Soyez prudent aux abords de cette voie de circulation
Selon le site : http://jeanpierrelebihan.over-blog.com/
Quimper-Penhars, le Bois d'Amour
Depuis quand ce bois porte-t-il ce nom ? Sur une carte dressée par la mairie de Penhars avant 195O, il est signalé avec le nom de "Coat Prat an rous". Ce bois dépendait, semble-t-il du manoir de Pratarroz, qui existait à environ 300 mètres de là. On en fit deux lots, au moins, dont l’un comprenait le bois de Pratanroz et de la fontaine.
Pourquoi ce nom ? Cet appellation de "bois d'amour" se retrouve quasiment dans toutes les régions de France et est, la plus part du temps, proche de hameaux de fermes ou de villages, ce qui était le cas ici, en Penhars. Etait-ce le lieu comme le laissent dire des historiens où les maris et femmes, habitants ces fermes, y vivaient une intimité qu’il fallait cacher aux enfants ?
Une seconde proposition. Ce bois est signalé en 1882 comme lieu d'un meurtre passionnel au tout début du XVIII° siècle, sous le titre de "la tombe de Tanguy", paru dans le Bulletin de la Société Archéologique du Finistère.
Penhars et ses limites
Deux linguistes, Bernard Tanguy et Albert Deshaies, se sont penchés sur la signification du mot Penhars. Ils arrivent chacun de leur côté à proposer « promontoire » ; ce qui correspond bien à la réalité.
Il y a déjà plus de 5500 ans, l’homme occupe le Corniguel et y laisse un fragment de vase décoré. Il y a 4000 ans, d’autres hommes laissent des traces de leur habitat à Penhars n’en finit pas de se découvrir des ancêtres; tels ceux de l’époque gallo-romaine, très présents vers Prat ar Rouz.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars
La Révolution lui concède, à son avantage, un grand territoire, en lui cédant une partie des paroisses de Plomelin et Pluguffan. Penhars rejoint alors l’Odet, et récupère la route de Pont-l’Abbé.
Cette voie va être d’un grand atout au siècle suivant, le XXe, pour son expansion industrielle. Penhars offre alors aux usiniers un avantage sur Quimper : des terres libres, la proximité de l’Odet, la ligne de chemin de fer et la proximité des ports de pêche : Bénodet, Concarneau, Douarnenez, Le Guilvinec, Loctudy.
A ne pas négliger non plus ses agriculteurs, en 1956 76 exploitations, (5 en 2001) qui vont leur fournir toutes sortes de légumes et fruits. Ces usines qui sont dans le secteur ont noms : Le Hénaff 1912, Saupiquet et Gantier 1919, Chancerelle 1921, Filet Bleu 1931, Marchadour, Vasselet, Villard, ces deux dernières au Moulin-Vert. Elles emploient une nombreuse main d’œuvre que Penhars va accueillir. 1960, Penhars entre dans le Grand Quimper.