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Terrain:
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 (small)
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Famille Fonscolombe Héritiers d’une famille de riches drapiers aixois, les Boyer acquièrent en 1715 la terre de Fonscolombe, au bord de la Durance, où ils construisent un élégant château. En 1741, Honoré Boyer est anobli par charge de conseiller secrétaire du roi. Admis dans le Second Ordre, les Boyer de Fonscolombe achètent des charges au Parlement, des compagnies dans les régiments, et suivent leurs goûts des arts. Laurent Boyer de Fonscolombe (1716-1788), est l'un des plus grands collectionneurs français du XVIIIe siècle. Son fils Emmanuel I (1744-1810), naturaliste de mérite, conseiller au Parlement de Provence, acquiert en 1770 la baronnie de La Mole, aux environs de Saint-Tropez. En 1864, Emmanuel II (1810-1875) est confirmé baron de La Mole par Napoléon III. Musicien de talent, il est également féru de géologie, de botanique et d’entomologie. Il épouse la fille du richissime négociant Salavy, armateur de Marseille dont il a deux fils. L'aîné, Charles, est d’abord inspecteur des Finances. Il épouse Alice de Romanet de Lestrange, originaire d'Ardèche, dont il a cinq enfants. À la mort de son père, Charles et son épouse se retirent dans la propriété de La Mole où il poursuit les traditions naturalistes de sa famille. Charles a une tendresse particulière pour sa fille Marie, qui hérite des dispositions artistiques de la famille. Marie devenue une jolie jeune fille, sa grande tante Gabrielle, comtesse de Tricaud, persuade ses parents de la faire venir à Lyon. Marie quitte la vie pastorale de La Mole pour l’école du Sacré-Cœur de Lyon où elle reçoit l'éducation des jeunes filles de bonne famille, tout en continuant à développer ses talents de peintre. Un jour, sa grande tante lui présente un lointain cousin, Jean de Saint-Exupéry qu'elle épouse le 8 juin 1896, au château de Saint-Maurice. Marie Boyer de Fonscolombe (1875-1972) Mariée à Jean de Saint-Exupéry, Marie demeure à Lyon et mène la vie des jeunes femmes de son époque et de son milieu. En sept ans de mariage, cinq enfants se succèdent : Marie-Madeleine (1897), Simone (1898), Antoine (1900), François (1902), Gabrielle (1903). Au cours de l'été 1904, elle devient subitement veuve et ne se remariera jamais. Les premiers temps de son veuvage, elle réside à la Mole, auprès de ses parents, puis s'installe à Lyon chez Tante Tricaud. Mais elle ne se fixe nulle part et multiplie les séjours chez ses parents, frères et cousins. Dans cette vie nomade un peu difficile, elle suit attentivement l’éducation de ses enfants. Durant la Première guerre, elle crée une infirmerie à la gare d’Ambérieu sous l’égide de la Croix Rouge. À la mort de Tante Tricaud, en 1920, elle hérite du château de Saint-Maurice où elle s’installe. Bien que ses revenus fussent très modestes, elle subvient aux besoins de ses enfants mais doit vendre les terres attenantes au château. Son temps libre, elle peint et en 1922, elle est reçue au Salon d’automne des artistes français. Elle a du talent, des institutions et des particuliers acquièrent ses peintures. À la mort de sa fille Marie-Madelaine en 1927, elle se remet à la disposition de la Croix Rouge qui lui confie une mission dans un village de la Somme, puis en Normandie. Revenue à Saint-Maurice en 1928, elle assiste les plus pauvres à Lyon, soigne les cancéreux avec les Dames du Calvaire. En 1932, elle vend la propriété de Saint-Maurice devenue trop grande et trop lourde à gérer. Elle déménage à Cannes avant d’acheter une maison à Cabris qu’elle nomme Les Fioretti, en hommage à son fils François, où elle passera le reste de sa vie. Lorsque la France entre en guerre, elle est admise comme infirmière bénévole à l’hôpital de Vallauris. Et au moment des bombardements du littoral, elle accueille chez elle, Gabrielle et sa famille. En août 1944, lorsqu’elle apprend la disparition d’Antoine, elle se réfugie dans la prière. Elle écrit des poèmes où elle parle souvent de son fils et s’emploie à faire publier ses écrits posthumes. Elle apporte son témoignage à tous ceux, nombreux, qui s’intéressent à lui. Au début des années 1960, elle perd progressivement la vue avant de s’éteindre en 1972.
Additional Hints
(Decrypt)
N yn ahvg égbvyér, yr znepunaq qr fnoyr cnffr rg yrf zbyqhf geécnffrag