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Le lavoir de terrelabouet Traditional Cache

This cache has been archived.

miguaine: Bonjour Boucaniers,

Cache archivée définitivement pour permettre éventuellement à un autre géocacheur d'en placer une dans le secteur.

Cordialement,
Miguaine - "Geocaching HQ Volunteer Reviewer"

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Hidden : 5/27/2015
Difficulty:
2 out of 5
Terrain:
1.5 out of 5

Size: Size:   small (small)

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Geocache Description:

Ce lavoir a été construit en 1928 et c'est en 2012 que des jeunes bénévoles de Concordia (une association à but non lucratif, née en 1950 suite à la Seconde Guerre Mondiale d'une volonté de jeunes anglais, allemands et français de faire renaître les valeurs de tolérance, de paix à travers des chantiers internationaux de bénévoles) le rénovent.


C'est à la fin du XVIII° siècle que la construction des lavoirs a débuté. En réaction aux problèmes de pollutions industrielles et d'épidémies, ces constructions ont été voulues par le pouvoir politique. Sous Napoléon III, une loi a prévu un crédit spécial qui subventionne à hauteur de 30 % la construction des lavoirs et, à partir de 1850 l'édification de ces éléments d'urbanisme s'accélère.

Les lavoirs sont un élément important dans la promotion de la santé publique et de l'hygiène. Ils ont contribué au progrès et au bien-être de la population en simplifiant, un peu, le travail des femmes. La lessive étant une tâche exclusivement féminine, le lavoir était un lieu de sociabilité exclusivement féminin.

Une architecture adaptée au lieu et à la population

Reflet de la communauté qui a commandé la construction, l'unité architecturale liée au territoire n'existe pas et la décoration de ces édifices utilitaires succombe aux modes. Sobres ou monumentaux la construction de l'édifice répond à certaines constantes.

La taille de la construction varie selon la population qui devait avoir accès à "l'eau courante" pour les lessives et le cas échéant, abreuver le bétail.

L'eau peut provenir d'un captage de source. L'édifice peut se trouver aussi au fil de l'eau. Les premiers lavoirs furent construit sans couverture. Puis, pour améliorer le confort des femmes, ils furent couverts mais toujours ouverts au quatre vents; enfin des murs furent prévus.

Certaines constructions sont équipés d'une cheminée qui apportait de la chaleur en hiver et dont les cendres, riche en potasse, étaient utiles pour la lessive.

L'ensemble des constructions repose sur des fondations larges et profondes. La majorité des bassins sont rectangulaires. Le plus souvent simples, ils peuvent être doubles pour séparer la zone de lavage de la zone de rinçage. Le dallage, tout autour, garantit le bon état des lieux en dépit des débordements de l'eau. La margelle, plan incliné pour le lavage, peut se situer à différentes hauteurs.

Le lavoir: lieu de sociabilité féminine

Certes, le lavoir est un lieu de dur labeur pour les femmes, mais c'est aussi un espace de liberté. Leur place est à la maison. Les cafés leur sont fermés. Il est inconcevable qu'elles participent à des réunions masculines. La lessive est une occasion de rencontres féminines.

Quand la convivialité s'invite, les pauses peuvent être le prétexte à des rites: goutte, repas, absinthe, bouillon ou vin chaud... Rires et chansons font oublier la rudesse de la tâche. L'entraide est également présente.

Le lavoir est aussi un puissant média. Les villages surnomment les lavoirs "hôtels des bavardes", "moulins à paroles", "chambre des députés", "académie de médisance". On échange des nouvelles du village et même de la région.

La parole n'est pas toujours nécessaire et l'observation du linge des voisines peut en apprendre beaucoup à qui sait interpréter les souillures, les tissus élimés et rapiécés...Le "langage imagé" des lavandières est proverbial. Les places sont "chères". Mal placée on hérite de l'eau salie des autres. Les disputes peuvent facilement dégénérer et le battoir trouve une autre destination que celle de battre le linge.

Pour avoir les bonnes places, les premières lavandières arrivent sur place de bonne heure; mais les coups de battoir dès patron-minet ne sont pas toujours du goût des riverains.

Des arrêtés municipaux sont pris pour policer l'usage du lavoir. Par ce biais, les femmes n'ayant ni le droit de vote, ni le droit d'être élues, ce sont les hommes qui, même exclus de cet antre féminine, ont tenté de garder le contrôle de ce lieu.

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