»»»»»»»»»» (-: merci de ne pas poster de photo de la boîte :-) ««««««««««
La rue des Macchabées
Le nom, si particulier, de cette rue vient de la basilique Saint-Just aussi appelée basilique Saint-Just des Macchabées.
La basilique Saint-Just des Macchabées
Elle fut dédiée à l'origine aux 7 frères Macchabées qui, accompagnés de leurs parents, menèrent la Révolte des Macchabées, épisode de tradition chrétienne relatant un conflit du IIème siècle av. J.-C. opposant les traditionalistes, hostiles à l'évolution de la tradition juive, à la dynastie grecque des Séleucides mais aussi aux juifs hellénisants, plus favorables à l'adoption de comportements grecs compatibles selon eux avec la Torah. Leur martyre est rapporté dans le IIème livre des Macchabées.
L'insistance dans ce récit sur le martyre et la résurrection des morts est probablement à l'origine du sens dérivé de « cadavre » qu’a pris le mot macchabée.
De nos jours, il ne reste plus que la base des murs d'une hauteur ne dépassant pas 50cm.
La différence de niveau entre la rue et les ruines n'étant pas entièrement due à la pente de la colline, elle permet de voir la différence de hauteur du sol entre le XVIème siècle et aujourd'hui.
La fontaine du bœuf couronné
Selon la tradition de l’église de Lyon, un monastère aurait été créé pour le groupe de clercs qui assurait la garde des reliques (de martyrs à Saint-Irénée, de confesseurs à Saint-Just), la célébration des offices et l’accueil des pèlerins. Dans l’enceinte du cloître de Saint-Just, les chanoines font élever un véritable rempart de plus de 15m. de haut et de 1,50m. de large pour protéger leurs églises et bâtiments avec pont-levis, tours et vastes fossés extérieurs. On peut encore voir les restes du rempart commun à la ville de Saint-Just et au cloître de la rue des Tourelles.
Les chanoines disposaient d'un puits à l'intérieur du cloître. La fontaine du bœuf couronné, relativement récente, cache le vestige de ce puits d'une trentaine de mètres de profondeur.
En 1828 et malgré les réparations effectuées en 1813, le puits ne répond plus aux besoins du quartier. Une pompe lui est adjointe dans la partie arrière de la fontaine en semi-rotonde. À l’avant de la fontaine, quatre colonnes en pierre de Tournus supporte un petit portique. Une vasque resctangulaire est surmontée d’une tête de taureau couronné, paré de « l’infula », sorte de bandelette torsadée, pour le sacrifice.
Lorsqu’en 1970, la place fut démolie, la fontaine fut détériorée et il fut même question de la déplacer. Finalement elle restera en place, peu à peu restaurée et remise en eau.