remplis d’eau . Le châtelet d’entrée était desservi par un pont-levis.
Par derrière le château était adossée une prison avec cachot, Les seigneurs de Monhoudou ayant droit de haute et basse Justice ( d’ après un titre datant de 1653 ).
Par devant 2 tourelles de défense en cul de lampe ou poivrières et derrière une grosse tour dont les murs descendaient dans l’eau des douves ( on peut encore y apercevoir une meurtrière ).
Près du pignon ouest adossé à une vieille tour, (dont on voyait encore les créneaux en 1840), une chapelle fut bâtie en 1630 par messire de Jouin, seigneur de Monhoudou .
Il l’ orna de fort jolies peintures, et y fondât une messe par semaine mais malheureusement celle-ci ayant brûlé en 1740, on ne trouve plus aujourd’hui que la statue de St Hélier ( saint patron de Monhoudou ) dans un petit oratoire recEn 1770 Charles-Antoine le Bouyer de Monhoudou commence à restaurer l’austère demeure construite dans le parc .
En 1770 Charles-Antoine le Bouyer de Monhoudou commence à restaurer l’austère demeure
Il fit démolir les murs d’enceinte qui servirent à combler les trois quarts des douves ; Il fit également démolir l’ancien colombier ainsi que le pont-levis à la place duquel il fit bâtir un pont en bois qui s’ écroula en 1815 sous le poids de cavaliers prussiens lors de la défaite de Waterloo.
Il enleva les grilles fortes des croisées qui étaient vitrées de panneaux de plomb.
Son fils Théodore en 1854 modernisa l’intérieure de la demeure: L’escalier en pierre de la tour fut démoli ainsi que l’entrée en pierres voûtée; Il construisit la grande lucarne centrale, le toit fut rehaussé, Ainsi que les tourelles et la grosse tour en haut de laquelle il aménagea la chapelle actuelle.
Ce fut également Théodore ( officier de marine ) à qui l’on doit L’admirable parc à l’anglaise qui, à l’époque était agrémenté De fontaines et kiosques.
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