Le dolmen des Grays est plus remarquable puisque mieux conservé et de ce fait, mieux connu. Inscrit à l’Inventaire Général des Monuments Historiques dès 1934, il faut attendre une intervention de la municipalité pour qu’il soit dégagé de sa gangue de ronces et d’herbes folles, puis remis en valeur. Parfois qualifié de tumulus, il se composait de trois dolmens à couloir, avec traces de compartimentage (la chambre funéraire est subdivisée par des cloisons internes), surmontés d’une butte artificielle en pierres – ou cairn –, désormais quasi disparue. Le dolmen des Grays relevait donc du groupe des tombes à chambre subdivisée qui correspondent à une volonté, apparue dès la fin du Vème millénaire av. J-C, de différencier l'espace funéraire dans le but d’une installation de sépultures multiples. Son diamètre estimé était de 20 à 30 mètres. Une légende raconte que chaque soir de pleine lune à mer montante, des korrigans, des lutins et des gnômes se retrouvent pour danser autour de ces pierres ancestrales, marquant l'emplacement d'un trésor.