
HELENE JEGADO - L'EMPOISONNEUSE


Les BRETONS CELEBRES est une série de caches dont le principe est simple :
Le nom de la cache posée doit avoir dans son titre la mention de BRETONS CELEBRES -
et concerner une personne ou une personnalité ou encore un personnage
- soit né (ou mort) en BRETAGNE ,
- soit ayant contribué à la renommée de la Bretagne.
Si l'idée de cette série participative vous fait plaisir vous pouvez y participer et faire ainsi découvrir un BRETON ou une BRETONNE CELEBRE.
Les caches sont de tous les types (tradi
, multi
, mystery
, earthcache
, wherigo, letterbox),
de toutes tailles, difficultés et terrains et accessibles à tous (non Premium).
TOUS LES GEO-POSEURS SONT LES BIENVENUS
HELENE JEGADO - L'EMPOISONNEUSE

Légendaire empoisonneuse bretonne, Hélène Delgado est devenue un mythe.
Des chants bretons relatent d’ailleurs sont histoire.
Les méfaits d’Hélène JEGADO surpassent ceux attribués à Marie BESNARD, pourtant surnommée «la reine des empoisonneuses»
La vie familiale de Hélène JEGADO
| Parents |
Hélène JEGADO est orpheline. Elle a été recueillie par un curé |
| Vie professionnelle |
Placée très jeune comme domestique |
| Vie amoureuse |
Elle perd l'homme qu'elle aime dans un accident de voiture |
La femme
Elle est décrite comme caractérielle, ivrognesse, malpropre et chapardeuse. Cependant sa bigoterie, son dévouement auprès des mourants et l'ignorance des médecins locaux face aux symptômes de l'empoisonnement par l'arsenic suffisent, semble-t-il, à lui assurer l'impunité.
Les victimes
| 1833 |
Elle est engagée par le vicaire de Guern . 7 personnes trouveront la mort pendant son service. Elle est accusée de mauvais sort |
| 1834-1841 |
Elle travaille dans 6 villes différentes (Bubry, Auray, Locminé, Pontivy, Hennebont, Lorient). 40 personnes trouveront la mort pendant ce parcours |
| 1841 |
Elle est à Rennes. Engagée à l’hôtel du Bout du Monde, Place St Michel. Là encore , une femme de chambre est retrouvée empoisonnée |
| de 1841 à 1849 |
A partir de 1841, elle se calme pour quelques années et se contente de vols |
| 1850 |
Elle arrive à Rennes et entre au service de M. Théophile Bidard de La Noe, avocat et professeur de droit. (futur député maire de Rennes) .Rose Tessier, sa femme de chambre meurt peu de temps après l’arrivée de la nouvelle servante. Françoise Huriaux qui la remplace, reste très peu de temps à son service car elle tombe soudainement malade. Rosalie Sarrazin qui succède, décède peu après son arrivée |
Helena Jegado est indifférente à l'âge de ses victimes. Ainsi seront entre autres empoisonnés en 1841 : Emile Jouanno, 14 ans, Marie Breger, 2 ans et demi, puis beaucoup plus tard, à Rennes, Albert Rabot, 9 ans, et Joseph Ozanne, 5 ans
Méthode
Sa méthode était simple : cuisinière dans les presbytères et les maisons bourgeoises, elle ajoutait de la « poudre blanche » dans la soupe. Autrement dit, l'arsenic sous la forme de "mort-aux-rats". Cet empoisonnement entraînait des vomissements et une mort rapide par étouffement.
Comment a-t-elle pu opérer durant toutes ces années sans que personne ne fasse le lien entre tous ces morts ? Pierre Mathiote pense en connaître les raisons : « C’était sans doute quelqu’un d’assez intelligent, elle a attendu pour commettre ses premiers crimes l’année même où le choléra a fait des ravages, ce qui a ainsi pu empêcher les médecins de conclure tout de suite à un empoisonnement à l’arsenic, car les symptômes sont les mêmes. De plus, La Jégado a été protégée par le fait que les notables de l’époque ne s’intéressaient pas au sort des petites gens »
En effet, lorsque "La Jégado" arrive au presbytère de Guern, quatre personnes y habitent; quatre mois plus tard, elle est la seule rescapée et fait figure d'héroïne ! Les autorités soupçonnent une épidémie de choléra !

L’enquête
Les trois dernières victimes (en 1850) d’Hélène JEGADO sont trop suspectes pour M. Bidaddelarbe, avocat et professeur de droit (patron desdites victimes). Une autopsie sera pratiquée. De l’arsenic en forte teneur sera retrouvé.
Le procès s'ouvre devant la Cour d'assises d'Ille-et-Vilaine le 6 décembre 1851 et termine par la condamnation à mort le 14 décembre. Le discours final de Me Magloire Dorange, jeune avocat de 24 ans chargé de la défense, est un plaidoyer passionnant contre la peine de mort. (Sa plaidoirie peut être lue à la fin du livre de Peter Meazey.
Mais, les circonstances politiques après le coup d'état de Napoléon III, le 2 décembre, ont fait que le cas a reçu peu d'attention dans les journaux au niveau national.
Par ailleurs, il est à noter que le député Jean-Baptiste Baudin, médecin spécialisé dans les maladies de l'estomac, était cité à comparaître pour la défense mais a trouvé la mort sur les barricades du faubourg St-Antoine le 3 décembre.

La condamnation
Son procès s’ouvre fin 1851, Son acte d'accusation comporte 3 meurtres et trois tentatives, ainsi que 11 comptes de vol domestique.
Elle est suspectée de plus de 36 meurtres supplémentaires mais faute de preuves, elle ne sera pas jugée pour ces derniers.
On la suspecte notamment d’avoir tué Marie Bréger au Château de Soye (Ploemeur) en mai 1841.
Elle n’avoue rien, son avocat plaide la folie. Elle est déclarée coupable et condamnée à mort. Sa demande de grâce est rejetée.
Elle est exécutée sur le Champ de Mars de Rennes le 26 Février 1852.
Alors qu’Hélène Jégado monte à la guillotine, elle avoue que ses crimes sont plus nombreux que ceux découvert et qu’elle avait été initié par une femme de Guern, au secret de l’arsenic.
Archives du Procès
Elles se trouvent aux archives d’Ille-et-Vilaine. Toutes les minutes du procès sont consignées à la plume, soit plusieurs centaines de pièces à explorer. Un fait rare pour l’époque.
Le masque mortuaire d'Hélène Jégado est aujourd'hui exposé au musée de Bretagne.
Envie de frisson ?
Certaines boulangeries rennaises vendent, encore aujourd'hui le gâteau breton d'Hélène Jegado
